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Congo : pas de Mission d’observation de l’UE aux présidentielles ! Spécial

+++ De BRUXELLES, le 19 février 2016 l’Union Européenne (UE) à travers une déclaration de son porte parole se préoccupe du contexte politique au Congo.

Dans cette déclaration, son porte parole avance que « le contexte actuel ne permet pas la présence d’une Mission d’observation de l’UE lors du scrutin du 20 mars ». L’absence d’une telle mission aux présidentielles anticipées de Congo est un signal fort d’un doute de l’UE sur la sincérité et la crédibilité de ce scrutin. Ce qui n’est pas un bon point pour le président sortant, candidat à sa propre succession, Denis SASSOU-NGUESSO.

D’ailleurs, le porte parole est clair : « malgré ces engagements, les réformes introduites (ndlr : par le gouvernement congolais lors du dialogue politique du 20 novembre 2015) sur la loi électorale sont illimitées (…) Les modifications (…) peuvent induire une insécurité juridique et ne semblent pas de nature à rassurer sur le caractère démocratique, inclusif et transparent de l’élection anticipée du 20 mars 2016 ».

A 72 ans dont 32 ans au pouvoir, Denis SASSOU-NGUESSO ne devait plus briguer un troisième mandat, mais a réussi à faire sauter ces deux verrous grâce à un référendum constitutionnel contesté et boycotté du 28 octobre 2015. Quelques semaines après, il a convoqué une présidentielle anticipée pour le 20 mars 2016. Une anticipation que l’UE considère « ne pas permettre à une amélioration du fichier électoral ». Plus, l’UE est préoccupée « par le sort des membres et sympathisants des partis arrêtés et en attente de jugement ».

Au total douze personnalités ont annoncé leurs candidatures, dont deux candidats malheureux à la présidentielle de 2009 (Anguios Nganguia ENGAMBE et Joseph Kignoumbi KIA-MBOUNGOU), quatre anciens ministres, Pascal Tsaty MABIALA, Guy-Brice Parfait KOLELAS, André Okombi SALISSA et Claudine MUNARI ainsi que l’ancien chef d'état-major et ex-Représentant représentant spécial de la présidente de la Commission de l’UA en Centrafrique, le général Jean-Marie Michel MOKOKO.

Egalement ancien conseiller de SASSOU-NGUESSO pour les questions de sécurité, il est actuellement inquiété par la justice congolaise.

James RAMAROSAONA
(Paris, 21/02/2016)

James RAMAROSAONA

Journaliste Indépendant Spécialiste de l'Afrique
Ancien Président de l'Ordre des Journalistes de Madagascar
jramarosaona@hotmail.com
FRANCE

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