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Burkina : les résultats de l’autopsie du corps de Sankara restent indisponibles Spécial

Alors que les familles des treize victimes du coup d’Etat du 15 octobre 1987 attendaient ce mardi les explications autour de la mort de Thomas Sankara, le juge militaire en charge de cette affaire les a renvoyées pour cause d’indisponibilité des résultats de l’autopsie pratiquée sur 13 corps exhumés en mai dernier.

En mai dernier, 13 corps supposés être ceux de Thomas Sankara et de douze de ses compagnons ont été exhumés pour les besoins d’enquête. Conduite par une équipe de trois experts donc le Professeur Alain Miras, un médecin légiste français expert près la cour d’appel de Bordeaux, l’autopsie menée il y a quelques mois n’a pas encore livré ses conclusions.

Aucune avancée significative des enquêtes

Réunies ce mardi 13 octobre autour du juge militaire en charge de cette affaire, les familles des victimes sont reparties sans aucune conclusion. Me Bénéwendé Sankara a dû reconnaître à la fin de la rencontre qu’il « n’en sait guère plus » que les autres burkinabés. Comble de malheur, le juge les a renvoyés sans préciser la date de la proclamation des résultats de ces tests ADN. Candidat à la présidence et ami de la famille Sankara Me Sankara avance que « Le juge nous a dit que ces résultats arriveraient dans les prochains jours ».

Le témoignage très populaire au Burkina, d’un certain Alouna Traoré, témoin de la tuerie qui a coûté la vie à Thomas Sankara ainsi qu’au douze autres, reste donc la seule version de l’assassinat de l’ancien chef d’Etat. M. Traoré a toujours affirmé que les treize ont été tués par des balles de kalachnikovs et de pistolets automatiques et que le corps présumé être celui de Sankara porte les traces d’une dizaines d’impacts, à la poitrine, aux bras, aux jambes.

Huit personnes inculpées, un fugitif

Nonobstant le manque des résultats des tests ADN, le juge a inculpé huit militaires dans le cadre de cette affaire. Les prévenus ont tous participé au coup d’Etat qui a renversé le régime Sankara le 15 octobre 1987. Parmi eux, le docteur Diébré Alidou, l’auteur du fameux certificat médical concluant à une « mort naturelle » de Sankara. Mais alors que la junte militaire venait de prendre le pouvoir, le docteur n’avait-il pas été forcé de rédiger le certificat médical ?

Dans le viseur de la justice, le général Gilbert Diendéré, ancien bras droit de Blaise Compaoré à l’époque du coup de force et Hyacinthe Kafando, ex-commandant de la force qui a éliminé le capitaine Sankara. Ce dernier contre qui un mandat d’arrêt a été émis, est en fuite. AFPmag

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