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MiG-29 syrien MiG-29 syrien

Poutine, Obama, Erdogan, jeux et provocations autour de la crise syrienne Spécial

L’ours russe vient encore de frapper les protégés de l’aigle américain en Syrie et toujours ce même silence et ce calme imperturbable du côté de la Maison Blanche.

L’aviation syrienne vient de bombarder des positions kurdes dans la ville de Hassakeh, au nord-est de la Syrie, une attitude qui n’est ni plus ni moins qu’un doigt dans l’œil des américains, soutien indéfectibles des forces kurdes. Alors que l’aviation syrienne ne peut intervenir sans l’avis du Kremlin et quelque fois le soutien opérationnel de ce dernier, l’on se demande s’il s’agit là d’une provocation russe contre la Maison Blanche. Possible ! Mais pour Barack Obama qui est à la fin de son second mandat, la marge de manœuvre s’’est infiniment rétrécie, il devra léguer cette patate chaude à son remplaçant.

Depuis de nombreux mois les Etats-Unis n’ont plus caché leur soutien aux Kurdes syriens et Irakiens. Envoi de conseillers militaires aux côtés des combattants kurdes, il faut dire que pour l’Amérique les Kurdes représentent l’espoir d’un retour à la normale de la situation voire même de l’extinction de l’Etat Islamique.

A la suite du raid aérien syrien qui a fait 41 morts dont 25 civils, les autorités militaires américaines ont déclaré la mise en état d’alerte de leurs forces basées à Incirlik. Le capitaine Jeff Davis, porte-parole des forces US dans la région a reconnu que son armée avait eu « chaud » et cela même si côté américain aucune perte humaine n’a été déplorée. On note aussi l’envoi dans les minutes qui ont suivi cette offensive, de chasseurs bombardiers américains sur la zone, une situation qui démontre l’escalade des tensions entre l’ours et l’aigle dans le ciel syrien. Heureusement, les chasseurs syriens rentraient au camp au moment où les bombardiers américains sont arrivés.

Ankara en passe d’ouvrir la voie à une installation russe

Cette attaque dont on soupçonne la Russie d’être l’instigateur, comporte des enjeux hautement stratégiques. L’objectif serait pour cette force russe d’installer un point d’appui chez son nouvel allié turc. Dans ce sens la Russie et le 39 e bataillon de l'US Air Force qui bombarde en Syrie depuis risquent fort de partager le même espace au sein de la base de l’OTAN située dans la ville d'Incirlik, en Turquie, à 100 kilomètres de la frontière syrienne. Mais alors qu’une cinquantaine de missiles nucléaires sont stationnés sur cette base, on voit mal la puissance américaine permettre cette situation.

Quelques jours en arrière un sénateur russe proche du pouvoir indiquait au sujet de cette installation russe dans cette base militaire qu’ « Il nous manque juste l'accord d'Erdogan pour faire en Turquie ce que nous venons de réaliser en Iran : lancer des attaques sur la Syrie depuis un terrain situé au plus près de nos objectifs ». Selon toute vraisemblance Erdogan pourrait en venir à cette décision, compte tenu des relations troubles qu’Ankara entretient avec la puissance américaine qui refuse toujours de livrer Fetullah Gülen, responsable présumé du coup d'État du 15 juillet. A froid depuis quelques mois, Ankara et Moscou ont renoué récemment avec une visite du président Erdogan à son homologue russe, Vladimir Poutine. Afrique Progrès Magazine

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