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Ils auraient bien voulu s’entendre sur les futures réductions de gaz à effet de serre, mais les uns voulaient moins de rigueur, les autres que l’on considère leurs efforts à réduire leur rejet, bref les avis étaient divergent au point que les 195 pays attablés pour cette négociation à Lima, se sont contentés d’une résolution à minima, dans le temps additionnel de cette conférence.

 

C’est ce dimanche 14 décembre que la rencontre autour des changements climatiques a pris finalement fin, à Lima. Les 195 pays attablés autour de la question climatique se sont gardés de faire de véritables concessions. La Chine et les autres puissances émergentes voulaient moins de rigueur dans le processus de réduction de gaz à effet de serre tandis que les européens et les américains présentaient leurs efforts à diminuer leur rejet. La conséquence, un accord à minima au lieu d’un engagement fort contre la montée quasi-annuelle des températures.

 

Prévue pour finir le 12, les débats ont dû être prolongés de plus de trente heures dans l’optique de trouver un accord. Pourtant au sortir de Lima, ils n’ont pas pu convenir sur les contributions financières des uns et des autres et le texte qu’ils se proposent de respecter à partir de l’année 2015 reste un projet de texte, et donc point opposable de droit. Même si Manuel PulgarVidal, le ministre péruvien de l’environnement s’est félicité de ce texte, toutefois, celui-ci ne constitue qu’un écrit préalable que la conférence de Paris, annoncée pour l’année prochaine, pourra confirmer.

 

En l’etat actuel des choses, on voit mal les pays en voie de développement (Chine, Inde) freiner sensiblement le train de la croissance ou ceux industrialisés, consentir à de véritables engagements pour une réduction de 40-70% de leur rejet d’ici à 2050. Leurs avis restent partagés sur le procédé qui permettra d’aboutir à des résultats d’ici à quelques décennies. Mais le malheur est que, pendant qu’ils se livrent à ce jeu d’intérêt, le monde poursuit sa dégradation et les générations d’hommes après nous, sont davantage exposées au feu du plus chaud soleil.  AFPmag

 

Avec les « agressions » de la Géorgie en août 2008 et de l’Ukraine en août dernier,  la Russie a creusé un grand écart dans les relations internationales. En réplique, la chambre des représentants aux USA a adopté le 4 décembre 2014 la résolution 758, laquelle condamne les actions de Vladimir Poutine et invite Barack Obama a apporté tout le soutien militaire nécessaire à la nation Ukrainienne.

 

S’ils avaient eu le choix, probablement les élus de la chambre des représentants n’auraient pas adopté la résolution 758 le 4 décembre dernier. Cette résolution « condamne avec force les actions de la Fédération Russe, sous la présidence de Vladimir Poutine, pour avoir opéré une politique d’agression visant à la domination politique et économique de pays voisins ». Les représentants américains ont appelé de ce fait l’administration de Barack Obama a apporté, armes, entraînements et renseignements aux Ukrainiens en vue de résister fermement aux attaques de « l’agresseur » russe.

 

Cette position Américaine, vise aujourd’hui à infléchir l’ordre naturel des choses, qui fait des petits états la proie des plus importants. La situation Ukrainienne a provoqué de vives réactions dans tout le monde occidental, et les récentes résolutions de l’union européenne, des nations unies ou celles de Washington, ont scellé le divorce avec la Russie. Pourtant de son côté le gouvernement russe parait se méprendre de toutes ces résolutions. En septembre dernier, la Russie refusait toute légitimité aux sanctions de Washington. « Je ne vois aucune logique dans les actions de l'administration des États-Unis. Sauf, peut-être, le désir de rattraper ses propres échecs dans certaines régions, y compris en ce qui concerne l'Ukraine», déclarait Riabkov, le ministre russe des affaires étrangères.

Cette rigueur vis-à-vis de Moscou, semble dictée par des nécessités stratégiques. Elle porte à croire que l’Ukraine est une zone tampon qu’il est interdit de franchir pour que le monde continue dans sa simulacre paix. C’est en tout cas ce qui ressort aujourd’hui de la décision des représentants, lesquels ont demandé qu’on revoie dans les brefs délais « l’état de préparation des forces armées USA et Otan » et invité tous les pays de l’Otan a apporter 2% de leur produit intérieur brut désormais. Pour rappel l’Ukraine ne fait pas parti des Etats partie au traité de l’Otan.

 

La crise Ukrainienne n’est pas un acte fortuit. Elle survient au moment que les USA  sont en train de moderniser leur stock d’armes nucléaires en Europe, un fait qui, dans le cadre d’une analyse restrictive peut être taxé de non-respect des accords d’élimination des armes nucléaires de 1991. Alors que la dégradation des relations des géants du monde est suffisamment avancée, un rendez-vous est organisé entre russes et américains à Moscou dans les prochains jours. Or ce rendez-vous, l’ultime peut-être, ne servira à rien si Vladimir Poutine continue de penser que la résolution 758 est « une politique de dissuasion » et que le sénat américain se résout à confirmer le texte de loi. AFPmag

 

Alors que de graves manifestations secouent l’Amérique depuis quelques semaines à la suite du refus d’inculper l’assassin de Michael Brown, l’adolescent noir de dix-huit ans tué par six balles le 9 août dernier, Barack Obama qui avait tenu jusque-là un propos nuancé s’est décidé finalement à condamner ces actes dans une interview accordée mardi dernier à la chaine Black Entertainement Television.

Barack Obama s’est décidé finalement à rejoindre sa communauté, si non dans les rues pauvres de Harleem, Virginia et autres cités américaines où elle continue de subir les affres d’une haine raciale « enracinée », mais sur le plateau de la chaine Black EntertainementTelevision. Le chef d’Etat américain s’est voulu plus clair que depuis le retour des émeutes à Fergusson et dans quelques autres villes américaines. « Nous ne voulons pas simplement que le jeune homme parfait soit traité correctement, nous voulons aussi que les jeunes gens qui ont peut-être fait des erreurs… Nous voulons que l’on ait pour eux le même bénéfice du doute que pour tous les autres. Je veux que mes petits-fils soient traités comme tous les autres petits-fils. ». Cette déclaration du chef d’Etat qui rompt aujourd’hui avec la tacite complicité des autorités républicaines a suffi pour le restaurer dans l’estime de la communauté afro-américaine, sa famille.

On se souvient que le 9 août 2014, Michael Brown, un adolescent noir de 18 ans avait été abattu de six balles par un certain Darren Wilson, flic de qui aucun reproche n’était formulé jusqu’alors semble-t-il. La version des faits du meurtre de l’adolescent est restée très controversée jusqu’à ce jour. Certains témoins attestent qu’il avait été abattu tandis qu’il avait les mains en évidence. Une version que les flics qui arguent la légitime défense, contestent. Mais en admettant le cas de légitime défense, six balles pour se défendre d’un homme de dix-huit ans paraissent démesurément exagérées. Cette mort avait levé un vent de colère, et les manifestations avaient embrasé quelques cités américaines. Par la suite un calme précaire était revenu dans le pays, ce calme que la décision d’innocenter le criminel de Michael Brown a mis un terme le 24 novembre dernier. Ce jour, Robert McCulloch, procureur du comté de Saint Louis, au cours d’une conférence de presse avait déclaré aux journalistes que « Le devoir d'un grand jury est de séparer les faits de la fiction (...). Nous ne retiendrons aucune charge criminelle contre Darren Wilson ». Depuis lors les manifestants ont renoué avec la rue pour faire entendre cette voix, qui a apporté souvent des changements que cent années d’une négociation citoyenne n’apporteraient.

Avec le propos de Barack Obama d’aujourd’hui, le calme est-il prêt à revenir ? Rien ne le présage. Mais le fait de rejoindre son peuple dans son combat pour une justice humaine et point raciale est suffisant pour calmerpeut-être la juste colère de ces manifestants qui, pleurant Michael Brown, essayent aujourd’hui de prévenir des incidents du genre. Il a fallu du temps quand même. Onesiphore Nembe. AFPmag

 

 

Comme pour combler l’inquiétude des puissances occidentales, la Russie a fait un pas de plus dans l’ultranationalisme hier 4 décembre 2014 avec le discours de Vladimir Poutine prononcé à l’occasion de son passage annuel devant les parlementaires du pays. Mais l’idée d’un retour de la guerre froide est aussi précoce que fausse.

 

A l’occasion de son discours annuel devant les parlementaires russes, Vladimir Poutine n’a pas dérogé à sa règle de jeu, accuser les occidentaux d’être à l’origine des mésententes qui minent les relations des grandes puissances et consolider le tissu social russe autour de sa personne. L’homme a appelé son peuple à serrer la ceinture pour la rude traversée du désert qui s’annonce. En effet l’économie russe est au plus bas et un arsenal de mesures sont en train d’être prises en vue de remettre le pays sur le voie de la croissance et de parvenir dans quatre années à la plus grande croissance mondiale, ce rêve que poutine reste seul à faire.

 

Pour ce discours le chef d’Etat Russe évoque l’importance historique de la Crimée et arrive, contre toute attente, à justifier la position russe. S’il s’est gardé de reconnaître l’ingérence de son pays dans les affaires d’un autre Etat, en l’occurrence l’Ukraine, néanmoins, il voit aujourd’hui dans cette région de la Crimée arrachée manu-militari à Kiev au début du mois de mars de cette année 2014, un sol fertile pour l’agriculture et un univers propice pour le développement d’une industrie touristique florissante.

 

Les relations Russo-européenne sont aujourd’hui ébranlées, et de nombreux actes ces derniers mois prouvent que la rupture a été consommée des deux côtés. D’ailleurs dans son discours Poutine revient sur les sanctions européennes en ces termes " Les prétendues sanctions et restrictions imposées de l'extérieur sont une incitation à progresser plus vite et de manière plus efficace vers les objectifs assignés ". C’est dire que ces sanctions sont loin d’affecter le pays et qu’elles sont aujourd’hui un mobile pour la Russie, afin de se transcender. Comme pour doper son pays et l’amener à poursuivre dans son enlisement, Poutine avance que " Nous sommes prêts à relever n'importe quel défi de l'heure et à vaincre ", une façon de prévenir contre toute attaque extérieure. Cette technique d’attaque préventive, vieille comme le monde, aura porté en tout cas ses fruits au point que certains analystes prévoient le pire. Toutefois, ces positions, ajoutées à la fermeture du marché russe à l’union européenne depuis août dernier, excepté la Suisse, ont relancé le vieux débat de la guerre froide. Mais l’isolement de la Russie peut-elle aujourd’hui provoquer un retour de la fameuse guerre froide ?

 

Pour Jean-Sylvestre Mongrenier, docteur en géopolitique, professeur agrégé d'Histoire-Géographie et chercheur à l'Institut français de géopolitique, Vladimir Poutine est dans une logique de « confrontation ». Son propos, poursuit le spécialiste au micro de nos confrères derfi, s’adresse à l’union Européenne et aux Etats-Unis. En admettant que ce dernier soit dans la logique de la confrontation comme le suppose le spécialiste, il apparait que la Russie n’a pas aujourd’hui les moyens de sa politique. Son économie est chancelante et les prévisions budgétaires seront revues à la baisse avec le cours du baril de brut qui s’est effondré ces derniers temps. Au lieu de 100 dollars comme prévu, le baril de brut est à 60 dollars. Et puis ces derniers temps le retrait d’importants capitaux de l’univers financier russe a fragilisé l’économie au point que le Rouble est en passe de connaître une chute.  On est donc loin d’un scénario de retour à la guerre froide. Et cela même lorsque le président russe déclare "Nous serons souverains ou nous nous dissoudrons".

 

Ne perdons pas aussi de vue le fait que le monde a connu de profonds changements ces dernières décennies, au point qu’aujourd’hui les puissances émergentes, en l’occurrence la Chine, l’inde, le Brésil, le Mexique, l’Argentine et bien d’autres, ont leur mot à dire dans les crises internationales. Donc on ne sera résolument dans cette phase de guerre froide que lorsque ces puissances émergentes auront rallié l’un quelconque des camps en place par le vieux jeu des alliances. L’on devrait par conséquent voir dans l’ultranationalisme qu’affiche le chef de l’Etat russe, l’attitude d’un homme en perte d’équilibre sur le plan international, et qui essaye d’inspirer à son peuple un courage que la souffrance diminue de plus en plus vite.

 

Et pour ce qui est de la perception européenne du discours de ce 4 décembre, laquelle ferait croire au redéploiement des missiles russo-américain aux quatre coins du monde, elle peut être mise dans le compte de l’éternel conflit entre des nations qui ne s’entendront peut-être jamais.

Onesiphore Nembe. AFPmag

Depuis ce lundi, 1 décembre 2014, 12000 représentants de 195 Etats sont réunis à Lima au Pérou pour décider des mesures de réductions des gaz à effet de serre. Au cours de cette 20ème session de l’ONU sur le climat, tous les regards sont braqués sur la Chine, les Etats Unis et l’Union européenne, du fait de l’importance de leur rejet de gaz dans l’environnement.

Réunis à Lima, au Pérou, 12 000 représentants de près de 195 Etats débattent des mesures de réduction des gaz à effet de serre depuis lundi dernier. Au cours de cette 20ème session de L’ONU sur le climat, le chef d’Etat péruvien, Ollanta Humala, s’est voulu confiant sur l’issue de cette conférence. « Cette conférence jettera les bases d'un accord qui permettra la réduction des émissions de gaz à effet de serre » a-t-il déclaré à l’ouverture de cet évènement.

 

Au cours de cette session les pays émergents ont l’œil rivé sur la Chine et les USA, et la position de ces deux géants pourrait bien influer sur celle des autres. Pour rappel, Les USA et la Chine ont trouvé le 11 novembre dernier un accord sur la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. Les deux pays cumulent à eux seuls, près de la moitié des émissions de Co2 dans le monde. Toutefois l’on n’est pas dans une dynamique de réduction actuelle, puisque le calendrier que les deux géants ont établi parle d’une réduction à l’horizon 2030. En ajoutant à cela la promesse européenne de réduire d’ici à 2030 les émissions du vieux continent de 40% par rapport au niveau de 1990, l’issue de la présente rencontre s’annonce favorable. Mais l’objectif d’un réchauffement climatique de 2°C comme certains envisagent, nonobstant toutes ces promesses, reste très difficile à atteindre, et cela même si une bonne frange des acteurs de ce processus semble de plus en plus vouloir sauver notre « planète malade » comme au terme de nos confrères du journal l’expression. En attendant le sommet de 2015, qui sera la concrétisation de tous ces accords, on devra se contenter des préalables qui pourraient ressortir de la conférence de Lima. AFPmag

Pour cette  2ème édition du forum mondial des droits de l’homme, la jeunesse mondiale s’est retrouvée cet après-midi du vendredi 28 novembre à Bab Ighli, Marrakech, pour discuter des droits des jeunes, du droit international des droits de l’homme, et pour vérifier ensemble les pistes de développement. 

Le constat du non-respect des droits de l’enfant au cours des discussions de ce vendredi 28 novembre a troublé la masse cosmopolite de jeunes gens présents à Bab Ighli, place où tient lieu cette deuxième édition du Forum. A travers le monde, la frontière entre l’enfant qui aide à quelque tâche ménagère et celle de l’enfant, véritable machine à sou est tombée. Ce fait que Christina Hidalgo Reyez, dénonce devrait interpeller toute la gente humaine. « Nous devons nous sentir  indigner lorsque les droits des enfants sont bafoués » déclare-t-elle. La reconnaissance des droits à un individu n’est aucunement liée à sa race, ceci dit « il y’a beaucoup à changer » constate Mme Christina. C’est dans ce sens que l’exigence d’un changement actuel du regard qu’on porte aux migrants et des traitements qui leur sont infligés se justifie. Puisqu’à bien regarder la question des droits des migrants, on constate que ces derniers sont victimes parfois d’un dénie collectif d’humanité. Pour leur bonheur cependant, les jeunes gens, de quelques coins du monde qu’ils soient devraient pouvoir circuler librement.

Ces maux constituent des raisons importantes devant pousser à la mobilisation de la société humaine mondiale en vue de résoudre ce problème. Cette mobilisation commence par la démocratisation de l’information. Certains agents inconnus continuent malheureusement de fixer les limites aux droits humains, au point que l’injustice de la justice est devenue de plus en plus flagrante. Malgré les changements enregistrés depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, d’autres combats doivent être livrés aujourd’hui dans l’optique de reconnaître à tous les hommes, les moindres de leur droit. Mais sommes-nous prêts alors à combattre pour que désormais l’homme retrouve sa dignité, ce seul bien qu’il n’est pas juste de lui enlever ?

 

(Envoyé spécial Afrique Progrès Magazine)

Après le brésil en 2013, c’est au tour du Maroc d’abriter le Forum Mondial des Droits de l’Homme. Pour cette occasion Marrakech a vu arriver des milliers de participants venus des quatre coins du globe pour discuter des questions brûlantes du moment.

Les stands ont ouvert ce mardi 27 novembre 2014 pour accueillir les six mille participants. A huit heures, la longue file des arrivants à cette deuxième édition du Forum Mondial des Droits de l’Homme se pressait pour récupérer badges et prospectus. Débordé par ces milliers de convives le comité d’organisation s’est mêlé les pédales toute la matinée avant de se rattraper en début d’après-midi.

Le soir, à 18h30 notamment, à bab Ighli, lieudit du lancement officiel du forum, dans cette salle de 3000 place où 4 000 hommes ont pris place, d’illustres convives ont rabâché des maux qui, à travers le monde, font encore de l’homme un  « prisonnier ». Entre autres invités de marque, José Zapatero, ancien premier ministre espagnol, Fatou Bensouda, la procureure générale de la cour pénale internationale (CPI), Moustapha Hamid, ministre marocain de la justice, Ndong Ella, président du conseil des droits de l’homme ou encore Florence Bellivier, la présidente de la coalition contre la peine de mort.

L’annonce à l’ouverture de cette rencontre du renforcement des instruments pour l’abolition de la torture par le royaume du Maroc le  lundi 24 novembre 2014 trouve un écho favorable. Simple coïncidence ? Ou concession du royaume qui accuse encore un retard sur certains aspects des droits de l’homme ? De toute façon, Hamid Moustapha, ministre marocain de la justice, représentant de sa majesté le roi Mohamed VI pour l’occasion, a reconnu que beaucoup reste à faire aujourd’hui en matière de droits de l’homme. « Nous sommes encore loin des ambitions que nous avons fixé » a-t-il déclaré.

Les droits des femmes restent bafoués

Au Maroc comme partout à travers le monde, les droits des femmes restent l’objet de vives discussions entre une gent masculine trop ancrée dans la culture et des femmes naturellement affaibli par leur naissance de femme. Certains détracteurs du droit des femmes tentent de donner au débat de l’égalité de sexe une coloration culturelle, comme quoi les droits des femmes seraient pour tel peuple et non pour tel autre. Sur cette question José Zapatero a tranché fermement au cours de son propos. « Les droits humains n’appartiennent pas à une culture, à un peuple,  ils sont pour tous les hommes. Tous les hommes et toutes les femmes doivent être libres ». Les femmes restent victimes de graves injustices, et au Maroc, terre d’accueil de cette deuxième édition du forum mondial des droits de l’homme, elles ne peuvent toujours pas hériter des biens ayant appartenu à leur mari explique une intervenante, présidente d’une association locale. « Soulalia », nom donné aux 15 millions d’hectares de terre que l’Etat a départagé aux populations de 4563 communes et qui sont aujourd’hui encore régi par le dahir de 1919, reste l’objet d’une grave injustice faite aux femmes. Et pourtant semble-t-il, le royaume n’a pas assez fait pour réparer cette injustice. Pour ces raisons, José Zapatero propose pour l’année 2015 à venir que « l’égalité entre hommes et femmes soit le premier objectif » de tous les organismes des droits de l’homme à travers le monde. Mais même lorsque cela constituerait un objectif pour tous les organismes, quels moyens de pression pourra-t-on exercer sur des nations souveraines pour que cela change ? Ne faut-il pas trouver des moyens de pression au niveau économique pour forcer les plus faibles au moins à opérer un revirement de leur politique ?

 

La survivance de la peine de mort.

« La peine de mort constitue un très grave problème pour les droits de l’homme » pense Florence Bellivier, et pourtant « le Maroc reste un abolitionniste de fait » poursuit-elle. Une façon peut-être pour la présidente de la coalition contre la peine de mort de rappeler au royaume chérifien qu’il n’a pas encore accompli les formalités visant abrogation définitive de la peine de mort. Pour la seule année 2013, plus de 578 individus ont été exécutés à travers le monde.  Des crimes qui obligent que la machine des droits de l’homme se mobilise pour arrêter la guillotine comme en France il y a de cela trente ans, la chaise électrique comme cela se fait encore dans certains Etats américains. « Le 21 ème siècle sera celui de l’abolition de la peine de mort » peut-on espérer avec Mme Bellivier.

Beaucoup d’autres droits ont été cités, mais aujourd’hui, fort de tout ce qui se passe en Chine, en Erythrée et dans d’autres pays de notre monde, on se demande bien si les droits de l’homme ne resteront à jamais que « le plus grand idéal de l’histoire » comme a su le dire José Zapatero.

 

Onesiphore Nembe (envoyé spécial d’Afrique Progrès Magazine).

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