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BURUNDI : le régime demande l’extradition des journalistes en exil, RSF considère cet acte comme une chasse aux sorcières Spécial

+++ Le ministère de la Justice burundaise vient de publier le 2 février 2016 un communiqué à la communauté internationale demandant aux pays hôtes, d’extrader en Burundi, 34 personnalités faisant l’objet des mandats d’arrêts internationaux. Dont 7 hommes des médias. Reporters Sans Frontières (RSF) s’insurge.

Le communiqué est signé d’Agnès BANGIRINCENGE, secrétaire général de la Cour Suprême du ministère de la Justice burundaise, et signale que le ministère public n’étant pas satisfait du jugement rendu le 15 janvier 2016 dans l’affaire présumée de coup d’état avorté du 13 mai 2015, a interjeté appel. Les ciblés se trouvent à l’extérieur du pays, sont considérés par le régime NKURUNZIZA comme les putschistes.

Sur les 34 personnes figurent une quinzaine des généraux, anciens généraux et anciens commissaires de police de Burundi. Mais, il y a aussi des hommes des médias, à savoir 4 directeurs de stations privées : Patrick NDUWIMANA (Bonesha FM), Bob RUGURIKA (Radio Publique Africaine), Anne NIYUHIRE (Radio Isanganiro) et Innocent MUHOZI (Radio-Télé Renaissance) et 3 journalistes reporters : Gilbert NIYONKURU, Patrick MITABARO et Arcade HAVYARIMANA.

Le lendemain, le 3 février 2016, RSF s’indigne. Cet organe reconnu pour sa défense de liberté de la presse réitère que les hommes des médias burundais sont plus que jamais victimes de la spirale de violence et de la confusion politique de ce pays.

RSF défend ainsi les sept journalistes en exil et rejette leur accusation comme complices dans le putsch avorté du 13 mai 2015. Cléa KHAN-SRIBER, responsable Afrique du RSF explique : « Il s’agit d’une chasse aux sorcières ! Ces journalistes et patrons de médias n’ont fait que leur travail en diffusant des informations d’intérêt public. (…) ». Plus, elle demande au gouvernement burundais « de faire preuve de bonne foi en mettant un terme à cette persécution judiciaire et en permettant à ces médias de reprendre leurs activités librement »

La section Afrique de Human Rights, a aussi émis leur inquiétude sur la liberté d’expression au Burundi en décembre 2015 : « Les journalistes (…) ont eu une année difficile. Une répression implacable du gouvernement a contraint la plupart d'entre eux à fuir le pays. L'assaut a été mené sur tous les fronts : fermeture par le gouvernement de toutes les principales stations de radio privée, menaces de mort répétées, menaces de poursuites judiciaires basées sur des accusations fallacieuses, passages à tabac … »

James RAMAROSAONA
(Paris, 06/02/2016)

James RAMAROSAONA

Journaliste Indépendant Spécialiste de l'Afrique
Ancien Président de l'Ordre des Journalistes de Madagascar
jramarosaona@hotmail.com
FRANCE

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