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Rwanda: Le service « Rapid SMS » pour le Suivi des femmes enceintes Spécial

  • 23 mai, 2016
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Au Rwanda, un système d’alerte dénommé « Rapid SMS » permettra de sauver des nouveaux nés et de réduire les risques de grossesse. Il vise à améliorer la prise en charge des femmes enceintes et faciliter le suivi médical.

 

Des Hommes et des femmes volontaires sachant au minimum lire et écrire constituent les 45 000  agents de santé communautaires formés et déployés par le gouvernement dans les profondeurs du Rwanda afin d’enregistrer toutes les femmes enceintes à cette base de données.

Mis en place en 2009 avec le soutien de l’Unicef, le déploiement de ce système depuis 2012 a permis de créer une Base de données importante de femmes enceintes. Lors de l’enregistrement, les informations recueillis sont par exemple l’identité de la personne, la confirmation de la grossesse par un centre de Santé, le statut Primipare ou pas, etc. Outre ces informations un code peut être enregistré : P.R.E pour dire que sa grossesse a été confirmée par un centre de santé et N.P pour « No Problem ».

L’enregistrement ne prend que quelque secondes et se fait vi de simples téléphones portables. Une fois l’enregistrement effectué, le logiciel génère automatiquement une date pour la prochaine consultation prénatale de la patiente. Juste avant ce rendez-vous, un message de rappel sera envoyé sur le portable de  l’agent de santé communautaire, qui se chargera alors de contacter l'intéressée. De plus, en cas de problèmes survenant pendant la grossesse, l’agent de santé communautaire pourra prévenir d’urgence le Centre de santé le plus proche via un sms dit « d’alerte rouge ».

Prise en charge des Grossesses à Risques

Ce programme permet également de faciliter le suivi et la prise en charge des grossesses à Risque.Grâce à sa base de données, il est possible « trouver le nom des femmes qui ont des grossesses à risque, par exemple celles qui ont fait des fausses couches à répétition ou qui ont déjà subi une chirurgie gynécologique », précise François Hakizimana, en charge de la santé communautaire au centre médical de Murambi, non loin de Nyarukombe.

Impact du programme

Bien qu’il soit difficile à l’heure actuelle d’évaluer l’impact de ce programme, on peut noter que le taux de mortalité infantile est passé de 4,7% en 2009 à 3% en 2015 au Rwanda. Par ailleurs, le taux de mortalité maternelle a également diminué de 30% depuis le lancement de ce programme.Afrique Progrès Magazine

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