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Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon lors de sa visite samedi le 5 mars 2016 dans les camps sahraouis de Tindouf en Algérie. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon lors de sa visite samedi le 5 mars 2016 dans les camps sahraouis de Tindouf en Algérie.

Le Maroc exprime sa colère après les propos de Ban Ki-moon sur la question du Sahara Spécial

En visite au Sahara puis en Algérie entre le 5 et le 7 mars dernier, Ban Ki-moon a soulevé une question que Rabat juge interdite ; « le référendum » au Sahara. Dans un communiqué rendu public dans la soirée du 8 mars, le royaume chérifien a condamné ces propos qu’il qualifie de « dérapages verbaux ».

Pour s’attirer les foudres du Royaume chérifien, il suffit d’un mot mal placé parfois. Lors de sa récente visite au Sahara et en Algérie entre le 5 et le 7 mars, Ban Ki-moon s’est attiré les foudres de Rabat qui estime qu’il n’a pas été neutre sur ce dossier. Selon le communiqué publié par le Royaume dans la soirée du 8 mars, « les faits accomplis et les gestes de complaisance injustifiés de M. Ban Ki-Moon (…) durant sa récente visite dans la région », sont inconcevables.

Pour le secrétaire général des nations unies qui s’est rendu dans les cinq camps de réfugiés au sud-est de l’Algérie, près de Tindouf où vivent des ressortissants du Sahara depuis 1975, date à laquelle ils ont fui la guerre, il faut faire quelque chose pour mettre fin à cette situation. Ban Ki-moon veut attirer l’attention de la communauté internationale sur la « grande souffrance » et les « conditions très difficiles » dans lesquelles ces sahraouis vivent. Il préconise donc la tenue d’« un référendum s’il y a accord entre les parties ».

Sauf que pour Rabat, il n’est pas question de laisser le choix à un peuple qui serait une partie intégrante du Maroc. Les membres de la Mission de l’ONU pour le Sahara (Minurso) que Ban Ki-moon dit prêts à assurer l’organisation de ce référendum, devront donc attendre encore longtemps.

Ban Ki-moon malvenu au Royaume du Maroc ?

Le secrétaire des nations Unies a promis néanmoins de se rendre « plus tard dans l’année »au Royaume du Maroc pour relancer le dossier du Sahara. Mais compte tenu des positions affichées au cours de sa récente visite dans la région, les discussions avec Rabat s’annoncent houleuses. Pour le Royaume qui s’est senti insulté avec l’usage des termes tels que « occupation », cette visite pourrait bien être le moment de remettre Ban Ki-moon à sa place.

De toute façon Ban Ki-moon n’est pas sur la même longueur d’onde que le Maroc. Tandis que Rabat s’attendait à ce que le secrétaire général des Nations Unies évoque le recensement de la population qui vit dans ces camps et lève la question du « détournement avéré (…) de l’aide humanitaire internationale destinée aux populations de ces camps » selon le communiqué, Ban Ki-moon n’en a tout simplement pas fait mention. AFPmag

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