All for Joomla All for Webmasters
 

Référendum au Congo : huit opposants mis en garde à vue à Paris Spécial

Pour les huit congolais qui ont fait irruption dans leur ambassade à Paris ce jeudi 15 octobre, la garde à vue vient de commencer. Opposés au projet de référendum constitutionnel de Denis Sassou Nguesso, les prévenus étaient venus dire « non » à ce coup d’Etat constitutionnel.

La bataille pour un troisième mandat de Denis Sassou Nguesso, chef d’Etat depuis 1997, vient de faire des victimes. Huit congolais viennent d’être mis en garde à vue à l’issue d’une manifestation au sein de leur ambassade à Paris. Roland Nitou, l’un des opposants arrêtés ce jeudi 15 octobre 2015 explique que « Nous sommes partis à l’ambassade avec un texte que nous avons rédigé. On nous a empêchés de lire le texte, de remettre le courrier, d’être reçus par un responsable de l’ambassade et à un moment donné la police a donné l’assaut ».

De leur côté les forces de police ne dénoncent pas cette version, mais se sont bornées à préciser que leur intervention fait suite à une réquisition écrite de l’ambassadeur congolais à Paris. Ces policiers ont procédé aussi au contrôle d’identité de douze autres manifestants qui se trouvaient à l’extérieur de l’ambassade.

Les huit étaient « venus faire la casse »

Mais une source au sein de l’ambassade avance que les huit hommes étaient « venus faire la casse », sauf qu’aucune déclaration n’a été apportée concernant les dommages enregistrés au sein de l’ambassade. La bataille est loin d’être finie pour ces opposants qui estiment avoir des motifs suffisants pour combattre le projet présidentiel de référendum. M. Nitou, le seul opposant connu de la bande, a tenu à rappeler au cours de son propos que « Nous sommes levés, le peuple congolais de la diaspora, pour dire non à ce référendum qui permettrait au président Denis Sassou Nguesso, 72 ans, de briguer un nouveau mandat ».

Un mandat de trop

Pour rappel, Denis Sassou Nguesso, chef d’Etat entre 1979 et 1992, et depuis le coup de force de 1997, a 32 ans cumulés au pouvoir. En l’Etat actuel de la constitution, il lui est impossible de briguer un troisième mandat et de se présenter à l’élection à 72 ans [la limite d’âge des candidats se situant à 70 ans]. Ces deux limites ont forcé le chef d’Etat a lancé récemment un forcing en vue de se représenter à la présidentielle de 2016. Face à la montée des tensions au sein du peuple congolais, le gouvernement de Barack Obama a mis en garde le chef d’Etat congolais contre un retour de la crise. Rien n’a changé en tout cas. AFPmag

Laissez un commentaire

Archives

« Octobre 2017 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31