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A l'aéroport de LIBREVILLE A l'aéroport de LIBREVILLE

GABON : un journaliste du Monde Diplomatique refoulé ! Spécial

+++ Se rendant pour couvrir la crise postélectorale au Gabon, le reporter du Monde Diplomatique Olivier PIOT fut refoulé à son arrivée à l’aéroport de LIBREVILLE le soir du 10 septembre 2016.

Olivier PIOT ne dispose pas de visa. Mais une semaine avant son embarquement sur le vol d’Air France de ce jour, il était en tractation avec le ministère de la Communication du Gabon qui s’est conclu par une autorisation. « J’ai reçu un mail samedi (ndlr : 10 septembre) qui m’invitait à me présenter à LIBREVILLE, en me disant que j’aurais l’accord de visa sur place » a-t-il déclaré à l’agence AFP.

Ce qui ne fut pas le cas. A son arrivée, les douaniers gabonais lui refusaient d’entrer sur le territoire, faute de visa, précisément « pour absence de justifications probantes sur les conditions et la durée de son séjour au Gabon » selon le document de refus. Le journaliste du mensuel français s’est rendu compte d’une opération orchestrée quelque part. Surtout que sur une des tables, il a bien vu une feuille marquée « interdiction d’entrée sur territoire : Olivier Piot »

Et lui de rentrer à PARIS par le même vol, avec amertume et frustration : « C’est Le Monde Diplomatique qui est visé par cette interdiction ». Olivier PIOT de dénoncer ensuite une stratégie des tenants du pouvoir gabonais de contrôle des médias par des accréditations. Sachant que d’autres journalistes et organes français ont été bel et bien accrédités.

Reporters Sans Frontières (RSF) de son côté déplore ce genre de refoulement.

« Sur quels critères, certains journalistes peuvent-ils se rendre au Gabon, tandis que d’autres en sont empêchés » s’interroge Christophe DELOIRE numéro un de l’organe. RSF condamne aussi toutes les attaques contre les médias et les journalistes au Gabon, dont une attaque du siège de L’Union, journal de l’Etat gabonais.

Le Gabon vit dans une crise depuis l’annonce des résultats de la présidentielle du 27 août 2016. Il y a eu des incendies, arrestations et morts d’hommes.

James RAMAROSAONA
(Paris, 13/09/2016)

James RAMAROSAONA

Journaliste Indépendant Spécialiste de l'Afrique
Ancien Président de l'Ordre des Journalistes de Madagascar
jramarosaona@hotmail.com
FRANCE

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