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Avec linauguration de sa nouvelle usine d’oued Tlelat le lundi 10 novembre 2014, Renault, le constructeur français ouvre la voie à une véritable réunion des deux pays.

 

La nouvelle usine Renault d’Oued Tlelat, banlieue Algérienne située à 27 kilomètres au Sud-Est d’Oran, inauguré le 10 novembre par le ministredes affaires étrangères et du développement de la France à l’étranger, Laurent Fabius, le ministre de l’économie, Emmanuel Macron et le premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal sonne le glas du début d’une nouvelle ère dans les relations entre les deux pays.  Depuis quelques décennies les relations entre la Franceet l’Algérie n’étaient plus au beau fixe. Après une dure décolonisation et les essais atomiques Français dans le Sahara algérien, lesquels ont causé de graves dégâts écologiques dans toute la zone sahélienne et affecté les populations, les deux alliés traditionnels avaient signé leur divorce.

 

La mondialisation faisant, les deux pays se sont rapprochés de plus en plus ces dernières années. L’ouverture de cette usine Renault marque aujourd’hui le terme d’une brouille longtemps entretenue. Le déplacement des autorités françaises à cette occasion n’est pas anodin en tout cas.Laurent Fabius a laissé entendre clairement les intentions de Paris. «Nous voulons devenir le premier partenaire commercial du pays», a-t-il déclaré.  A l’issue de la cérémonie les deux pays ont discuté au sujet d’une trentaine d’autres projets. C’est donc possible que bientôt le « partenariat triple A » dont parle le ministre français s’établit entre Paris et Alger. Enfin la France peut souffler, la reconquête du département perdu esten bonne voie.

 

La France au cours des dix dernières années a perdu une bonne moitié de son marché africain au profit des puissances émergentes et notamment de la Chine. L’implantation d’une usine Renault est aujourd’hui un véritable moyen de soigner les différences, puisque la production de cette usine, 25 000 unités/an, alors que l’Algérie consomme près de 450 000 automobiles par an,montre plus le souci de réconcilier que celui d’investir. Même si les prévisions d’un certain Renault Carlos Ghosn, PDG de la marque losange, sont de 75 000 automobiles d’ici à 2019, cela reste bien négligeable à côté de l’usine Renault de Tanger, au Maroc. Celle-ci affiche une capacité de 340 000 voitures/an et alimente 90 % du marché européen. Toutefois il convient de se rappeler que les règles de jeu dans la nouvelle dynamique franco–algérienne sont dictées par Alger. Le contrat entre Renault, le constructeur français et l’Etat Algérien accorde au premier 49 % contre 51% pour le deuxième. Ceci rentre dans le cadre de la règle des 51/49 de l’administration algérienne en matière de contrat. Peu importe puisque Renault poursuit sa course en tête dans le peloton de vente des automobiles en Algérie avec 25,5 %, et la marque devrait passer à 30 %avec la nouvelle usine.

 

L’installation de Renault en Algérie a coûté finalement 50 millions d’euros, une somme seize fois inférieure aux 800 millions d’euros que certaines sources avançaient au départ. Les Renault symbol sortent déjà de l’usine pour les rues algériennes, tandis qu’au sommet des deux Etats, réconciliés enfin, les deux pays tentent de signer de nouveaux accords, question de rattraper le temps perdu. Il était temps !

 

 

Onesiphore Nembe

Armés d’un pistolet, d’un couteau et d’une hache, deux palestiniens ont attaqué une synagogue à Har Nof, Jérusalem-Ouest tuant quatre juifs avant de se faire tuer à leur tour.

 

Deux palestiniens armés d’un pistolet, d’un couteau et d’une hache se sont introduits dans une synagogue à Har Nof. Les insurgés ont ôtés la vie à quatre personnes qui priaient. L’incident est survenu ce mardi 18 novembre dans un quartier ultraorthodoxe  juif de Jérusalem-Ouest. Les deux assaillants ont été abattus par les forces de police arrivées sur place quelques minutes après. Au cours des échanges de coups de feu deux policiers ont été blessés ainsi que quatre fidèles.

La police israélienne pense que les deux individus ont voulu se venger pour le « meurtre du martyr Youssef Ramouni », le conducteur palestinien de 32 ans retrouvé pendu lundi dernier dans son bus à Jérusalem-Est. Après l’incident, Mahmoud Abbas, président de l’autorité palestinienne a condamné fermement « l'attaque de fidèles juifs dans un lieu de prière et le meurtre de civils ». L’excuse, hélas, n’a pas suffi à calmer  Benyamin Netanyahou. Le premier ministre Israélien a dénoncé des « incitations à la violence », avant d’annoncer que son pays répondra « avec une poigne de fer à ce meurtre de juifs » en pleine prière.

Pour l’heure personne ne sait l’intention du gouvernement israélien. Mais on ne peut exclure l’hypothèse d’une intervention militaire aérienne dans la bande de Gaza contre le Hamas, « auteur » des incitations à la colère ayant poussé à commettre ce meurtre.  

 

 

Onesiphore Nembe

S’exprimant le week-end dernier sur le mariage gay en France, Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence UMP, s’est prononcé en faveur de l’abrogation prochaine du texte de loi adopté le 23 avril 2013.

Sur la question du mariage pour tous et sur d’autres questions nationales françaises telles que la loi sur l’immigration la droite française n’a pas donné sa position ces derniers temps. Lors du meeting de l’association sens commun samedi à Paris, le candidat à la présidence UMP, Nicolas Sarkozy a laissé entendre que la loi sur le mariage gay pouvait faire l’objet d’une « réécriture ». Quelques heures plus tard, il a lancé que le texte de loi adopté le 23 avril 2013 pourra faire l’objet d’une abrogation. La nouvelle a mis en branle toute la gauche française. Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du parti socialiste s’est empressé de répondre.  "C'est l'ensemble de la droite qui est sans boussole. Nous sommes dans une sorte de capitulation républicaine sur tous les sujets. Là, c'est le mariage pour tous, hier, c'était la question de l'immigration" a-t-il déclaré sur le plateau de France 2. Un propos qui s’attaque à Nicolas Sarkozy et à François Fillon, qui s’exprimait quelques jours plus tôt sur la loi sur l’immigration. La question de l’abrogation du mariage pour tous dans le cas d’une alternance politique à la présidentielle de 2017reste néanmoins très délicate sur le plan juridique, puisqu’il n’est pas possible de démarier ceux qui ont été mariés.

Alors que Nicolas Sarkozy est contre la loi sur le mariage pour tous, François Fillon, l’autre candidat à la présidence UMP, s’acharne contre la loi sur l’immigration, au point de ravir la vedette de l’intolérance à Marine Lepen. Tout ceci est-il un simple scénario dans la course à la présidence du parti, ou cela est réellement un programme politique pour la droite lorsqu’elle reviendrait à l’Elysée en 2017 ? On ne perd rien à attendre les prochains épisodes de ce feuilleton qui commence aujourd’hui.

 

Onesiphore Nembe

Sommet du G20 sous haute tension à Brisbane

samedi, 16 novembre 2013 00:00

Réunies à Brisbane, en Australie, dans le cadre du sommet du G20, les dissensions entre les puissances mondiales et la Russie de Vladimir Poutine ont fait penser au retour prochain de la guerre froide.

A Brisbane où les vingt pays les plus puissants du monde étaient réunis ce week-end, la tension a atteint son paroxysme. Entre Vladimir Poutine et les chefs d’Etatprésents à cette rencontre le divorce semble définitivement consommé aujourd’hui. Alors que la Russie ne plus nier aujourd’hui sa présence militaire sur le sol Ukrainien, les autres puissances redoutent le pire. Les Etats-Unis et la Grande Bretagne voient en la Russie de Poutine, « l’agresseur qui menace le monde ». Une position qui semble être celle de la France, même si pendant ces deux jours aucune déclaration officielle n’a pas révélé sa position. On sait toutefois que François Hollande et son homologue russe se sont parlés en aparté pendant une heure.  L’Allemagne d’Angela Merkel a quant à elle menacé de frapper Moscou d’une nouvelle vague de sanctions si cette ingérence persiste. 

Parti avant le déjeuner traditionnel de fin du sommet, Vladimir Poutine s’est montré plutôt rassurant. « Les discussions ont été très franches, significatives et à mon avis utiles. Je pense que nous avons réussi à mieux nous comprendre avec nos collègues, à comprendre les motifs de la Russie. Ils m'ont informé de leurs préoccupations. Je pense que cela va nous aider » a-t-il déclaré lors de son point de presse final. Mais les doutes persistes quant au revirement dare-dare de la politique étrangère russe, puisque Poutine a fait remarquer que « certains points de vue » entre son pays et les autres puissances du G20 « ne coïncident pas ».

La guerre froide est-elle pour autant lancée ? Ce serait prématuré de le dire, mais tout est possible désormais avec ces puissances qui restent sur leurs positions.  

Par Onesiphore Nembe

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