All for Joomla All for Webmasters
 

Gabon: Ali Bongo manipule t’il le conseil supérieur de Magistrature ? Spécial

  • 20 mai, 2016
  • Écrit par 
  • Publié dans SOCIETE
  • Lu 1358 fois
  • Évaluer cet élément
    (0 Votes)

Les Magistrats de Libreville ont grevé ce Jeudi 19 Mai pour manifester leur mécontentement suite aux récentes nominations du conseil supérieur de la Magistrature dont Ali Bongo assure la tête. La principale nomination qui fait problème est celle de Sidonie Ouwe Flore Itsiembou.

 

Les dernières nominations effectuées au cours de la session du Conseil supérieur de la magistrature le 10 mai dernier ne font pas l’unanimité au sein de l’appareil Judiciaire Gabonais. Sidonie Flore Ouwé, Nancy  EngadzasEbang Ondo Eyi, Anouchka Mabamba Mboumba et Michel Moudouma Moudouma, Respectivement nommé premier président de la Cour d’appel judiciaire, présidents de chambre à la Cour d’appel judiciaire, conseiller et chargé d’étude ont suscité de profondes contestations.

Ce Jeudi, le Palais de Justice était fermé et tous les détenus attendant leur jugement ont simplement été reconduits à leurs cellules. Le Syndicat national des magistrats gabonais (Synamag) à travers cette grève appelle à l’annulation des mesures individuelles adoptées lors du dernier Conseil supérieur de la magistrature. Pour Nguema Ella, ces nominations apparaissent comme « un coup mortel à l’exemplarité et la dignité des magistrats (…) mais aussi et surtout à l’honorabilité à laquelle renvoient ces différentes fonctions », a souligné Germain Nguema Ella.

Pour le syndicat, Ali Bongo a violé non seulement loi n° 12/94 portant statut des magistrats, mais aussi les fondamentaux de la profession. En effet, des magistrats moins gradés ont été promus pour diriger des magistrats hors hiérarchie. « C'est une violation de la loi, une immixtion dans le fonctionnement de la justice », ont-ils scandés.

En somme le Syndicat réclame l’indépendance politique du Conseil supérieur de Magistrature. Pour Stanislas Koumba, secrétaire général du  Syndicat, cela passe simplement par la révision de la constitution qui devrait entrainer le retrait d’Ali Bongo de la présidence du Conseil supérieur de la magistrature afin que ce conseil soit dirigé par les Présidents des Hautes cours.

Le Gouvernement de son côté a fait savoir sa disposition à examiner ces revendications. Le porte-parole du gouvernement, Alain Claude Bilie By Nze a déclaré suite à ces mouvements de grève : « Ce n’est pas parce que le président de la République préside le Conseil supérieur de la magistrature que la justice n’est pas indépendante. Elle est, de par les textes. Donc, il faut mieux articuler les choses et voir quelle révision de la Constitution on peut apporter, pour que cette revendication soit satisfaite, tout en préservant l’équilibre des pouvoirs et l’indépendance de la justice »

Le Syndicat croit que l'indépendance devrait passer aussi par l'annulation des récentes nominations qui sont "une Violation" de la profession.Afrique Progrès Magazine

Éléments similaires (par tag)

Laissez un commentaire

Archives

« Septembre 2017 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30