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Barack Obama est-il responsable des dérives de la Syrie ? Spécial

Alors que les dégâts enregistrés depuis le début de la crise syrienne il y a quatre années sont incommensurables aujourd’hui, Barack Obama est indexé en coupable. L’indécision du chef d’Etat américain qui n’a jamais voulu autoriser des frappes contre Bachar Al Assad est pour certains chroniqueurs, la cause de ces milliers de morts, de ces déplacements, et du nombre sans cesse croissant des réfugiés.

En quatre années de conflit interne, la Syrie a fait plus de 200 000 morts, 4 millions de réfugiés et 7,6 millions de déplacés. Ce n’est pas tout puisque le pays reste en proie à la lutte entre milices et forces loyales à Bachar Al Assad. Tout ceci ne serait pas arrivé si les Etats-Unis n’avaient pas fait volte face.

Obama : un traître ?

L’été 2013, la France est sur le point d’intervenir en Syrie et sollicite l’appui de ses alliés. Cette décision fait suite à l’usage par les autorités syriennes dans une banlieue de Damas des armes chimiques non-conventionnelles pour cette guerre qu’elles mènent contre ses propres nationaux. L’Amérique de Barack Obama est sur la même longueur d’onde que François Hollande. Sauf qu’au moment de passer aux choses sérieuses, l’administration Obama fait se replie. C’est au téléphone que le chef d’Etat américain déclare à son homologue français qu’il va requérir l’avis du congrès avant de procéder à cette attaque.

Dans le sillage de ce recul inattendu, Téhéran. Selon certains analystes, la volte-face américaine aurait été demandée par l’Iran, allié historique de Bachar Al Assad, avec qui Barack Obama avait ouvert les négociations au sujet du nucléaire. Si Téhéran est intervenu auprès des Etats-Unis pour demander à l’administration américaine de ne pas frapper Damas, que proposait à l’époque l’administration iranienne, vu que l’accord est passé encore par plusieurs négociations avant d’aboutir récemment ?

Obama : « je ne suis pas George W. Bush »

Selon un témoin de l’échange téléphonique entre François Hollande et son homologue américain, Barack Obama s’est justifié en arguant le fait « qu’il n’y a pas de coalition internationale pour une intervention en Syrie, pas de majorité au Conseil de sécurité, pas de soutien dans l’opinion, il faut au moins que j’ai l’aval du Congrès, car je ne suis pas George W. Bush ». Ces obstacles au sens du chef d’Etat américain, ne sont pas levés jusqu’aujourd’hui. Malgré cela une bonne frange des connaisseurs du dossier essaye de faire peser la responsabilité de la situation qui sévit en Syrie et dans le monde où les arrivées de migrants connaissent une forte recrudescence sur Barack Obama.

Nicolas Sarkozy et l’idée des « réfugiés de guerre »

Pendant que le nombre des migrants syriens est à son plus haut niveau depuis le début de la crise en 2011, l’Europe court dans tous les sens pour trouver la solution à cette crise jamais imaginée. Nicolas Sarkozy a proposé pour sa part, la différenciation des réfugiés syriens qu’il nomme « réfugiés de guerre » des autres réfugiés qui bénéficient d’un titre de séjour de dix ans, demandant ainsi qu’ils soient casés en France en attendant la fin de la crise pour rejoindre leur pays. Une idée qui n’a reçu aucun écho favorable au sein de l’Union Européenne.

Une réunion à Bruxelles entre les ministres de l’intérieur

Ce lundi 14 septembre les ministres de l’intérieur de l’union européenne se pencheront encore sur le dossier des quotas de migrants. Cette réunion qui se tiendra à Bruxelles arrive au lendemain de l’annonce par les autorités allemandes de la fermeture provisoire de leur frontière avec l’Autriche, une décision qui présage la remise en question des accords Schengen. Paris a appelé ce dimanche 13 septembre l’ensemble des pays de l’Union, l’Allemagne y compris, au respect des accords Schengen. AFPmag

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