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Roch Marc Christian Kaboré, au QG de son parti, le 1er décembre 2015, après l'annonce de sa victoire à l'élection présidentielle au Burkina Faso. Roch Marc Christian Kaboré, au QG de son parti, le 1er décembre 2015, après l'annonce de sa victoire à l'élection présidentielle au Burkina Faso.

Burkina : Roch Kaboré élu président avec 53,49 % Spécial

Une fois de plus les pronostics ont eu raison. Donné pour vainqueur de la présidentielle burkinabé depuis les premières heures de la campagne électorale, Roch Marc Christian Kaboré, a remporté à 53,49% devant un certain Zéphyrin Diabré, l’autre grand favori de cette élection. Le résultat est sans appel, l’ancien ministre de Blaise Compaoré, devient donc chef d’Etat après une année transitoire fortement trouble.

Il était une heure du matin ce mardi 1er décembre 2015, lorsque la Céni burkinabé s’est prononcée définitivement sur les résultats de la présidentielle du 29 novembre dernier. Roch Marc Kaboré s’impose donc sur un score de 53,49% face à son principal rival, Zéphyrin Diabré, 29,65% des voix.

Aucune contestation de score n’a été faite, un fait qui dénote une fois de plus la maturité démocratique du peuple burkinabé. D’ailleurs le seul qui aurait pu mener un mouvement de contestation valable de cette élection, eu égard à son résultat quelque part important, Zéphyrin Diabré, a été le premier à saluer la victoire du candidat du mouvement du peuple pour le progrès (MPP). « J’ai tenu à adresser de vive voix à M. Roch Marc Christian Kaboré toutes mes félicitations, puisque tout indique qu’il sera le nouveau président du Faso » a déclaré ce dernier devant les journalistes vers le courant de minuit, soit une heure avant le prononcé des résultats par la Ceni.

Le candidat de l’union du peuple pour le changement (UPC) affirmait au final qu’« Il n’y a pas de contestation à ce scrutin ». La validation de ces résultats par le conseil constitutionnel reste ainsi une condition liée à la forme, pour l’officialisation des résultats de cette élection à laquelle 5,5 millions de personnes ont participé, un taux jamais observé dans le pays.

De très faibles résultats pour les autres candidats

On s’attendait certes à un deuxième tour pour cette élection où 14 candidats étaient en lice, l’idée d’une majorité dès le premier tour restait de l’ordre de l’utopie. Mais rien d’anormal avec des résultats comme 0,26% pour Françoise Toe, 0,49% pour Salvador Maurice Yameogo, candidat du RDF, 0,68% pour Ram Ouedraogo, candidat du RDEBF ou 3,09% pour Tahirou Barry, candidat du Paren et troisième sur la liste définitive après Zéphyrin Diabré.

Fin d’une année transitoire mouvementée

Après une trentaine d’années de règne de personnes arrivées au pouvoir suite à des coups de force, le Burkina reprend ainsi le chemin de la démocratie dans une ambiance plutôt bon enfant. On se souviendra toutefois de cette année transitoire qui s’achève. Commencé le 21 novembre 2014, elle aura été mouvementée avec des soubresauts incessants, induits par le régiment de sécurité présidentielle (RSP), une unité d’élite montée par Blaise Compaoré pour sa garde personnelle et qui plus tard refusait son démantèlement, devenant ainsi une pierre d’achoppement pour l’exécutif national burkinabé. AFPmag

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