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Une marche parisienne contre le référendum constitutionnel au Congo, le 24 octobre 2015 Une marche parisienne contre le référendum constitutionnel au Congo, le 24 octobre 2015

DEMOCRATIE EN AFRIQUE : une prise de conscience ferme des Africains de Paris Spécial

+++ Le colloque sur « le devenir démocratique de l’Afrique : paix, sécurité et résolutions des conflits » organisé par Vassa Club à l’auditorium du Barreau des Avocats de Paris (France) le 6 novembre 2015, avec plus d’une centaine de participants reflète une prise de conscience des associations et partis de la diaspora africaine d’agir.

Bien qu’il n’y ait pas eu de résolutions fermes, la réflexion sur l’avenir de la démocratie en Afrique, objectif du rendez-vous coordonné par Freddy KITA et Paul DIMA fut intéressante à plus d’un titre. D’abord, les Africains se trouvant en France, précisément à Paris, pour diverses raisons suivent avec intérêt tout ce qui se passe sur le continent. Ensuite, il se dégage à travers un débat enrichissant voire enflammé suivant les communications des intervenants, leur volonté d’assainir l’environnement sociopolitique et économique en Afrique.

La question de liens ou d’attachement avec l’Europe ou la communauté internationale en face des identités locales fait l’objet de sérieuse discussion, tenant compte des conflits et actes terroristes ainsi que du fameux « aide au développement ». L’assistance est plus déterminée que jamais de s’opposer à toute forme de verrouillage de pouvoirs en vue d’une démocratie entièrement africaine. Différents chefs d’Etat africains ont été pointés du doigt.

Signalons que les différents évènements – phénomène Boko Haram, série d’élections présidentielles et référendaires et mouvements de l’opposition et de la société civile réprimées – créant d’instabilité et tensions dans divers pays africains (Burundi, Centrafrique, Burkina Faso, Guinée-Conakry, RDC, Congo Brazzaville) depuis environ trois ou quatre mois ont été à l’origine de cette mobilisation. De plus que les coordonateurs sont des acteurs militant pour la paix et la stabilité depuis des années. Ce qui a facilité la tenue de ce débat, organisé en un jour de travail mais ayant mobilisé quelques 160 personnes, y compris des européens amis de l’Afrique.

Les débats en deux axes- le rôle des institutions et les acteurs d’un côté, et la construction de la sécurité et le renforcement d’une culture de paix d’un autre- malgré un chamboulement de programme ont été bien menés successivement par deux modérateurs, Freddy MULONGO et Jean CELESTIN (tous journalistes). Y ont intervenu l’ancien chef de gouvernement de Centrafrique André NZAPAYEKE (la gestion liée à la situation des états fragiles), des anciens ministres, tels le guinéen Bah OURY (quid de solutions face aux crises institutionnelles) et le tchadien Acheikh IBN OUMAR (les services de renseignement face aux mouvements terroristes), ainsi que des députés Emery OKUNDI (la situation de la RDC) et Samy BADIBANGA (la contribution des parlementaires dans la résolution des conflits politiques). Deux intervenants ont présenté respectivement la santé démocratique – pas en rose - du Sénégal et de Djibouti. En sa qualité d’Avocat au Barreau de Paris, Paul DIMA éclairci l’assistance sur l’Afrique et la Cour Pénale Internationale. Et c’est un avocat doublé d’une fonction de Professeur spécialisé dans la défense qui fut le dernier conférencier du colloque, faisant l’historique du terrorisme.

James RAMAROSAONA
(Pour Afrique Progrès Mag. Paris 07/11/2015)

James RAMAROSAONA

Journaliste Indépendant Spécialiste de l'Afrique
Ancien Président de l'Ordre des Journalistes de Madagascar
jramarosaona@hotmail.com
FRANCE

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