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REFUGIES : des faiblesses dans le système d’asile au Sénégal Spécial

+++ À l’occasion de la Journée Mondiale des Réfugiés, organisée le 20 juin 2016, l’ONG international IRRI (International Refugee Rights Initiative) attire l’attention de l’opinion international sur le système d’asile au Sénégal.

Le représentant régional du Haut Commissariat des Nations unies au Sénégal a qualifié d’exemplaire la situation des réfugiés et des demandeurs d’asile au Sénégal, dans un monde où la quête d’asile est de plus en plus perçue comme une menace pour la sécurité des Etats et l’intégrité des frontières.

‘’De Dakar à Bakel en passant par Thiès, Saint-Louis, Dagana et Podor, des milliers de réfugiés vivent paisiblement depuis plusieurs années, en s’efforçant de retrouver leur dignité et de construire leur avenir et celui de leurs enfants’’, a soutenu Valentin Tapsoba, jeudi, lors de la célébration de la Journée du réfugié, organisée par le HCR au centre aéré de la BCEAO à Yoff.

Pour le représentant régional du HCR, ‘’la générosité ici exprimée est ancrée dans des valeurs humanistes et dans la croyance qu’il ne peut y avoir de niveau de souffrance acceptable’’

Si le représentant du Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (HCR) au Sénégal, Valentin TAPSOBA trouve exemplaire la situation des demandeurs d’asile et des réfugiés dans ce pays, l’IRRI a une autre lecture de la situation.

A travers un communiqué du 20 juin 2016 par Djibril BALDE, point focal Afrique de l’Ouest, cet Ong reconnaît que les demandeurs d’asile et les réfugiés au Sénégal sont confrontés à d’énormes difficultés. Les membres constatent des lacunes dans la procédure de détermination du statut : « La Commission Nationale d’Eligibilité est extrêmement lente dans le traitement des dossiers, laissant certains demandeurs d’asile attendre près de trois ans avant de recevoir une décision,(…) contrairement au délai de six mois en Afrique du Sud »

Ce retard injustifié aggrave la situation des demandeurs d'asile, pourtant déjà vulnérables. Alors que le Sénégal affiche parmi les pays signataires des conventions mondiales ayant trait aux questions des réfugiés, comme la Convention de Genève et les ratifications auprès de l’Union Africaine.

Non seulement que le délai d’octroi de statut est très long, mais il n’y a pas dans le pays de centre d’accueil pour les demandeurs d’asile les plus vulnérables. Pire, le système sénégalais n’a pas prévu une instance pour faire appel en cas de refus de la Commission Nationale d’éligibilité, contrairement au Togo par exemple. Ce pays vient en effet de mettre sur place une commission nationale de recours des demandeurs d’asile.

La situation nous rappelle le cas du blogueur tchadien militant des droits de l’homme Makaila NGUEBLA expulsé de Dakar en 2013, après avoir déposé une demande d’asile au Sénégal depuis… 2005. Et lui de regretter aujourd’hui que les réfugiés sont toujours en quête de protection effective au Sénégal.

Selon le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (HCR), le Sénégal enregistre pour l’année 2015 quelques 14.000 réfugiés et 3.000 de demandeurs d’asile. L’IRR demande ainsi aux autorités sénégalaises de revoir la législation en cours afin de pallier les faiblesses de leur système d’asile.

James RAMAROSAONA

James RAMAROSAONA

Journaliste Indépendant Spécialiste de l'Afrique
Ancien Président de l'Ordre des Journalistes de Madagascar
jramarosaona@hotmail.com
FRANCE

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