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Les présidents Keita (Mali), Abdel Aziz (Mauritanie), Sall (Sénégal) et Déby (Tchad) avaient participé à la 1ère édition du Forum de Dakar, en 2014. Les présidents Keita (Mali), Abdel Aziz (Mauritanie), Sall (Sénégal) et Déby (Tchad) avaient participé à la 1ère édition du Forum de Dakar, en 2014.

Sénégal : Les leaders politiques africains absents au Forum sur la paix et la sécurité en Afrique Spécial

Réunis à Dakar ce dimanche 8 novembre dans le cadre de la deuxième édition du forum sur la paix et la sécurité en Afrique, plusieurs chercheurs, experts, hommes politiques, industriels et financiers sont attendus, soit 800 au total. Mais l’absence de l’ensemble des leaders africains à Dakar réprime le « caractère informel » de cette rencontre.

A Dakar où l’ouverture du deuxième forum sur la paix et la sécurité en Afrique s’est faite ce dimanche 8 novembre, ce sont plusieurs centaines de participants qui sont attendus. Alors que cette édition fait suite à une première tenue dans la même ville, courant décembre 2014, l’espoir d’une prise en main de la sécurité continentale par les ressortissants africains s’accroît.

Quelques attentes du forum de Dakar

Co-organisateur de cet important évènement, Jean Yves Le Drian, parlant au nom de la France, a reconnu à l’ouverture que « le thème reste malheureusement tout à fait d’actualité. », ce qui se voit avec les crises qui émaillent le continent, Boko Haram dans la région du lac-Tchad, les Shebab dans la corne d’Afrique, le Burundi au bord d’une implosion, le Nord Mali qui reste exposé à un regain de tension permanent.

Pour le ministre français de la défense, M. Le Drian, « Ce forum s’installe dans le paysage de la réflexion sur la sécurité et la paix qui donne aujourd’hui des résultats. Et je souhaite que ces deux jours soient deux jours d’initiatives pour l’Afrique que nous aimons tous beaucoup. »

Cheich Tdiane Gaido, homme politique sénégalais, va plus loin dans son propos, estimant que l’Afrique doit aujourd’hui se déterminer à lutter contre le terrorisme, appelant les organismes internationaux et les Etats occidentaux à concourir à la mise en place d’une force africaine. « Si l’Afrique ne se met pas en première ligne, y compris ses amis qui veulent la soutenir ne pourront pas faire le travail à sa place. Et ensuite si les partenaires internationaux sont d’accord pour qu’on mette en place des forces régionales africaines. C’est à peu près ça, je crois, les grands objectifs de ce forum ».

Un sommet à « caractère informel »

Mais on est loin des décisions politiques, aujourd’hui que le Forum sur la paix et la sécurité en Afrique semble être une co-organisation franco-sénégalaise. L’ensemble des chefs d’Etat africain n’a pas répondu présent à l’évènement. Quelques ministres des Affaires étrangères, l’algérien Ramtane Lamamra et égyptien Sameh Shoukry, ont effectué le déplacement pour la capitale sénégalaise, tandis que les premiers ministres du Gabon et du Togo restent attendus. L’autre couac assez notable est la déclaration du commissaire paix et sécurité de l’UA, qui n’a pas hésité à blâmer le « caractère informel » de la rencontre de Dakar.

Contrarié l’Etat sénégalais a déclaré par son ministre des affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, avoir refusé de « faire de ce forum une réunion de chefs d’Etat. Ajoutant que Nous avons voulu que ce forum soit le cadre d’un échange libre ». C’est peut-être vrai mais les décisions de ce forum, compte tenu du manque d’enthousiasme constaté, risquent ne pas être retenues par les Etats et les institutions africaines, l’Union africaine en tête. AFPmag

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