All for Joomla All for Webmasters
 

Sierra Leone : Le pays s’inspire du modèle de culture de noix de cajou de la Côte d’Ivoire

18 juin, 2018

La Côte d’Ivoire est un pays qui s’en sort bien en matière de recherche et de culture de la noix de cajou. C’est plus qu’une évidence. Son modèle ne reste pas inaperçu dans la sous-région et inspire le voisin sierra léonais.

Au cours d’une visite du nouveau président sierra leonais, Julius Maada Bio, en Côte d’Ivoire, il a reconnu la performance de la Côte d’Ivoire dans la filière de la noix de cajou. Des fleurs sont jetées à la réussite du ce modèle de recherche. Il retient désormais l’attention des autorités sierra léonaises qui entendent s’en inspirer et le reproduire. Il s’agit là de plusieurs années de travail acharné, de recherches pointues sur des cultures tant vivrières que de rente. Le modèle de réussite implémenté par le Centre national de recherche agronomique (Cnra) va servir d’exemple sinon de canevas de départ pour la Sierra Léone qui est entrain de se relancer d’autant plus que le pouvoir a changé de camp.

Lors de cette visite la première semaine du mois de mai, Julius Maada Bio n’a pas manqué de faire un tour au siège de ce centre de recherche d’envergure internationale. C’est donc à Adipodoumé (route de Dabou) au Cnra que le nouveau président, conscient du poids des recherches en agriculture, a exprimé sa ferme volonté de faire de même sinon mieux. L’homme fort de Freetown a souhaité reproduire « une sorte de Cnra » en Sierra Leone, un pays riche de ses 7,5 millions d’habitants. La principale attente est de développer l’agriculture. « Vous m’avez convaincu d’être un acteur du monde agricole », s’est réjoui Maada Bio.

 

Le Cnra , bien coté 

Le Cnra jouit d’une bonne réputation dans la sous-région ouest-africaine et aussi au-delà. Ses nombreuses années de recherche ont permis d’apporter un souffle nouveau au domaine agricole qui en Côte d’Ivoire contribue à 20 % à la formation du PIB et emploie près de la moitié de la population. En 1998 naît le Cnra, une structure mise en place suite à la dissolution de plusieurs autres, toutes spécialisées à l’époque dans les recherches. L’intention était donc de coordonner plus efficacement les actions pour un impact plus grand. Depuis tout ce temps, la Cnra effectue des recherches sur les productions végétales, animales et forestières. Des travaux qui participent à l’éclosion du secteur agricole local.

Le centre fonctionne grâce à une subvention étatique, au Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricole (Firca) et éventuellement les ressources qu’il génère. Actuellement, il fait office de l’un des meilleurs du monde. Des variétés de plants améliorés sont souvent mises à jour à l’instar du « Cacao Mercedes », le « Café émergence » en cours de déploiement pour la redynamisation de la filière.

Des cultures comme l’anacarde, le coton, le palmier à huile, l’hévéa, etc., font également partie de ses travaux. De façon globale, ce sont 80 variétés de cultures vivrières et 50 variétés de cultures de rente qui font partie des acquis du Cnra. Fort de ses 13 stations de recherches éparpillées sur tout le territoire, ses 1647 agents dont 117 chercheurs seniors, sur la période 2016-2020, le Cnra est en passe de piloter de nouveaux programmes pour les années à venir. Il se charge pendant ce temps d’exécuter des programmes de recherche, conformément à la politique agricole de la Côte d’Ivoire, afin de proposer des solutions technologiques durables pour le développement de l’agriculture et de l’agro-industrie en Côte d’Ivoire.

Côte d’Ivoire, bon modèle, bonne source

La Côte d’Ivoire est une source inépuisable en Afrique pour tous les pays en quête de modèle de réussite dans la culture de noix de cajou. Selon un classement remontant  en 2015, le pays a passé plus d’une vingtaine d’années à s’imposer  en tant que deuxième producteur mondial de noix de cajou, derrière l'Inde et devant le Brésil ( pays d’origine de  ce fruit) . Depuis une année, la Côte d'Ivoire est devenue le premier pays producteur mondial de noix de cajou brut avec 25% de part de marché.

Assou Afanglo

Sierra Léone : Quand la centrale électrique de Western Area devient porteuse d’espoirs

25 mai, 2018

La Sierra Leone voit son indépendance énergétique en grand.  Un nouveau projet de construction d’une centrale électrique a été rendu public récemment. Dans l’ouest du pays, il est prévu la mise en place d’une centrale de 57 MW, à environ 4 km à l'est du centre de Freetown. Les travaux ont officiellement débuté en mars dernier et le reste ne sera qu’une question de temps.

Sierra Leone: Sam Sumana se met en quarantaine.

02 mars, 2015

Ebola a-t-il fini par atteindre la classe dirigeante sierra léonaise ? C’est la question qui se pose après l’entrée en quarantaine Sam Sumana. Pendant 21 jours le vice président dont le garde du corps vient de mourir suite à la fièvre Ebola, ne pourra pas exercer au sommet de l’Etat.

Vendredi 27 février, l’un des gardes du corps de Sam Sumana décède de suite de la fièvre à virus ébola. Depuis lors, le vice-président a appelé tous ceux qui ont été en contact avec le défunt à se présenter devant les autorités sanitaires pour se faire examiner. Le vice-président lui-même s’est placé en quarantaine pour les 21 prochaines journées. Mais à ce niveau les risques de contamination restent infiniment petits. A ce sujet d’ailleurs,  Abdulai Bayraytay, porte-parole du gouvernement assure que « Le risque est minime parce que nous avons conseillé à tout le monde d'éviter le contact physique, et ceux qui gouvernent doivent donner l'exemple, donc les membres du gouvernement et le président lui-même font très attention ».

Pendant ces 21 journées d’absence qui s’ouvrent pour Sam Sumana, c’est tout l’édifice constitutionnel qui est bouleversé. Désormais les charges dévolues au vice-président en cas de vacance du chef de l’Etat, sont reconnues au président du parlement. La possibilité que Sam Sumana puisse être atteint, a forcé les autorités gouvernementales à ramener les restrictions levées il y a un mois. Il s’agit par exemple de l’impossibilité pour un bateau d’accoster entre 18h et 7h et pour les véhicules commerciaux, de ne pas décharger dans les marchés entre 17h et 05h. Finalement l’épidémie continue, et même si son intensité a baissé, prudence, tout reste encore possible. AFPmag.

Retour des légendes : Zinedine Zidane battu à 9-7 face à Ronaldo.

21 avril, 2015
Djorkaeff, Ronaldo et Zidane
Djorkaeff, Ronaldo et Zidane au cours du «match contre la pauvreté», lundi le 20 avril 2015 à Saint-Etienne.

 

Pour cette 12e édition du « Match contre la pauvreté » qui s’est jouée à St Etienne en France ce lundi 20 avril, Zinedine Zidane et Ronaldo ont remis les godas pour offrir un spectacle à ces 35 000 supporters venus à cette rencontre. Les fonds récoltés devraient servir dans la lutte contre le virus ébola que certains pays de la région ouest africaine font face depuis une année et demie.

La rencontre  qui opposait Zidane à Ronaldo s’est soldée par la victoire de la formation du mythique du légendaire attaquant brésilien. Les anciens joueurs de l’ASSE l’ont donc remportée à 9-7 face aux joueurs des bleus champion du monde 1998.

Ebola : le FMI accorde un allègement de dette de 100 millions de dollars aux pays touchés.

30 mars, 2015

 

Le président de la Guinée Alpha Condé (à droite) salue la directrice générale de la FMI Christine Lagarde avant une réunion sur la crise de l’épidémie Ebola lors des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale le 9 Octobre 2014 à Washington, DC (Etats-Unis).
Le président de la Guinée Alpha Condé (à droite) salue la directrice générale du FMI Christine Lagarde avant une réunion sur la crise de l'épidémie Ebola lors des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale, le 9 Octobre 2014 à Washington, DC (Etats-Unis).

 

Jeudi dernier le porte-parole du FMI a annoncé qu’un cinquième de la dette des pays touchés par l’épidémie Ebola a été effacé après la mise en place d’un mécanisme destiné à réguler « les catastrophes de santé publique »

C’est un allègement de dette de 100 millions de dollars, soit un cinquième de leur dette que le Libéria, la Sierra Léone et la Guinée, pays touchés par le virus Ebola depuis plus d’une année, ont bénéficié la semaine dernière. L’annonce de cette libéralité a été faite jeudi dernier au cours d’une conférence de presse donnée par William Murray. Le porte-parole du FMI précise que « La crise d’Ebola n’est pas encore finie », mais que « dans la limite de son mandat »  le FMI agira pour enrayer l’épidémie. Quelque part le même homme souligne que « Le Fonds a désormais entièrement rempli ses obligations » ; des propos dont la contradiction n’est que très frappante.

Avec la situation de ces trois pays et la multiplication des appels à l’annulation totale de la dette, le FMI a lancé un nouveau mécanisme pour les "catastrophes de santé publique", lequel a permis d’apporter cet allègement à ces trois pays encore touchés par la fièvre hémorragique due au virus Ebola. Le Libéria bénéficie donc de 36,5 millions de dollars, la Guinée 29,8 millions de dollars et la Sierra Leone 29,1 millions de dollars.

Cet allègement de dette poursuit le but de permettre à ces principaux pays touchés par Ebola d’augmenter leurs dépenses publiques en matière de santé mais est aussi une infime compensation dont le but est de doper les économies fragilisées de ces pays. Puisque dans tous ces trois pays le ralentissement de l’économie a été trop fort à cause de la fermeture des frontières et de leur quasi exclusion de la scène internationale.

Au-delà de cet allègement, le FMI qui tente de se rattraper après tous ces mois de critiques par les chercheurs et les ONG au sujet des cures d’austérité qu’elle avait imposées aux Etats de la région ouest Afrique entre les années 1980-1990, lesquelles ont affaibli les systèmes de santé, permet désormais à ces pays des prêts à un taux zéro jusqu’à hauteur de 290 millions de dollars, contrairement aux 130 millions d’avant. AFPmag.