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Etats-Unis: Barack Obama décidé à fermer Guantanamo avant la fin de son mandat Spécial

Guantanamo, la prison de toutes les souffrances pour les auteurs d’actes terroristes, sera fermée avant la fin de cette année 2016 et donc du départ de Barack Obama de la Maison Blanche. Le chef d’Etat américain l’a annoncé ce mardi 23 février en présence de son vice-président Joe Biden.

Encore 91 détenus à Guantanamo, prison illégale où sont retenus les auteurs d’actes terroristes, pourtant la décision de fermeture vient d’être annoncée. Ce mardi 23 février le chef d’Etat américain s’est exprimé au sujet de cette prison tant décriée à travers le monde et par une bonne frange des américains. Selon Barack Obama, « Le maintien de cette prison de Guantanamo est contraire aux valeurs de l'Amérique »

Mais pour Barack Obama qui considère cette fermeture de Guantanamo comme le fait de tourner « un chapitre » sombre de l’histoire des Etats-Unis, cette fermeture est aussi un challenge. Pendant la campagne présidentielle de 2008, on se souvient que le chef d’Etat avait fait de la fermeture de cette prison un objectif de sa présidentielle. Et puis aujourd’hui que la plupart des actions fortes que le chef d’Etat a posé pendant ses deux mandats à la tête des Etats-Unis sont en train d’être gommées par le congrès, cette fermeture restera probablement la seule trace que personne n’effacera.

La chambre des représentants contre le projet de fermeture

Mais contre Barack Obama une bonne frange des membres du congrès américains sont opposés. Pour certains républicains, cet héritage du président Bush est à préserver, et cela malgré le contexte de réchauffement des liens américano-cubains. John Kerry vient d’annoncer qu’il précèdera Barack Obama sur l’île de Cuba où se situe cette prison de Guantanamo, pour évoquer les questions relatives au droit de l’homme. Contradiction n’est-ce pas ?

Même si le plan de fermeture de Guantanamo, dévoilé au moment de l’annonce par Barack Obama, est crédible à plus d’un titre, le tour n’est pour autant pas joué. Sauf que le texte ne passera peut-être pas par le congrès où Paul Ryan, a laissé entendre que « Sa proposition [Barack Obama] manque de détails cruciaux, requis par la loi, comme le coût exact et le lieu d'un nouveau centre de détention ». Leprésident républicain de la Chambre des représentants ajoute que « Nous ne risquerons pas notre sécurité nationale pour une promesse de campagne ».

Un problème qu’il est avantageux de régler maintenant

La prison n’en est qu’à sa quinzième année, et pourtant les critiques ont assailli l’Amérique. Pire encore, elle serait quelque part utile aux terroristes qui profitent pour faire leur recrutement sous la barbe américaine. Ce sont autant de raison qui ont poussé Barack Obama à se demander au final « Si, en tant que pays, nous ne réglons pas ce problème aujourd'hui, quand le ferons-nous ? Allons-nous laisser traîner le dossier pendant 15, 20, 30 ans ? »

L’avantage de cette fermeture est considérable. Avec une diminution annuelle des dépenses située dans la fourchette de 65 à 85 millions de dollars, elle permettrait d’amortir les dépenses autour du transfert des détenus dans d’autres prisons.290 à 475 millions de dollars sont nécessaires pour cette opération. L’autre avantage est que 35 de ces détenus pourraient être déportés vers des pays tiers.

On se souvient encore que la prison de Guantanamo a été ouverte par les Etats-Unis après l’attentat du 11 septembre 2001. A l’époque c’est Georges W. Bush qui était au pouvoir. Depuis elle a accueilli près de 800 détenus, venus de plusieurs horizons. AFPmag

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