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REFUGIES : le cap de 60 millions dépassé ! Spécial

+++ Le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (HCR) publie le 20 juin 2016 lors de la Journée Mondiale des Réfugiés un rapport statistique de l’année 2015.

La Journée Mondiale des Réfugiés, célébrée chaque 20 juin « est une occasion de faire le bilan de l'impact dévastateur de la guerre et de la persécution sur la vie de ceux qui sont contraints de fuir, et d'honorer leur courage et leur résilience » explique le secrétaire général des Nations-Unies Ban KI-MOON.

Intitulé « Tendances mondiales », le rapport est fondé sur la base des statistiques fournies par des gouvernements et des organisations partenaires du HCR. Le tableau révèle un total de 65,4 millions de réfugiés et de migrants durant l’année 2015, dont la moitié sont des enfants.

Il s’agit là d’une augmentation de 10 % par rapport à l’année précédente, mais c’est la première fois depuis la création du HCR en décembre 1950 que le seuil de 60 millions est franchi. Du jamais vu ! « C’est inquiétant ! » s’alarme le Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés Filippo GRANDI, en poste depuis janvier 2016, qui note que « des facteurs menaçant les réfugiés et les personnes déracinées se multiplient ».

Le rapport donne ainsi un nombre de 24 personnes en fuite chaque minute en 2015. « Ceux qui s’enfuient sont des gens en quête de sécurité dans leur propre pays ou à franchir les frontières internationales en tant que demandeurs d'asile ou réfugiés » selon le SG de l’ONU.

Le même document explique que sur les 65,3 millions de personnes déracinées, 21,3 millions sont des réfugiés, 3, 2 millions des demandeurs d’asile dans les pays industrialisés et 40,8 millions sont déplacés à l’intérieur de leur propre pays. Trois pays génèrent plus de la moitié des réfugiés dans le monde : la Syrie (4,9 millions), l'Afghanistan (2,7 millions) et la Somalie (1,1 million)

Cette hausse de ceux qui choisissent un déplacement forcé se fait sentir depuis ces cinq dernières années. Les raisons évoquées par l’agence de l’ONU sont les guerres et persécutions dont les conflits en Syrie, en Afghanistan et en Somalie. Citons aussi des reprises de conflits au Soudan du Sud, au Yémen, au Burundi, en Ukraine et en République centrafricaine.

Pour Filippo GRANDI, numéro un de HCR, il presse les gouvernements des pays industrialisés à déployer plus d’énergie et à investir plus de ressources pour résoudre les guerres et les conflits, causes des crises de réfugiés : « il faut des actions plus concrètes et agir vite ! ».

James RAMAROSAONA
20 juin 2016

James RAMAROSAONA

Journaliste Indépendant Spécialiste de l'Afrique
Ancien Président de l'Ordre des Journalistes de Madagascar
jramarosaona@hotmail.com
FRANCE

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