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Des évêques de la CENCO à Kinshasa, lors des discussions sur les arrangements de l’Accord du 31 décembre 2016. Des évêques de la CENCO à Kinshasa, lors des discussions sur les arrangements de l’Accord du 31 décembre 2016. Source : John Bompengo Okapi

RDC : préoccupation du quatuor UA –ONU-UE- OIF Spécial

+++ L’Accord signé le 31 décembre 2016 entre les protagonistes de la crise politique en République Démocratique du Congo (RDC) sous la médiation de la Commission épiscopale nationale (CENCO) tarde à se concrétiser.

Ce compromis comprend le maintien au pouvoir le président Joseph KABILA en fin de mandat depuis le 19 décembre dernier, la tenue des élections présidentielles, législatives et locales couplées avant la fin de 2017 et la formation d’un gouvernement de Transition présidé par l’Opposition. Six semaines après la signature de l’Accord, les quatre principales organisations internationales s’inquiètent des modalités d’application.

Il s’agit de l’Union Africaine (UA), des Nations Unies (ONU), de l’Union européenne (UE) et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) qui ont publié, le 16 février 2017, un communiqué conjoint dans lequel elles notent : « les parties (ndlr : la Majorité présidentielle et l'Opposition) n'ont toujours pas conclu les discussions sur la mise en œuvre effective de cet Accord. Cette situation porte en elle le risque de saper la volonté politique qui a permis la signature de l’Accord du 31 décembre ». Dans ce contexte, les quatre organisations partenaires appellent toutes les parties prenantes, « à redoubler, de bonne foi, les efforts qui sont les leurs aux fins de parachever promptement les pourparlers en cours »

Jusqu’à ce jour, les protagonistes ne trouvent pas de compromission sur la mise en place du gouvernement de la Transition. Certes, la disparition d’Etienne TSHISEKEDI, figure historique de l’opposition le 1er février dernier bouleverse en plus le paysage politique. Mais le quatuor soucieux au rétablissement de la paix en RDC restent fermes « à la mise en œuvre intégrale et rapide de l'Accord, qui demeure essentielle à la préservation de la légitimité des institutions de transition jusqu'à la tenue des élections »

Le Canada, à travers une déclaration de son ambassadeur en RDC Ginette MARTIN, le 10 février 2017 devait réitérer son appui pour l’accomplissement de cet accord du 31 décembre 2016. « La crise économique ne pardonne pas. La population souffre de plus en plus ! Et si le gouvernement qui devait être formé (…) n'est pas mis en marche. Euh bien, ça retarde tout ce qu’on peut faire en termes de redressement économique pour parer aux pires effets de la crise » dixit-elle sur les ondes de radio Okapi.

James RAMAROSAONA
(Paris, 16/02/2017)

James RAMAROSAONA

Journaliste Indépendant Spécialiste de l'Afrique
Ancien Président de l'Ordre des Journalistes de Madagascar
jramarosaona@hotmail.com
FRANCE

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