All for Joomla All for Webmasters
 
Les soldats loyalistes et un officier du RSP signent un accord d'apaisement, mardi le 22 septembre 2015, chez le Mogho Naba (au centre en tenue civile). Les soldats loyalistes et un officier du RSP signent un accord d'apaisement, mardi le 22 septembre 2015, chez le Mogho Naba (au centre en tenue civile).

Burkina Faso : signature d’un accord d’apaisement entre le RSP et l’armée loyaliste Spécial

Ce mardi 22 septembre, à 22 heures (heure locale) le Mogho Naba a obtenu une baisse des tensions entre le RSP et les forces armées loyalistes. Au palais du roi des Mossis, les officiers des deux corps ont procédé à la signature d’un accord d’apaisement qui oblige le RSP à se cantonner dans ses casernes tandis que les forces loyalistes vont reculer de 50 km autour de la capitale.

Campée dans la périphérie de Ouagadougou et positionnée dans la capitale, l’armée loyaliste était sur un pied de guerre face au régiment de sécurité présidentielle qui se disait prêt à répliquer en cas d’agression. Suite à la signature d’un accord d’apaisement entre Abdoulaziz Korogho, chef de corps par intérim du RSP et quatre officiers des forces loyalistes, envoyés par l’Etat-major, devant le Mogho Naba, roi des Mossis, le RSP devrait quitter ses positions dans la capitale pour rejoindre ses casernes. Les forces loyalistes vont quant à elle reculer de 50 km autour de la capitale.

Finalement il n’a plus été question du désarmement du RSP, mais les deux corps vont procéder à un inventaire de leur arsenal militaire durant les trois prochains jours, question de s’assurer que les armes ne sont pas sorties des camps. En tout cas la confrontation a été évitée et cela quoique le général Diendéré affirme que les tirs d’assaillants non identifiés ont fait un mort dans ses rangs et un blessé.

Une heure avant la signature de l’accord, le général putschiste Gilbert Diendéré, avait annoncé la remise en « selle » de Michel Kafando. Le président de la transition devrait reprendre les rennes ce mercredi 23 septembre à l’arrivée de la délégation des chefs d’Etat de la Cedeao. La crise est pour autant finie ? Certainement pas ! Puisque la mission de médiation à laquelle se sont ajoutés deux chefs d’Etat, entend obtenir la dissolution et le désarmement du RSP.

Les doutes persistent quant à la réussite de cette mission de médiation qui porte des exigences dérangeantes pour le RSP. Désarmement, dissolution, non amnistie pour la dizaine de morts enregistrée au cours des jours qui ont suivi le coup d’Etat, voici autant de positions qu’il faudra terrasser avant de s’assurer que la crise est bel et bien finie. Mais le général Diendéré est-il prêt à trouver un terrain d’entente sur ces questions qui pénalisent ses troupes et lui y compris ? AFPmag

Éléments similaires (par tag)

Laissez un commentaire