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Un milliard de dollars, c’est le montant du fonds dédié aux énergies renouvelables en Afrique subsaharienne par la Banque européenne d’investissement (Bei), et l’Agence africaine d’assurances commerciales (Ati).

L’ouvrage d’un coût global d’environ 13 milliards de Fcfa est la première installation du genre en Afrique centrale. Il permettra de stabiliser les prix et de lutter contre la fraude au carburant.

Le Sénégal peut se frotter les mains car le zircon apporte une bouffée d’air à l’économie nationale. Au mois de janvier 2018, les recettes d’exportation du zircon au Sénégal ont connu une hausse considérable. 133,5%, c’est le chiffre avancé cette année par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

Comparée à la même période de l’année dernière, la hausse constatée est assez expressive. Les exportations sont donc passées de 2,551 milliards F CFA en janvier 2017 à 5,957 milliards F CFA, soit une hausse de 3,406 milliards F CFA. Cela démontre à plus d’un titre le dynamisme de ce secteur pas des moindres dans ce pays de l’Afrique de l’ouest.

Troisième grande mine au monde

La troisième plus grande mine d’exploitation de zircon au monde se trouve au Sénégal. Elle est située à Diogo, dans la région de Thiès. Le classement place le pays derrière l’Australie et l’Afrique du Sud. Cette mine alimente toute une industrie sur le plan local et international. Une bonne partie de cette ressource est destinée à l’exportation. L’Europe reste un client privilégié qui absorbe une partie considérable des exportations. Et les exploitations en ce qui les concerne, vont bon train. Au mois d’avril 2014 par exemple, c’est un total de 5500 tonnes de zircon qui avait été exploité.

 

Les sites de production

Parmi les sites de production du zircon, se trouve celui de Diogo, dans la région de Thiès. C’est ce site qui a propulsé le Sénégal en 2016 dans le top 10 des pays possédant de vastes mines de zircon. Néanmoins, l’acquisition de cet espace n’a pas été chose facile pour la mise en place de l’usine. Les populations se sont levées à un moment donné pour secouer la société d’extraction minière Grande Côte Opération (GCO). Elles ont dénoncé un accaparement de leurs champs bien que des indemnisations leur aient été versées. Ce scénario n’est pas loin de celui de la localité de Niafourang en Casamance. Ici, les populations évoquent la possibilité que ce site en étude jusqu’ici soit sur le point de créer de sérieux dommages à leur écosystème

Aujourd’hui, la validation du projet est dans sa phase finale mais cela piétine. Des risques de disparition de la mangrove, des produits halieutiques sont mis sur la table. Leur zone pourtant classée « Aire marine protégée » fait débat. Ousmane Sané, président du Comité de lutte contre l’exploitation du zircon et Michel Coly, président de la jeunesse y tiennent dur comme fer. Ils souhaitent un développement harmonieux de la zone, lequel développement sera soutenu par les pouvoirs publics et toute personne de bonne volonté. « La mer avance, zircon ou pas, l’eau progresse vers les habitations », lance M. Sané comme un cri de cœur.

Le pire que craint la population est de laisser l’eau envahir leur village, rizières et surtout de voir disparaître leur dune. Une fois que la dune de sable est rasée au profit des fouilles à la recherche du zircon, « on fait un boulevard ouvert à l’eau qui va remonter facilement pour gagner le village », soutient M. Sané.

Par contre, les responsables du projet pensent plutôt à une exagération des populations. Le site du zircon de Niafrang se situe sur un espace dunaire de six kilomètres pour une superficie de 180 hectares. 4,5 millions de tonnes de ce minerai ont été prospectés. L’Etat a confié ce chantier à la compagnie australienne Astron. Du côté de M. Ibrahima Diaw, directeur de Harmony Group, chargé de la mise en œuvre de l’étude d’impact environnemental dudit projet, les affirmations des populations ne sont pas vérifiées.

« La compagnie devra contribuer aux activités de préservation de l’aire marine protégée avec la population. Elle a prévu la restitution de la mangrove par le respect d’une zone tampon constituée par la moitié occidentale de la dune et autre mesure de protection des rizières », a concédé l’ingénieur spécialiste des mines. Mais en attendant, le Sénégal fait la part belle de cette exploitation.

 

Encadré

Ce qu’il faut savoir des années antérieures                                                                                 

L’année 2017 n’a pas été mauvaise en termes d’apport dans l’exploitation du zircon. Une nette progression a été constatée depuis les années 2003. D’après le cumul des exportations du Sénégal entre le 1er janvier et le 31 décembre 2017, établi par une étude de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), une hausse de 22, 3 % est à noter par rapport à l’année 2003.

Au terme de l’année 2017, 1 486 milliards de FCfa ont été enregistré comme recettes. Dans cette même lancée, une hausse de huit virgule quatre pourcent (8,4%) est enregistrée soit 115,2 milliards de francs Cfa, si on le compare à l’année 2016.

Entre les années 2014 et 2015, le Sénégal avait enregistré ce que les experts ont qualifié de « plus forte hausse » du point de vue des exportations. Les recettes sont passées de plus de 1 174 milliards de F CFA à plus de 1 342 milliards de francs Cfa.

Le Sénégal est entré dans la production du zircon en 2014. GCO ; à l’époque Grande Côte Opération, avait investi 678 millions de dollars, l’un des plus gros investissements jamais réalisé dans ce pays côtier.

Assou Afanglo

Après les bateaux Emmanuel 1, 2 et 3, des experts congolais formés en RDC réalisent en ce moment la construction d’Emmanuel 4 qui sera très bientôt opérationnel. Et ce bateau n’a rien à envier à ceux construits ailleurs dans le monde.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, et il faut le dire sans façon, au sujet de la progression du Sahara entre 1920 et 2018, ils sont alarmants. Le désert du Sahara a augmenté sa surface de 10% depuis un siècle.