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Le président sud-africain Jacob Zuma Le président sud-africain Jacob Zuma

Scandale Nkandla: Jacob Zuma au cœur de la tourmente Spécial

Pour Jacob Zuma, président de la République sud-africaine, cette journée du 9 février est inédite. En effet la cour constitutionnelle doit se prononcer sur le scandale d’utilisation des fonds de l’Etat dans les travaux de rénovation de sa résidence privée. Le chef d’Etat qui n’a jamais consenti à payer le moindre sou pour ces travaux, pourrait revoir sa position au terme de ce procès historique, fin d’un marathon judiciaire entre son parti politique, l’ANC, et les partis d’opposition ligués autour de cette affaire.

Alors que la cour constitutionnelle se penche sur le scandale Nkandla, affaire des 15 millions d’euros de fonds publics utilisés dans les travaux de rénovation de la résidence privée de Jacob Zuma, le président sud-africain pourrait bien revoir sa position. Opposé depuis toujours au paiement d’une partie des fonds dépensés dans ces travaux qui ont permis entre autres la construction d’une piscine, d’un amphithéâtre, d’un poulailler, le chef d’Etat sud-africain a toujours plaidé n’avoir pas été au courant de ces travaux.

Selon les sources policières, le ministre de la police en tête, ces travaux visaient l’amélioration de la sécurité du cadre de vie présidentiel. Dans ce cadre d’ailleurs le ministre de la police soutien le fait que la piscine ait été voulue comme un bassin de rétention d’eau en cas d’incendie. L’excuse en tout cas n’a pas suffi pour convaincre l’opposition à l’origine de cette plainte.

Jacob Zuma condamné une première fois

Alors que la justice avait été sollicitée depuis plusieurs années par l’opposition au sujet de cette affaire, la médiatrice de la république, chargée de veiller sur l’usage des fonds publics, avait conclu qu’il y a eu abus de fonds publics. La décision à l’époque invitait le chef d’Etat à rembourser une partie des frais engagés dans ces travaux de rénovation, en vain. On se souvient même que le gouvernement avait moqué les propos de la médiatrice au prétexte que ce sont de simples recommandations.

Mais la décision de la cour constitutionnelle, dernier recours dans la justice sud-africaine, est opposable au chef d’Etat. Quoique le verdict ne puisse pas être rendu au courant de la journée, Jacob Zuma aurait fait volte-face dans un communiqué de la présidence de la république. Le chef d’Etat aurait demandé à trouver un compromis avec les plaignants. Michael Hulley, conseiller juridique du président de la république est revenu sur les propos du chef d’Etat reconnaissant que « le président a dit qu'il ne rembourserait pas l'argent, mais il a expliqué pourquoi. Ajoutant que, Premièrement parce que personne, ni la médiatrice ni qui que ce soit d'autre, n'a spécifié quelle somme il devait rembourser. Deuxièmement, il a également dit que ce n'est pas à lui de déterminer le prix des travaux liés à sa sécurité ».

Sauf que l’affaire est loin de s’arrêter là. David Lewis, directeur de Corruption Watch avance pour sa part que « Notre argumentation ne porte pas sur Nkandla, mais plutôt sur l'interprétation que fait la Constitution des pouvoirs de la médiatrice de la République. Si la Cour décide que les conclusions de cette médiatrice doivent être appliquées à la lettre, le gouvernement va devoir non seulement rembourser l'argent dans le cadre de Nkandla, mais va également devoir respecter toutes ses décisions dans d'autres affaires. »

A quelques mois des élections locales sud-africaines, Jacob Zuma place l’ANC dans une position plutôt inconfortable. C’est toute la vie politique du pays qui est touchée par cette affaire. AFPmag.

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