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Ghana-Côte d'Ivoire : La filière cacaoyère s’en sort gagnante

30 mai, 2018

Le Ghana, la Côte d’Ivoire, deux pays connus pour être des incontournables dans la filière cacao sur la planète Terre. Deux pays voisins qui ont compris la nécessité de développer ensemble cette culture industrielle dont les retombées économiques font rentrer d’énormes devises au trésor public. Ils produisent à eux deux plus de 60 % de l’offre mondiale de cacao. Néanmoins, un manque cruel d’harmonisation au niveau des prix crée une fluctuation incontrôlable. 

Côte d’Ivoire : en 2017 la filière cacao devrait causer le recul de 5% du PIB national

01 avril, 2017

Fini le kilo de cacao à 1100 Fcfa, désormais les producteurs devront se contenter de 700 Fcfa soit une diminution record de 35% du prix. Conséquence : la Côte d’Ivoire va connaître un déficit de 5% du PIB cette année 2017 contre seulement 3,9% l’année dernière.

Filière Cacao : Abidjan accueille bientôt le nouveau siège de l’ICCO

16 mars, 2017

L'Organisation internationale du cacao (ICCO), basée à Londres depuis sa création une quarantaine d’années en arrière, va être déplacée le 25 avril prochain. L’ICCO aura désormais son siège à Abidjan, une vraie reconnaissance à la nation ivoirienne, premier producteur mondial de cacao. 

Filière Cacao : les prix en baisse de 25% en raison des bonnes récoltes

09 février, 2017

Après l’or noir en chute libre depuis le troisième trimestre de l’année 2014, c’est au tour de l’or brun de dégringoler, au grand dam des pays producteurs. Suite aux prévisions de bonnes récoltes dans les deux premiers pays producteurs de cacao, la Côte d’ivoire et le Ghana, les prix ont connu entre octobre dernier, début de la récolte et ce mois de février, une baisse de 25% à la bourse de Londres.

Olga Yenou : une entrepreneure décidée à la conquête de la transformation du cacao

13 juillet, 2016

Alors que la Côte d’Ivoire est engagée dans un processus de transformation locale de sa production de cacao, Olga Yenou, entrepreneur ivoirienne à la tête de Tafissa est lancé dans cette dynamique avec des objectifs continentaux.

Amélioration du cadre de vie des agriculteurs : La première "cité des cultivateurs" de cacao en Côte d’Ivoire

10 mai, 2016

Pour améliorer le cadre de vie des cultivateurs de cacao, l’Organisation Mondiale des Cultivateurs de Cacao (OMCC) a initié avec ses partenaires, un projet de construction de logements économiques en leur faveur. Pour la phase pilote du projet, la première cité des cultivateurs de cacao sera construite en Côte d’Ivoire.

Côte d’Ivoire : L’OMCC offre 8000 plants sélectionnés aux cultivateurs de cacao

28 avril, 2016

Accroitre la productivité, maintenir un bon niveau de production et satisfaire la demande du marché de fèves de cacao font partie des objectifs de l’Organisation Mondiale des Cultivateurs de Cacao (OMCC). A cette fin, l’OMCC a offert, le mercredi 13 avril 2016, huit mille (8000) plants sélectionnés de cacao à des agriculteurs de la Commune de Tiassalé au Sud de la Côte d’Ivoire, en présence du Préfet de la localité, M. Jules GOUESSE et du Représentant Résident de la Fondation Mondiale du Cacao (WCF) en Côte d’Ivoire, M. Jean-Yves COULOUD.

Cameroun : le secteur du cacao connaît une croissance de 22 625 tonnes

11 août, 2015

Cinquième pays producteur de cacao dans le monde, le Cameroun a clôturé récemment sa campagne 2014/2015 sur une bonne note. La production cacaoyère nationale connaît une hausse de 22 625 tonnes, soit +9,8%. Et alors que le phénomène El Nino continue de frapper l’Amérique latine et que le Ghana connaît une chute de sa production, on apprend que les prix ont été les meilleurs tout au long de la dernière campagne.

Cameroun : Cap sur la transformation de 30% de la production cacaoyère nationale.

19 mars, 2015

Les autorités camerounaises, enclines à une dynamique de croissance tous azimuts, ne laissent plus en reste aucun domaine de cette économie si florissante déjà. Après le secteur portuaire qui voit l’arrivée du grand port en eau profonde de Kribi, d’autres chantiers annoncent une croissance forte pour le pays de Paul Biya. Cette fois Yaoundé table sur l’augmentation de la transformation de cacao sur place. Désormais le pays pourrait transformer sur place 30% de son cacao, contre 13% seulement pendant l’exercice 2013/2014.

La Côte d’Ivoire, leader mondial dans le secteur du cacao, n’est pas seule à envisager aujourd’hui un accroissement de la transformation locale de ses fèves. Le Cameroun qui vient à la cinquième place des pays producteurs de cacao, dans son optique de booster sa croissance et de se libérer d’un marché des matières premières fortement désavantageux pour les pays du continent noir, table à son tour sur la mise en place de  nouvelles unités de transformation de cacao, en vue d’atteindre dans de brèves échéances, une transformation locale de 30% contre seulement 13% pendant le dernier exercice.

Loin des cités urbaines, près des régions où on produit le cacao, ces dix nouvelles structures vont voir le jour. L’objectif poursuivi par le ministère du développement industriel est un accroissement de « la transformation locale ».

Si donc le pays de Paul Biya a transformé l’exercice dernier 32 700 tonnes de cacao, on table cette fois-ci sur une transformation de 70 000 tonnes. De ce fait, Bruno Ntakeu, sous-directeur en charge de cette branche au ministère du Développement industriel, déclarait à Reuters que le Cameroun souhaite porter ses capacités de transformation du cacao à 30 % de sa production, soit 70 000 tonnes par an. Donc les autorités qui n’ont rien révélé encore sur la façon donc elles vont procéder pour mobiliser les 5,2 millions de dollars qu’il faut pour la réalisation des dix nouvelles unités, parlent cependant d’un traitement journalier de 15 tonnes par celles-ci. Ainsi des 32 000 tonnes que le pays transformait chaque année, s’ajoutera 36 000 autres.

Cinquième pays producteur de cacao dans le monde, le Cameroun compte une production annuelle avoisinant les 210 tonnes ; ce qui est trop pour ses trois transformateurs déjà présents, Sic Cacaos, du suisse Barry Callebaut, Chococam, du sud-africain Tiger Brands, et une filiale du marocain Compagnie chérifienne de chocolaterie. Onesiphore Nembe. AFPmag. 

La Côte d'Ivoire exige plus dans les recettes du secteur cacaoyère.

31 mars, 2015
Le premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan à l'ouverture de la 91ème session ordinaire du Conseil International du Cacao (ICCO), mardi le 24 mars 2015 à Abidjan.

 

La Côte d’Ivoire, numéro un dans la production mondiale de cacao, ne se contente plus des recettes issues de la vente des fèves. Alors que la consommation du chocolat devient une habitude pour le peuple ivoirien et que les recettes du cacao transformé sont dix fois supérieures au 2 milliards d’euros que le pays a engrangé au cours de l’exercice 2013-2014, les intellectuels trouvent de plus en plus anormal l’exportation des fèves.

Alors que la Côte d’Ivoire, numéro un mondial dans la production cacaoyère, vise à l’horizon 2020 une transformation de 50% de ses 1,7 millions de tonnes produites chaque année, des voix d’intellectuels s’élèvent pour dire halte à la poursuite des exportations de fèves. Considérant l’augmentation de la consommation du chocolat à l’échelle national, un chercheur ivoirien en marge du conseil de l'ICCO qui s'est tenu du 24 au 27 mars à Abidjan pense que : « Ce n'est pas normal que le cacao doive quitter la Côte d'Ivoire pour ensuite y revenir. C'est une aberration qui va, je l'espère, être corrigée ». C’est une façon pour lui de plaider pour une dynamique de transformation de toute la production cacaoyère nationale. A sa suite un autre, le directeur exécutif de l'ICCO, Jean-Marc Anga, déclare pour sa part que « Nous croyons à la nécessité de permettre aux pays producteurs d'avoir une plus-value. Nous les encourageons à broyer leurs produits ».

En ce sens le directeur de l’ICCO encourage la transformation préalable et non définitive du cacao au niveau des pays producteurs, ce qui en ajoutant une certaine plus-value, les laisserait mal récompensés sur le plan du partage de la manne de ce secteur toujours plus enrichissant. En engrangeant 2 milliards des exportations de fèves au cours de l’exercice 2013-2014, la Côte d’Ivoire a gagné un dixième des recettes de ce secteur, en produisant plus de 35% du cacao mondial, ce qui n’est que très négligeable tout calcul fait.

Alors que le pays a mis le cap sur la transformation des fèves et qu’au cours des cinq années à venir, il devrait passer en tête dans le classement mondial des pays transformateurs de cacao, cette dynamique pense-t-on doit s’étendre dans tout le continent. D’ailleurs au Cameroun, sixième pays producteur de cacao, avec plus de 210 millions de tonnes l’année dernière, on observe l’implantation quasi quotidienne de structure de transformation. Ces implantations d’usines de transformations permettront finalement au continent africain d’acquérir les secrets de l’univers industriel. Onesiphore Nembe. AFPmag.