All for Joomla All for Webmasters
 

FRANCOPHONIE : dernier avertissement pour Burundi ! Spécial

+++ Une session du Conseil Permanent de la Francophonie (CPF) tenue à PARIS, le 7 avril 2016 a pris une résolution importante sur le Burundi, un des pays membres.

Présidé par la Secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle JEAN, le CPF est l’instance des représentants personnels des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Organisation internationale de la Francophone (OIF), entre deux sommets. Le Conseil déplore la dégradation de la situation sécuritaire au Burundi, notamment la continuation des arrestations arbitraires et l’absence du processus de dialogue entre les protagonistes de la crise « et ce malgré les efforts significatifs déployés par la communauté internationale  (ndlr : dont l’OIF qui avait envoyé à plusieurs reprises de médiateur sur le terrain) ». Il y a encore des morts et des explosions cette semaine !

Le Burundi étant déjà mis sous haute surveillance, et le Conseil Permanent de prononcer la suspension de la coopération multilatérale francophone auprès du pays. Il s’agit donc là, d’une sanction de plus, en quelque sorte un dernier avertissement avant une éventuelle exclusion de l’organisation.

Reste à savoir si cela aura des impacts auprès du président Pierre NKURUNZIZA, dont l’élection à un troisième mandat contestée fut à l’origine d’une crise profonde depuis près d’une année.

Au siège des Nations Unies, le Conseil de Sécurité a adopté le 1er avril 2016 à l’unanimité une résolution visant à ouvrir la voie à une présence policière onusienne au Burundi, pour apaiser les violences dans ce pays. Cette résolution confie au secrétaire général de l’ONU Ban KI-MOON le soin de dresser dans les quinze jours (ndlr : jusqu’au 15 avril 2016)  une liste des options envisageables pour ce déploiement policier, en collaboration avec le gouvernement burundais et l'Union africaine. Selon RFI, le Représentant permanent de Burundi aux Nations Unies, Albert SHINGIRO se félicite de cette résolution de déploiement « des experts onusiens non armées »

De son côté, après un séjour au Burundi, le secrétaire d'État adjoint américain pour la Démocratie et les Droits de l'homme Tom MALINOWSKI s’indigne devant les atteintes aux droits de l’homme sur le terrain. Plus, il dénonce le double discours du gouvernement, qui, selon lui, s'enfonce lui-même dans une impasse économique et politique. « Le gouvernement ne peut pas tenir un certain discours à la communauté internationale et un autre à sa population » précise le diplomate américain.

L’Union africaine, à travers le conseiller principal de l’Envoyé spécial de l’UA pour la région des Grands lacs, Kassimi BAMBA insiste à la  tenue d’un dialogue inclusif. « La seule solution (…) est le dialogue inclusif, sans pré-conditions ;  et un dialogue tenu à l’extérieur de Burundi puisque l’autre principale protagoniste de la crise est l’opposition. Et les véritables opposants sont tous à l’extérieur, pour leur sécurité » explique ce conseiller lors d’un récent débat sur Burundi à la Fondation Heinrich Böll à BERLIN.

James RAMAROSAONA
(Paris, 08/04/2016)

James RAMAROSAONA

Journaliste Indépendant Spécialiste de l'Afrique
Ancien Président de l'Ordre des Journalistes de Madagascar
jramarosaona@hotmail.com
FRANCE

Laissez un commentaire