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Intégration des migrants au Maroc : des avancées certes, mais un retard criant dans l’élaboration de la loi

23 décembre, 2017

Réunis à Rabat le 18 décembre dernier dans le cadre de la journée internationale des migrants, les militants ont appelé les autorités marocaines à accélérer le processus de refonte de la loi 02/03 pour une entrée effective dans la nouvelle politique migratoire édictée par le souverain le 9 septembre 2013.

TUNISIE : Michaëlle JEAN appelle à l’aide internationale

31 juillet, 2017

+++ Le Parlement tunisien vient de voter, le 26 juillet 2017, une loi contre les violences aux femmes. Michaëlle JEAN, Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) salue le geste et plaide en faveur de la Tunisie.

La France protégerait-elle d’anciens génocidaires Rwandais ?

16 septembre, 2015

L’idée que la France protège d’anciens génocidaires rwandais n’est peut-être pas vraie, mais l’argumentaire proposé le 9 juin dernier par Florence Galtier, avocate générale à la cour d’appel de Toulouse, qui évoque la « non rétroactivité des lois » pour justifier le refus de la France d’extrader Joseph Habyarimana, laisse perplexe.

La détermination des congolais contre la loi électorale en discussion au sénat cause des morts civiles à Kinshasa

20 janvier, 2015

Après le parlement où la loi électorale à été votée samedi 17 janvier 2015 par une large majorité des députés, c’était autour du Sénat ce lundi 19 janvier de se pencher sur le texte tant contesté. Au cours de cette instance, les manifestants qui n’ont plus visiblement confiance en leurs représentants, ont été vivement matés par les forces de l’ordre. Les chiffres sur le nombre de victimes reste malheureusement discutés entre le régime en place et les partis d’opposition.

Si la réclamation reste possible en République Démocratique du Congo aujourd’hui, elle le reste pour certains aspects et pour d’autres pas. Les manifestants venus dire leur désaccord ce lundi 19 janvier 2015 alors que les sénateurs se penchaient sur la nouvelle loi électorale très controversée, l’auront appris à leur dépend.  Craignant le vote au sénat après celui du parlement, les congolais sont sortis dans la rue pour stopper le vote de cette loi qui vise à permettre à Joseph Kabila de se maintenir infiniment après la fin de son mandat l’année 2016 à venir.

Pour calmer ces manifestants, la police qui visiblement avait ordre d’ouvrir le feu, à tiré à balle réelle sur la foule, faisant un minimum de quatre morts selon Lambert Mende, porte-parole de ce gouvernement congolais. L’homme parle de quatre morts donc deux policiers et deux civils qui se livraient au pillage. Les partis d’opposition sous l’égide de Vital Kamerhe, le chef de file, évoquent quant à eux un nombre de 13 morts, tous tombés sous les balles d’une police fortement obéissante. Ils affirment être ne possession des enregistrements de ces scènes de violence.  Cette thèse de l’opposition a reçu le soutien de Paul Nsapu, le secrétaire général de FIDH section Afrique, lequel parle de 14 morts et incrimine directement le régime de Kabila. « Le personnel soignant nous a informés, chiffres à l’appui, et nous avons des images, des photos sont là (…) Le régime a tué. Le régime a déployé un dispositif vraiment disproportionné » a-t-il déclaré.

A l’issue de ces crimes que le régime Kabila tente de dissimuler le nombre en interdisant l’accès à la morgue aux journalistes et à toute organisation susceptible de rapporter la vérité, la police a procédé à l’interpellation d’une quinzaine de manifestants. La loi quant à elle, reste encore dans les discussions au sénat et risque certainement d’être votée si ces manifestants s’arrêtent à ce round de ce combat si indispensable pour l’avenir de la nation congolaise. AFPmag. 

 

RDC: La nouvelle loi électorale pourrait être revue dans l’intérêt de tous.

23 janvier, 2015

Plongé dans une situation chaotique depuis lundi dernier, le Congo RDC est de nouveau en paix ce vendredi 23 janvier 2015. En fait le Sénat congolais, prenant en compte les réclamations citoyennes, a renvoyé le texte de loi controversé au niveau de la  commission administrative pour Révision. On pense donc que l’organisation de l’élection présidentielle dans le nouveau texte sera séparée du recensement.

Cette fois-ci encore, il aura fallu la voix du peuple lui-même pour ramener les parlementaires de leurs errements. Depuis lundi dernier, c’est tout le peuple congolais qui avait investi la rue pour exiger aux parlementaires de revoir la nouvelle loi électorale qui allait être votée par le Sénat après l’assemblée nationale le samedi 17 janvier. La loi en question imposait que le recensement soit fait avant de procéder à l’élection présidentielle de 2016. Les manifestants, face à cette condition sine qua non, soupçonnaient Joseph Kabila de vouloir se maintenir au pouvoir indéfiniment en retardant toujours le recensement.

Après les vagues de manifestations qui ont causé 11 morts selon le gouvernement et 40 selon les opposants et le FIDH, le Sénat a finalement renvoyé le projet de loi très controversé au niveau de la commission administrative pour qu’il soit révisé. L’annonce de ce renvoi du texte a été faite par Léon Kengo, le président du Sénat. «La Commission Politique administrative et juridique n’a pas terminé l’examen de ce texte. C’est pourquoi, nous demandons à cette commission de terminer son travail aujourd’hui pour que demain matin nous puissions siéger et voter cette loi. Donnez-nous le temps de faire un bon travail pour l’intérêt de tout notre peuple» a-t-il déclaré au palais du peuple ce jeudi 22 janvier 2015. On pense donc que la nouvelle loi électorale ne sera pas conditionnée par la tenue préalable d’un recensement national.  

Prise au niveau du sénat, cette décision de revoir le texte reste sujette à la confirmation du parlement. L’on se demande donc si ce parlement Congolais qui a voté à 337 voix pour, 8 voix contre et 24 abstentions serait prêt à revenir sur ce projet de loi. Mais avec la rencontre entre Léon Kengo, Aubin Minaku, tous deux respectivement  présidents du sénat et du parlement, et les ambassadeurs de l’Union Européenne, des nations Unies et des Etats-Unis, on reste bien confiant sur la nouvelle orientation de cette loi électorale. AFPmag.

 

Congo RDC: l’alinéa controversé de la nouvelle loi électorale vient d’être retiré.

25 janvier, 2015

La rue a chahuté quelques jours, des vies ont été sacrifiées au nom de ce que le peuple congolais estime juste aujourd’hui, la diplomatie étrangère s’est invitée à la querelle nationale pour proposer au régime ses solutions, finalement la RDC est de nouveau calme et l’alinéa 3 de la nouvelle loi électorale a été retiré du texte.

Retour sur les actes majeurs qui ont conduit à ce retrait

La rue qui vainquit des dictatures, au Congo Démocratique, ce samedi 24 janvier 2015, vient de plier des parlementaires fortement acquis à la cause présidentielle pourtant. Tout avait commencé le samedi 17 janvier. Le parlement avait voté la nouvelle loi électorale contre l’opposition du peuple et des partis d’opposition qui soupçonnaient alors une manigance de Joseph Kabila pour se maintenir au pouvoir après le 19 décembre 2016. Lundi, 19 janvier 2015, alors que le Sénat allait se pencher sur le texte, pour sûrement l’approuver après le parlement, la rue avait grondé. Ce jour, selon les autorités quatre personnes étaient mortes ; des chiffres que le FIDH et l’opposition rejetaient, précisant que onze individus ont été tués. Vers la fin de la semaine, le bilan des morts avait pris des proportions inquiétantes. Finalement quelques diplomates de l’union européenne, de l’ONU et des Etats-Unis, avaient rencontré tour à tour, Joseph Kabila et les présidents des deux chambres.

Des représentants forcés de retirer l’alinéa controversé.

On ne peut pas dire que ces parlementaires congolais aient eu une certaine envie de retirer l’alinéa 3. Après un vote au parlement de 337 voix pour, 8 voix contre et 24 abstentions, tout est clair qu’ils validaient tous cette stipulation pour laquelle le peuple dans la rue se tuait à dire non. Les négociations ont été intenses au palais du peuple ce samedi. Entre la réécriture de l’alinéa controversé de cette nouvelle loi électorale et son retrait, la commission sénatoriale et la commission des députés ont tablé longtemps. Ce n’est que vers le soir qu’Aubin Minaku, a annoncé le retrait de l’alinéa 3. Le président du parlement déclare avoir entendu la voix du peuple et décidé de satisfaire sa demande. « Telle était la demande de certains, ceux qui ont réellement revendiqué sur le plan démocratique. Nous avons répondu à leurs attentes afin qu’il y ait sérénité. C’est ce que nous avions voulu dès le départ au niveau de l’Assemblée nationale. Nous avons répondu à leurs attentes parce que dès le départ, il n’était nullement question de contourner la Constitution » a-t-il affirmé. Donc le recensement ne sera plus une condition préalable aux élections présidentielles de 2016.

Victoire du peuple

Revenant sur ce retrait de l’article controversé, Vital Kamerhe, chef de file des mouvements d’opposition, déclare « C’est la victoire du peuple. Aujourd’hui, en élaguant cet alinéa 3 de cet article controversé, nous rentrons dans la Constitution. C’est une très bonne chose. Donc nous n’avons plus de risque de glissement. Parce que notre combat était d’éviter de connecter le recensement sur l’élection présidentielle essentiellement. Joseph Kabila en est à son deuxième et dernier mandat qui s’achève le 19 décembre 2016 à minuit. Je l’encourage, et je le félicite d’avance, pour qu’il entre dans l’histoire comme un ex-président de la République en vie. C’est le pays qui a gagné, c’est la République qui en sort agrandie. » AFPmag

 

Guinée: L’ultimatum qui peut faire plier Alpha Conde.

25 mars, 2015

 

Les leaders de l'opposition guinéenne Cellou Dalein Diallo, Lassana Kouyate et Sidya Touré

Ils ont quitté la commission électorale nationale indépendante (Céni) sur un pied de guerre, suspendu la participation aux travaux du parlement, protesté contre le président Alpha Condé qui selon eux méprise la loi et refuse le dialogue. Aujourd’hui ces trois opposants veulent ramener le peuple dans la rue, une sommation qui peut faire la différence.

A partir de Paris où les trois principaux leaders de l’opposition guinéenne se trouvent en ce moment, ils ont annoncé que les manifestations de protestation vis-à-vis d’Alpha Condé allaient recommencer dès leur retour cette semaine et à l’issue de la concertation avec les autres maillons de cette opposition guinéenne. Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré et Lansana Kouyaté qui viennent de signer un ultimatum qu’ils adressent directement au chef d’Etat, contestent le calendrier électoral qui prévoit la tenue des présidentielles le 11 octobre 2015 avant les élections communales et sont très offusqués par le refus d’Alpha Conde de participer au dialogue. Ils accusent aussi ce dernier de mépriser la loi nationale.

Les trois hommes dont la détermination ne fait l’objet d’aucun doute, ont quitté la Céni et suspendu leur participation aux travaux de l’assemblée nationale ; des signes forts qui montrent qu’ils sont prêts à aller jusqu’au bout. Alors que la dernière mobilisation du peuple en février 2013 avait paralysé Conakry pendant quelques temps, cet argument suffira-t-il à plier le régime et à l’amener sur la table des négociations ? Possible vue l’impact que la descente des populations dans les rues a fait au Burkina Faso récemment et au Sénégal quelques années en arrière. AFPmag. 

Burkina: la révolution suit la bonne voie finalement

08 avril, 2015

 

Personne n’ose le dire, mais la révolution burkinabé est loin d’être finie avec le départ de Blaise Compaoré du pouvoir le 28 octobre dernier. Le pays qui vit depuis avec un gouvernement de transition, vient donc d’adopter une nouvelle loi électorale ce mardi 7 avril 2015, qui interdit aux partisans de l’ex-chef d’Etat de se présenter à la présidentielle de cette fin d’année.

Désormais la révolution est en passe d’être achevée, et cela a commencé hier, 7 avril, avec l’adoption à une majorité écrasante de la nouvelle loi électorale. Cette loi que 75 députés ont votée pour, 10 partisans de l’ex-chef d’Etat ont votée contre et trois autres se sont abstenus, permet désormais de sceller la révolution que la rue avait initiée le 26 octobre 2014.

La nouvelle loi électorale exclu des élections d’octobre prochain tous les partisans de Blaise Compaoré. Elle prévoit aussi des dispositions contre tous ceux qui ont soutenu le projet de modification de l’article 37 qui aurait permis à Blaise Compaoré de demeurer éternellement au pouvoir.

A l’issue de cette adoption certains parlementaires ont livré leur avis au sujet de cette loi. « Moi je pense que nous avons là l’occasion de formuler clairement cette disposition pour exclure définitivement du jeu politique ou du moins pour cinq ans en tout cas ceux qui se sont rendus coupables », pense l’un des députés. Donc cette loi permet aujourd’hui l’exclusion pour les cinq années à venir, de ceux qui sont considérés comme les amis de Blaise Compaoré et les ennemis de la nation. Mais la crainte aujourd’hui est que tous les acteurs politiques de cette époque soient écartés de façon systématique de la course, puisqu’un autre déclare pour sa part « Si on peut monsieur le président, tout de suite on peut prendre des feuilles on commence à citer les noms des gens qu’on ne veut plus voir ».

Heureusement le gouvernement s’est opposé à cet acte en mettant en avant le fait que la loi soit générale et impersonnelle.

Auguste Barry, ministre de la Sécurité et de l’Administration du territoire et de la décentralisation, est certain aujourd’hui que toutes les dispositions sont prises pour éviter qu’un ex-dignitaire de Blaise Compaoré arrive à la tête de l’Etat. Le ministre affirme que « Les personnes visées ne peuvent pas échapper à partir du moment où le Conseil constitutionnel dans le cas où ils seront candidats à l’une ou l’autre des élections procèdera à un examen scrupuleux de la candidature. »

L’adoption du nouveau code arrive à un moment où la justice commence à mettre la main sur les ex-dignitaires de l’ex-chef d’Etat. Jérôme Bougouma, ancien ministre de la Sécurité, Salif Kaboré, ancien ministre de l’Energie, Jean Bertin Ouédraogo, ancien ministre de l’Infrastructure et des Transports et Seydou Sanou, ancien maire de Ouagadougou, ont été interpellés pour des malversations financières supposées par le ministère de l’administration du territoire. AFPmag.

Plainte contre Manny Pacquiao : le boxeur risque gros

06 mai, 2015
Manny Pacquiao
Manny Pacquiao

 

Deux plaignants, probablement des parieurs, ont porté plainte contre Manny Pacquiao après sa défaite face à Floyd Mayweather le 2 mai dernier. Stephane Vanel et Rami Rahbaran ont saisi le tribunal de Las Végas dans le Nevada ce mardi 5 mai pour se faire payer en millions de dollars par le boxeur et tout son staff qui ont caché qu’il était blessé depuis trois semaines.

Après la défaite au ring du 2 mai dernier, Manny Pacquiao, le philippin, pourrait être défait de quelques millions de dollars dans les jours qui viennent. Deux américains, Stephane Vanel et Rami Rahbaran ont porté plainte contre le boxeur et tout son staff, son manager Michael Koncz, l'entreprise de promotion Top Rank et ses dirigeants Bob Arum et Todd duBoef, pour avoir caché une blessure qu’il avait à l’épaule trois semaines avant le combat avec l’américain Floyd Mayweather. 

Mali : La gente féminine et les acteurs associatifs veulent une loi interdisant l’excision.

06 février, 2015

Alors qu’on célèbre ce vendredi 6 février la journée mondiale de lutte contre les mutilations génitales, la détermination des femmes maliennes à mettre un terme à cette pratique se renforce. L’exigence des acteurs de cette lutte porte sur la mise en place d’une loi interdisant ces pratiques dans ce pays où plus de 80% des femmes sont excisées.

La détermination à lutter contre l’excision se renforce de plus en plus au Mali. Alors qu’on célèbre ce vendredi 6 février la journée mondiale de lutte contre les mutilations génitales, l’occasion est idoine pour lancer un vibrant appel aux législateurs afin qu’une loi préserve désormais la gente féminine du tranchant des couteaux. Dans ce pays où plus de 80% des femmes sont excisées, atteindre l’âge  de 18 ans sans être excisée est une prouesse. Toutefois cet âge ne vous met pas à l’abri des lames.  Pour un mariage, parfois la condition peut-être de subir l’excision comme Aïssata Traoré. La jeune femme raconte : « J’ai accepté. Nous sommes partis chez une vieille. On a fait ça. Cela me faisait énormément peur. Elle avait un couteau. Il y avait deux personnes qui tenaient mes mains, mes pieds. Ainsi, elle pouvait faire ça sans que je la dérange avec mes coups de poing. Après être excisée, j’ai eu des complications parce que le vagin était collé complètement. Je n’arrivais même pas à uriner ».

Pour ces femmes, certains acteurs associatifs sont mobilisés aujourd’hui et réclament une loi qui les met à l’abri de ces pratiques traditionnelles. Siaka Traoré, président de l’association Sini Sanuman déclare que : « Nous voulons une loi spécifique contre la pratique de l’excision. Trop, c’est trop. L’Etat peut initier un projet de loi à partir du Programme national mais jusqu’à présent, cela n’a pas été fait. Je veux une loi qui interdise de façon rigoureuse la pratique de l’excision ; des sanctions contre des gens qui pratiquent et contre ceux qui vont même jusqu’à l’encourager ».

La voix des femmes excisées a été entendue en Ouganda et cinq personnes ont d’ailleurs été condamnées en novembre 2014, l’espoir est aujourd’hui qu’elle soit entendue au Mali, pour qu’enfin cesse l’une des plus graves injustices commise à l’endroit des femmes. AFPmag.