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Kizza Besigye , au centre, est arrêté par la police après avoir tenté de protester avec ses partisans le long d'une rue dans le centre de Kampala, Ouganda, 15 février 2016. Kizza Besigye , au centre, est arrêté par la police après avoir tenté de protester avec ses partisans le long d'une rue dans le centre de Kampala, Ouganda, 15 février 2016.

Ouganda : altercations et mort entre policiers et militants à trois jours de la présidentielle Spécial

Alors que Kizza Besigye, principal opposant au président sortant Yoweri Museveni à la présidentielle du 18 février prochain battait campagne dans les rues de la capitale ougandaise, les heurts entre militants et forces de l’ordre ont éclaté, faisant un bilan d’un mort son la police et trois selon les figures de l’opposition.

Président depuis 1986, Yoweri Museveni est comme sept autres candidats à la course pour un nouveau mandat à la tête de l’Ouganda. Le chef d’Etat sortant a semblé pour sa part démocrate en se prêtant au débat télévisé organisé le 13 février dernier. Sauf que les forces de l’ordre du pays, elles semblent très rigides vis-à-vis de certains candidats à cette présidentielle du 18 février prochain. Ce lundi la police s’est heurtée aux militants dans les rues de la capitale.

Les heurts ont éclaté alors que Kizza Besigye, l'un des principaux candidats de l'opposition ougandaise battait campagne dans les rues de Kampala. Ils auraient fait un mort selon le porte-parole de la police de Kampala. Patrick Onyango affirme que « La police peut confirmer qu’une personne est morte pendant la confusion aujourd’hui ». Mais pour les figures de l’opposition, ce bilan est faux. Pour ces derniers, ce sont trois personnes qui ont été tuées au cours des altercations.

Si l’on s’en tient aux déclarations de Fred Enanga, un autre porte-parole de la police, « Kizza Besigye et ses partisans ont défié les directives de la police concernant la manière dont ils sont autorisés à se déplacer en ville. Cela a contraint la police à utiliser le minimum de force pour maîtriser une foule belliqueuse ». De ce point de vue la responsabilité de ces altercations se voit rejetée par la police. Sauf que les militants qui plaident la liberté de tenir leur meeting là où ils le souhaitent affirment que « Le FDC avait initialement l’intention de tenir lundi une réunion électorale dans un stade de football. Mais la police nous a bloqués. Cela ne nous a pas laissé d’autre choix que de nous adresser aux électeurs dans les rues ».

L’opposition dénonce aussi un usage quasi excessif des gaz lacrymogènes. Sympathisant du Forum pour le changement démocratique (FDC) Swaibu Mugalu, 32 ans, déclare qu’« Il y avait énormément de gaz lacrymogène », ajoutant que cela visait tout simplement à interdire la tenue du meeting de son candidat.

Par ailleurs le candidat, Kizza Besigye, a été amené dans un poste de police avant d’être relâché quelques temps après. Ce serait la 40e fois que le candidat est traîné au bureau de police depuis l’année 2000 d’après ses propres déclarations. AFPmag

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