All for Joomla All for Webmasters
 
Marie-Thérèse KEITA BOCOUM Marie-Thérèse KEITA BOCOUM

CENTRAFRIQUE : les droits de l’homme après les élections Spécial

+++ C’est officiel depuis le 1er mars 2016, lors de la publication de la Cour Constitutionnelle des résultats du second tour des présidentielles. Faustin –Archange TOUADERA est le nouveau président de la Centrafrique (RCA) avec 693.864 voix (62,69%) contre 412.881 (37,31%) pour Anicet-Georges DOLOGUELE.

Une nouvelle ère s’ouvre pour la RCA après cette élection reconnue et saluée par l’opinion internationale, dont le secrétaire général de l’ONU, l’Union Africaine, l’Organisation Internationale de la Francophonie, la France avec son opération militaire « Sangaris » dans la région. Pour Michaëlle JEAN, SG de l’OIF cette « élection historique (…) symbolise la profonde aspiration des filles et fils de la RCA à vivre dans une société en paix, pleinement tournée vers la reconstruction politique et démocratique ainsi que la prospérité économique et sociale ».

Dans la même foulée, l’Experte indépendante sur les droits de l’homme en RCA, Marie-Thérèse Keita BOCOUM s’empresse de séjourner dans le pays, dès l’annonce officielle des résultats. Elle se trouve en RCA du 1 er jusqu’au 10 mars 2016.

Nommée par le Conseil des Droits de l’homme de l’ONU en janvier 2014, cette Ivoirienne a déjà visité à plusieurs reprises BUJUMBURA et autres villes de RCA pour cerner les questions des droits de l’homme. RCA étant un pays en état d’urgence depuis des années, avec entre autres 2, 4 millions d’enfants affectés par la crise et 460.000 Centrafricains réfugiés dans d’autres pays.

En clair, durant cette mission elle évaluera la situation des droits humains en RCA au lendemain du deuxième tour des présidentielles, qui sert des préliminaires de sa conclusion à présenter devant le Conseil des Droits de l’homme, le 21 mars 2016.

Dans ce sens, Marie-Thérèse Keita BOCOUM saisit les nouveaux dirigeants, en vue de mettre en œuvre les principaux engagements pris lors du Forum national de BANGUI, et encourage les acteurs politiques et responsables de la société civile sur le cheminement vers la reprise de l’Etat de droit.

L’Experte ne manquera pas, auprès des responsables de la MINUSCA et des Ambassadeurs des pays concernés par les violences sexuelles contre les enfants et femmes, « d’exiger de sanctions et de jugements pour les présumés Casques bleus coupables ». Elle visitera aussi des prisons centrafricaines pour mieux connaître l’évolution de condition carcérale.

James RAMAROSAONA
(Paris, 02/03/2016)

James RAMAROSAONA

Journaliste Indépendant Spécialiste de l'Afrique
Ancien Président de l'Ordre des Journalistes de Madagascar
jramarosaona@hotmail.com
FRANCE

Éléments similaires (par tag)

Laissez un commentaire