All for Joomla All for Webmasters
 

Barrage Grande Renaissance : les travaux se poursuivent, les désaccords aussi

03 mars, 2018

Le barrage Grande Renaissance a dépassé un niveau de réalisation de 65%. Son entrée en fonction prévue en 2019 pose un problème d’approvisionnement en eau potable au voisin égyptien. Depuis, les deux pays auxquels il faut ajouter le Soudan, entre autres pays traversé par les eaux du Nil, tente une résolution diplomatique de la mésentente.

MAINTIEN DE PAIX : un kenyan à la tête de MINUAD !

10 août, 2017

+++ La mission hybride Union africaine –Nations Unies au Darfour connue sous le sigle MINUAD vient d’avoir un nouveau chef.

Ethiopie/Soudan : Le barrage Grande Renaissance créé l’interdépendance

14 avril, 2017

Attendu pour 2018, le barrage Grande Renaissance, première centrale hydroélectrique d’Afrique en termes de capacité, vient de trouver un pays preneur pour son énergie. Alors que cet important ouvrage devrait générer 6000MW d’après les prévisions initiales, le Soudan vient d’annoncer qu’il se fournira en énergie auprès du voisin éthiopien.

L’Afrique en danger avec les anciens détenus de Guantanamo dans ses prisons ?

06 avril, 2016

Le 3 avril dernier le Sénégal a accueilli deux détenus libyens de la prison de Guantanamo en cours démantèlement, ce qui porte le nombre d’ex-détenus de la prison américaine de Cuba sur le continent à 59 et remet en question la sécurité de l’ensemble du continent.

Relations internationales : Omar El-Béchir est en voyage en Chine

02 septembre, 2015

A l’occasion du 70e anniversaire de la fin de la deuxième guerre mondiale, Omar El-Béchir est en voyage en Chine et devrait participer auprès de son homologue chinois, Xi-Jinping, à la parade militaire de l’armée chinoise ce jeudi 3 septembre 2015.

Voyage d’Omar El-Béchir en Mauritanie : Pour une fois encore, la CPI est défiée

01 août, 2015

Sans inquiétudes, le président soudanais Omar El-Béchir s’est rendu dimanche en Mauritanie où il devra participer ce lundi, au sommet sur la Grande muraille verte.

Kidnapping de masse : le soudan du sud formerait-il des enfants soldats ?

22 février, 2015

Dimanche 15 février, 89 enfants âgés de 13 à 18 ans sont enlevés au Soudan du Sud par un groupe armé non identifié. Alors que l’information vient d’être confirmée ce samedi 21, par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), on table sur l’enrôlement forcé des enfants soldats.

Ils étaient 89 enfants ou plus, âgés de 13 à 18 ans, ils ont été enlevés le dimanche 15 février par un groupe armé inconnu. L’enlèvement de ces enfants est survenu au nord du pays, dans la ville de Wau Shilluk, une ville où près de 100 000 déplacés se sont réfugiés pour fuir les combats. Les enfants étaient en train de réviser en compagnie de leurs enseignants quand des hommes armés ont fait irruption. D’autres enfants ont été arrachés à leur mère au cours du porte à porte qui a suivi ce premier acte d’enlèvement. L’information a été confirmée ce samedi 21 par la branche de l’Unicef présente à Juba, capitale du Soudan du Sud.

L’organisation onusienne dénonce un nouvel enrôlement forcé de jeunes combattants dans les rangs d’un groupe armé.  Le nombre de 89 pourrait donc être largement en deçà du chiffre exact, puisque Doune Porter, le porte-parole de l’UNICEF explique que « Nous avons des rapports qui indiquent qu’il y a plus de jeunes enlevés puisque les soldats sont allés de maison en maison cherchant des jeunes hommes pour les prendre et avoir ainsi plus de soldats. ». Ce nouvel acte d’enlèvement porte le chiffre à 12 000 enfants qui font office de soldats dans les rangs des groupes armés depuis décembre 2013.  Tous ont été enlevés à leurs parents pour un rendez-vous auquel, seul le plus pire des hasards peut convier un enfant. Face à tout cela, on se demande qui mettra à l’abri les 400 000 enfants sud-soudanais qui ne sont plus scolarisés aujourd’hui et qui sont exposés à un enrôlement volontaire dans les rangs de ces étranges combattants. AFPmag.

 

Soudan : le procès contre les militants des droits de l’homme se poursuit malgré les appels à leur libération.

08 avril, 2015

 

Dr Amin Mekki Medani
Dr Amin Mekki Madani

 

Connu pour ses luttes en faveur des droits de l’homme, Amin Mekki Madani et deux autres acteurs de la scène des droits de l’homme soudanaise, sont accusés d’avoir tenter d’évincer le régime en place. Tout a commencé dans le fameux « appel du Soudan » de décembre 2014.

Les humanistes cachaient-ils des projets terroristes ? C’est la question qui se pose alors que Amin Mekki Madani et deux autres militants des droits de l’homme, ont rejoint à Khartoum le banc des accusés après celui de la Confédération de la société civile soudanaise. L’homme qui a été sur tous les fronts comme employé des institutions internationales avant de se retrouver à la tête des droits de l’homme de toute la région, est à la barre pour une affaire de déstabilisation supposée.

Depuis,  Wigdan Mekki, qui vit à Paris et suit le déroulement du procès, dénonce cette interpellation. La nièce du prévenu « ne conçois pas qu’une justice aux ordres d’Omar Al-Bachir,  puisse juger un homme qui a dédié sa vie à la défense des droits de l’homme ».

Selon elle on est aujourd’hui face à un cas d’« abus de pouvoir car rien ne justifie sa détention ni un quelconque procès ».

Mais de son côté la justice soudanaise s’appuie sur un document politique, « Sudan Call »1, « l’appel du Soudan », pour arguer l’idée que le prévenu a voulu renverser le régime en place. Le fameux texte est un appel lancé par Amin Mekki Madani  et Farouk Abou Issa, le chef du mouvement d’opposition National Consensus Forum, 76 ans et  78 ans respectivement. Les deux hommes appellent à « démanteler un régime à parti unique » et à mettre un terme aux « guerres et conflits ».

Les appels à la libération de ces militants des droits de l’homme se sont multipliés. Depuis décembre, d’illustres autorités des Nations Unies ont sommé les autorités soudanaises  de les libérer, en vain. « Nous exhortons le gouvernement à libérer les trois hommes en l’absence de charges valables ou bien de les inculper dans les plus brefs délais pour des faits reconnus et les traduire en justice en garantissant leurs droits à un procès équitable », déclarait en décembre dernier une porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.

Après ces longs mois d’attente  Wigdan Mekki  est convaincue qu’« Ils ne seront pas libérés tant qu’ils n’auront pas présenté leurs excuses pour avoir osé signer l’Appel du Soudan” ». AFPmag.

 

1. Sudan Call (le texte en anglais): http://www.sudantribune.com/spip.php?article53263

L’Ethiopie et l’Egypte peuvent souffler enfin.

24 mars, 2015

 

Omar el-Béchir (Soudan), Abdel Fattah al-Sissi (Egypte) et Hailemariam Desalegn (Ethiopie) saluent l'accord sur la construction du grand barrage éthiopien Renaissance et le partage des eaux du Nil
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, son homologue soudanais Omar el-Béchir, et le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, à Khartoum lundi 23 mars 2015

 

Le vieil accord de 1929 qui accordait à l’Egypte un droit de décider sur le sort des eaux du Nil, ne régira bientôt plus les pays desservis par le plus long fleuve d’Afrique. Après de longs mois de polémique au sujet de la construction par l’Ethiopie du mégabarrage la Renaissance, un accord vient d’être signé par Abdel-Fattah al-Sissi, Omar el-Béchir et Hailemariam Desalegn ce lundi 23 mars 2015.

Bientôt l’accord de 1929 ne sera plus valable. Cet accord reconnaissait à l’Egypte où seulement 20% des eaux du Nil passent, un droit de regard sur les eaux du plus long fleuve d’Afrique, de sorte que tous les projets menés sur le Nil devait recevoir l’aval du Caire ; une situation fort rigide pour l’Ethiopie par où passent 80% de ces eaux.

Alors que l’Ethiopie est à la recherche de sa gloire perdue et que les leaders politiques ne cachent plus leur ambition de devenir une puissance continentale, pareille décision était à revoir. Avec le lancement de la construction du mégabarrage de la Renaissance, la situation entre les deux pays était explosive. Les menaces du Caire qui voyait dans ce projet qu’il n’avait pas autorisé un risque de perdre les précieuses eaux du Nil, avaient fait croire à l’imminence d’une guerre. Mais contre toute attente, l’Ethiopie poursuivait les travaux de construction de ce barrage qui sera en 2017, à sa livraison, sera le plus important sur tout le continent africain.  

Le combat mené par l’Ethiopie, vient de connaître un terme ce lundi 23 mars. Après leurs ministres de affaires étrangères qui s’étaient retrouvés à Khartoum le 6 mars dernier, Abdel-Fattah al-Sissi le président égytien, Omar el-Béchir, le président soudanais et Hailemariam Desalegn, le premier ministre éthiopien, se sont retrouvés au Soudan pour signer l’accord de principe qui autorise l’Ethiopie à poursuivre les travaux de construction du mégabarrage. A l’issue de cette signature, le premier ministre éthiopien a tenu à rassurer ces deux voisins. L’homme déclare : « Je confirme que la construction du barrage Grande renaissance ne nuira pas à nos trois États, et en particulier au peuple égyptien ».

Ce propos est d’autant plus important en ceci que le remplissage du bassin nécessitera 70 milliards de mètres cube d’eaux, de quoi nourrir les craintes du Caire. Mais Abdel Fatah al-Sissi, précise pour sa part qu’ « il s’agit d’un accord de principe qui doit être complété ». Aucune date n’a été donnée pour compléter cet accord ce qui laisse croire qu’après la livraison de l’ouvrage en 2017, ils verront ce que deviendra le Nil avant de revenir sur ce dossier. Toutefois le président égyptien affirme en définitive  « Nous avons choisi de coopérer, et de nous faire confiance mutuellement dans l'intérêt du développement ».

Le barrage dont la réalisation coûte 3,2 milliards d’euros à l’Ethiopie sera livré en 2017. Sa production de 6 000 mégawatts d’électricité, mettra définitivement l’Ethiopie à l’abri des soucis liés au manque d’énergie, ce qui constituant un atout pour l’arrivée des investisseurs, est un moyen de puissance sur cette région de la  corne d’Afrique où les besoins en terme d’énergie électrique sont l’apanage de beaucoup de pays. AFPmag. 

Soudan: enlèvement de deux pilotes russes au Darfour.

05 février, 2015

Depuis le jeudi 29 janvier deux pilotes d’hélicoptères d’origine russe travaillant avec l’union africaine et la mission des nations unies pour la paix au Darfour (Minuad) ont été enlevés par un groupe armé. Des tractations en vue de leur libération seraient en cours en ce moment.

Le ministère des affaires étrangères russes vient de confirmer ce qui restait encore une rumeur ; l’enlèvement de deux pilotes civils d’hélicoptères d’origine russe. Les deux hommes travaillaient pour l’union africaine et la mission des nations unies pour la paix au Darfour. Aucune précision quant à l’identité du groupe armé et à ses motivations été apportée. Mais selon le porte-parole de l’ambassade russe au Soudan « L'ambassade russe, en coopération avec le gouvernement soudanais et la mission conjointe de maintien de la paix au Darfour, redoublent d'effort pour essayer de libérer nos deux compatriotes ». 

De son côté le gouvernement soudanais est monté au créneau pour dénoncer cet acte. Kamel Ismail, secrétaire d'Etat soudanais du ministère des Affaires étrangères, a tenu à préciser qu’ils ne  céderaient en aucun cas « ni à la provocation ni à une demande de rançon ». AFPmag.