All for Joomla All for Webmasters
 

Guinée : les conditions à respecter pour le maintien de la paix après le 11 octobre prochain Spécial

En Guinée où le pouvoir et l’opposition ont signé l’accord pour des élections apaisées le 11 octobre prochain, la prochaine étape consiste désormais à mettre sur pied un cadre permettant la mise en oeuvre de l’accord. Outre mesure l’opposition promet de sortir dans les rues.

Pour Mohamed Ibn Chambas, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Afrique de l’Ouest, Mohamed Solia Sokona, délégué de l’OIF, et Cheik Sako, ministre guinéen de la Justice et président du cadre de dialogue politique, la signature de l’accord par l’opposition et le pouvoir guinéen ce jeudi 20 août à 21 GMT, est une véritable récompense après deux longs mois de négociations.

Désormais il s’agit de mettre en place le cadre adéquat pour une mise en œuvre de l’accord, ce qui présente d’énormes difficultés au vue des clauses de l’accord qui mentionnent la recomposition des communes rurales et urbaines, la réforme de la Céni et l’assainissement du fichier électoral.

Une mise en place en cours.

Au cours de la rencontre du lundi 17 août 2015, l’opposant Sidya Touré, leader de l’Union des forces républicaines (UFR), a obtenu du régime en place la recomposition d’au moins 128 communes sur les 342 que compte le pays, soit 90 communes urbaines et 38 rurales. La recomposition se fera sur la base des résultats obtenus par chaque parti au cours de l’élection législatives du 28 septembre 2013. Il est clair que certains représentants communaux vont quitter leur poste au courant des jours qui viennent pour laisser la place à de nouveaux arrivants, ce qui pourrait impacter sur le travail communal. Mais il était temps de remplacer les 28 délégations spéciales composées par Alpha Condé et les élus locaux dont les mandats ont expiré depuis 2010.

Concernant la Ceni, le texte prévoit que sa recomposition ne sera pas paritaire. Mais l’opposition pourra nommer deux commissaires en remplacement de Dr Ibrahima Diallo, ex-directeur adjoint du département formation et accréditation, décédé le 23 juillet dernier et Yaya Kane, ex-directeur des opération de l’institution, décédé quant à lui le 4 mai 2015.

Assainissement du fichier électoral

Pour les signataires de l’accord de ce jeudi 20 août, l’urgence d’assainir le fichier électoral s’impose. Dans ce sens les différents leaders de l’opposition, la société civile, les experts internationaux et les autres mouvances politiques, devront se constituer en comité pour déceler et corriger les imperfections qui pourraient entacher le fichier.

La règle du tout ou rien

La survivance du calme au lendemain de l’élection d’octobre prochain reste liée au respect de l’ensemble des clauses définies dans l’accord. Cellou Dalein Diallo, le Chef de file de l’opposition et président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a mis en garde le pouvoir à ce sujet, affirmant que « Nous avons fait des concessions dans l’espoir que les engagements seront cette fois-ci appliqués par le gouvernement et la Ceni. Seul l’avenir nous dira si on a eu raison ou non ».

De son côté le gouvernement a promis de lancer la mise en œuvre de l’accord dès ce vendredi. Cheik Sako, le ministre guinéen de la Justice et président du cadre de dialogue politique confie pour sa part que « C’est une avancée pour la démocratie et l’Etat de droit. Dès demain matin, le gouvernement va mettre en application l’accord ». AFPmag

Éléments similaires (par tag)

Laissez un commentaire

Archives

« Décembre 2017 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31