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Amérique : Cinq policiers tués à Dallas lors d’un rassemblement pour dénoncer les crimes contre les noirs

08 juillet, 2016

Au cours d’un rassemblement pour protester contre la mort récente de deux noirs dans la ville de Dallas, Etats-Unis, quatre policiers ont été tués par balles.

Centrafrique : après les crimes, le bilan

09 mars, 2016

Comme dans toutes les crises à travers le monde, les enfants centrafricains ont payé le lourd tribut dans les affrontements des groupes armées. Un document des Nations Unies fait état du meurtre de 333 enfants et de la mutilation de 589 autres au cours des vagues successives de violences en Centrafrique depuis 2013.

Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux ans après

02 novembre, 2015

Ceci est un article de RFI, Par Christophe Carmarans


Le 2 novembre 2013, les envoyés spéciaux de RFI dans le Nord du Mali, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, étaient enlevés puis assassinés près de Kidal. Deux ans plus tard, l’enquête n’a pas du tout avancé alors que l’on célèbre la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes contre les journalistes.

RCA: de nouvelles accusations de viol et crime touchent la Minusca

12 août, 2015

Décidément les casques bleus sont incapables de s’abtenir à la vue d’une enfant qui passe. Un rapport d’Amnesty international accuse les forces internationales de viol dans le quartier du PK5. L’acte serait survenu les 2 et 3 août derniers, donnant lieu au passage à des altercations qui ont causé la mort d’un casque bleu et de quatre civils. Une dizaine de personnes auraient été blessées au cours de ces affrontements. Plus loin dans ce rapport, les casques bleus sont indexés pour le crime d’un père et de son fils, respectivement âgés de 61 ans et 16 ans.

RCA: il n’y a pas eu génocide.

12 janvier, 2015

La mission onusienne en charge d’enquêter sur les exactions commises en République Centrafricaine ces deux dernières années, dans son rapport, estime que c’est de crimes contre l’humanité qu’il s’agit et non d’un génocide. Le rapport fait état d’un nombre de morts compris entre trois et six mille morts.

La commission onusienne en charge d’élucider les crimes et les exactions commis en république centrafricaine, dans son rapport définitif, tient pour responsable les deux principaux groupes rivaux de cette lutte armée interconfessionnelle : la Seleka et les Anti-balaka. Dans ce rapport de 27 pages, les auteurs mentionnent « La Seleka et les anti-balaka sont responsables de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité ». Cette accusation qui porte sur les trois à six mille morts enregistrés ces deux dernières années est moins lourde que ce qu’on espérait. Puisque certains estimaient qu’un génocide avait été commis en RCA ; une affirmation fausse à en croire le rapport.

La commission qui désapprouve l’idée qu’un génocide ait été commis, tire cependant la sonnette d’alarme en avouant qu’« il n'est pas certain qu'un génocide pourra être évité à l'avenir ». C’est dire que des mesures doivent être prises rapidement en vue de mettre un terme au staccato des mitraillettes en Centrafrique. Du reste les informations de ce rapport pourront être évoquées pour traduire les auteurs de ces crimes devant la cour pénale internationale qui travaille sur ce dossier depuis quelques temps. AFPmag.

 

RCA: Fatou Bensouda et le CNT sur le dossier de la cour pénale spéciale.

26 février, 2015

En visite à Bangui depuis ce mercredi 25 février, Fatou Bensouda, la procureure de la cour pénale internationale est venue saluer la coopération des autorités de transition centrafricaines dans le dossier Dominic Ongwen et s’entretenir sur la cour pénale spéciale qui sera mise en place bientôt pour punir les crimes commis ces dernières années.

Depuis cette soirée du mercredi 25 février 2015, Fatou Bensouda, est en visite à Bangui. A son arrivée en terre centrafricaine, la procureure de la cour pénale internationale s’est entretenue avec les autorités de transition au sujet de la cour pénale spéciale(CPS) qui sera mise sur pied dans le pays au cours des prochains mois. Elle a tenu aussi à remercier les autorités pour leur collaboration dans le dossier Dominic Ongwen. Le chef rebelle de l’armée de résistance du seigneur, s’était rendu à des militaires américains au début du mois de janvier avant d’être envoyé à la CPI où son procès a débuté le 26 janvier dernier.  

Le travail de cette cour qui devrait être ouverte en Centrafrique dans les prochains mois viendra compléter le travail de la CPI. Elle héritera des enquêtes préliminaires que Fatou Bensouda a ouvert depuis le mois de septembre 2014 sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre commis en Centrafrique depuis le début de la crise en août 2012. On sait depuis les conclusions d’une enquête rendues le mois dernier par la commission onusienne en charge d’élucider les crimes et les exactions commis en république centrafricaine, que 3 000 à 6 000 personnes ont perdu la vie dans cette crise. Donc les deux équipes de la CPI qui enquêtent sur ces meurtres travailleront avec cette cour pénale spéciale. La CPS d’après le projet de loi émis le 5 février dernier à l’issue du conseil des ministres, sera composée de magistrats centrafricains et étrangers. Cette cour que la Minusca et les ONG plaident pour l’installation, rendra certainement justice, mais si elle devait rester comme un relais de la CPI en terre africaine, cela pose un problème avec le continent africain qui table aujourd’hui sur sa propre cour de justice. AFPmag.

Centrafrique : l’accord très complaisant de Nairobi vient d’être refusé par les autorités de transition.

29 janvier, 2015

Pour le retour de la paix en République Centrafricaine, un texte très complaisant vient d’être signé par les représentants des camps de François Bozizé et de Michel Djotodia. Mais le texte signé à Nairobi alors que les débats sont supposés se tenir à Brazzaville sous l’égide de Denis Sassou Nguesso, le médiateur désigné de cette crise, a été refusé par le gouvernement de transition.

Alors que les débats sur la réconciliation nationale en Centrafrique ont été déplacés vers la capitale Kenyane récemment, et cela sans l’avis et la participation des autorités de transition centrafricaines, on s’attendait au rejet des décisions qui allaient être prises dans ce sens. C’est en fait ce qui vient d’arriver. L’accord signé entre les partisans de Michel Djotodia et de François Bozizé, a été rejeté par les autorités de transition. Certains diplomates qui ont eu accès à ce texte n’ont pas hésité à déclarer qu’il « n’est pas un accord, mais un catalogue de revendications »

Le texte en question préconise un cessez-le-feu entre les principaux camps mêlés à cette crise, mais il pose certaines conditions telles que l’amnistie générale, une amnistie qui ne rendrait pas justice aux milliers de morts de cette crise, la participation aux prochaines présidentielles de Michel Djotodia, que l’incapacité à tenir les rênes d’un pouvoir pris par la force a plongé le pays dans une crise civile, ou François Bozizé qui est arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’Etat. Toutefois, si ces conditions suffisent pour que les autorités de transition refusent leur légitimité à cet accord, il reste qu’elles n’entendent pas laisser leur mandat de transition comme le texte le préconise. Résultat, le texte a été refusé par les autorités de transition et Sassou Nguesso, le médiateur de cette crise, qui avait accordé quitus à ces pourparlers les a désavoués aussi, tandis que Soumeilou Boubeï Maïga, le vice-médiateur devait en principe se rendre dans la soirée de ce mardi 28 janvier à Naïrobi pour invalider officiellement cet accord.

Entre temps les présidentielles qui ont été repoussées une première fois et qui devaient se tenir en février prochain, ont été récemment repoussées une deuxième fois à la demande des autorités de transition. Si les choses sont mises en place, les présidentielles pourraient avoir lieu au mois d’août 2015. Même si on voudrait croire aujourd’hui qu’un accord sera trouvé entre temps, hélas ces autorités de transition ne font pas assez pour nous en convaincre. Le pays est donc toujours infesté par ces groupes armés, les citoyens sous la menace éternelle de bandits qui kidnappent, pillent et tuent, le gouvernement de transition quant à lui, poursuit son mandat qui ne devrait en principe plus dépasser une année, et le temps passe pendant que certains, souhaitant tellement mettre un terme à cette crise centrafricaine, arrivent à s’accorder sur un texte d’une complaisance notable. AFPmag.

 

RCA: Les anti-balaka passent au kidnapping pour libérer le général Andjilo.

20 janvier, 2015

En République Centrafricaine où Ngaïbona Rodrigue, alias général Andjilo, un chef anti-balaka accusé pour des crimes et d’autres exactions graves, a été arrêté samedi 17 janvier 2015 par les troupes Camerounaises de la Minusca, les conséquences n’ont pas tardé. Les proches du général ont procédé à l’enlèvement d’une ressortissante française et d’un autre individu ce lundi 19 janvier 2015 à 9h.

Après d’intenses combats samedi dernier, Ngaïbona Rodrigue, alias général Andjilo a été arrêté par les troupes Camerounaises de la Minusca dans la localité de Bouca. Depuis, la libération du puissant général est devenue une obsession pour ses proches. Ce lundi 19 janvier 2015, les proches du chef de guerre accusé de crimes, de détention illégale d’armes de guerre, de pillages, sont passés au kidnapping pour exiger sa libération.

Une ressortissante française et un autre individu, d’origine centrafricaine probablement, ont donc été visés par cet enlèvement. Les deux travaillent pour Codis, une ONG médicale Catholique. La scène s’est déroulée à Bangui aux alentours de 9h ce lundi. Quatre hommes en armes se dressent devant le véhicule de l’ONG et forcent le chauffeur à s’arrêter. L’un d’entre eux, le frère spiritain Elkanna, pour des motifs non encore élucidés, est renvoyé, tandis que les quatre hommes embarquent les deux autres en direction de Boy-Babe un quartier de Bangui, devenu le repère des anti-balaka. Depuis cette minute les hommes du général demandent sa libération contre celle des otages.

Les négociations se sont ouvertes hier sous l’égide de l’archevêché et devraient en principe se poursuivre aujourd’hui. Toutefois cette situation d’impasse, entre d’un côté deux religieux et de l’autre un bandit qu’il serait impensable de remettre en liberté, déterminera ce qui compte le plus dans cette guerre contre les groupes armés qui sévissent en République Centrafricaine. AFPmag.