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Barrage Grande Renaissance en Ethiopie : La diaspora impliquée !

28 mai, 2018

A la fin du mois de mars dernier le porte-parole du ministère éthiopien des affaires étrangères a salué l’apport de la diaspora dans les projets structurants de la nation. En effet, les éthiopiens de l’étranger ont apporté la somme de 56 millions de dollars depuis 2011 pour la construction de la centrale hydroélectrique Grande renaissance (6450 MW).

RDC : Barrage du Grand Inga, l’énergie de tous les espoirs

26 avril, 2018

La mégastructure peut abriter une centrale hydroélectrique d’une capacité annuelle installée de 39 000 MW, nécessaire pour l’autonomie énergétique du continent.

Barrage hydroélectrique de Chollet : Entre espoirs et inquiétudes

12 avril, 2018

Près de huit ans après la signature du protocole d’accord entre le Cameroun et le Congo, la réalisation de l’infrastructure censée produire 600 MW d’énergie tarde à prendre corps.

Barrage Grande Renaissance : les travaux se poursuivent, les désaccords aussi

03 mars, 2018

Le barrage Grande Renaissance a dépassé un niveau de réalisation de 65%. Son entrée en fonction prévue en 2019 pose un problème d’approvisionnement en eau potable au voisin égyptien. Depuis, les deux pays auxquels il faut ajouter le Soudan, entre autres pays traversé par les eaux du Nil, tente une résolution diplomatique de la mésentente.

Ethiopie/Soudan : Le barrage Grande Renaissance créé l’interdépendance

14 avril, 2017

Attendu pour 2018, le barrage Grande Renaissance, première centrale hydroélectrique d’Afrique en termes de capacité, vient de trouver un pays preneur pour son énergie. Alors que cet important ouvrage devrait générer 6000MW d’après les prévisions initiales, le Soudan vient d’annoncer qu’il se fournira en énergie auprès du voisin éthiopien.

Côte d’Ivoire : un nouveau barrage d’une capacité de 275MW entre en production fin mars

11 mars, 2017

L’entrée en fonction du barrage de Soubré est prévue fin mars, a-t-on appris d’une source proche de l’ouvrage mardi dernier. Financée à 85% par la banque chinoise d’import-export, cette centrale devrait accroître la capacité énergétique du pays de « 275 mégawatts supplémentaires ».

Congo: Sassou Nguesso aux prises avec l’opposition au sujet de sa révision constitutionnelle

24 septembre, 2015

Etonnant, que Denis Sassou-Nguesso, au pouvoir au Congo-Brazzaville entre 1979 et 1992 et depuis 1997, essaye d’organiser un référendum pour changer la constitution et briguer un nouveau mandat à la tête du Congo Brazza. L’opposition est bien décidée à faire barrage à ce projet.

L’Ethiopie et l’Egypte peuvent souffler enfin.

24 mars, 2015

 

Omar el-Béchir (Soudan), Abdel Fattah al-Sissi (Egypte) et Hailemariam Desalegn (Ethiopie) saluent l'accord sur la construction du grand barrage éthiopien Renaissance et le partage des eaux du Nil
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, son homologue soudanais Omar el-Béchir, et le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, à Khartoum lundi 23 mars 2015

 

Le vieil accord de 1929 qui accordait à l’Egypte un droit de décider sur le sort des eaux du Nil, ne régira bientôt plus les pays desservis par le plus long fleuve d’Afrique. Après de longs mois de polémique au sujet de la construction par l’Ethiopie du mégabarrage la Renaissance, un accord vient d’être signé par Abdel-Fattah al-Sissi, Omar el-Béchir et Hailemariam Desalegn ce lundi 23 mars 2015.

Bientôt l’accord de 1929 ne sera plus valable. Cet accord reconnaissait à l’Egypte où seulement 20% des eaux du Nil passent, un droit de regard sur les eaux du plus long fleuve d’Afrique, de sorte que tous les projets menés sur le Nil devait recevoir l’aval du Caire ; une situation fort rigide pour l’Ethiopie par où passent 80% de ces eaux.

Alors que l’Ethiopie est à la recherche de sa gloire perdue et que les leaders politiques ne cachent plus leur ambition de devenir une puissance continentale, pareille décision était à revoir. Avec le lancement de la construction du mégabarrage de la Renaissance, la situation entre les deux pays était explosive. Les menaces du Caire qui voyait dans ce projet qu’il n’avait pas autorisé un risque de perdre les précieuses eaux du Nil, avaient fait croire à l’imminence d’une guerre. Mais contre toute attente, l’Ethiopie poursuivait les travaux de construction de ce barrage qui sera en 2017, à sa livraison, sera le plus important sur tout le continent africain.  

Le combat mené par l’Ethiopie, vient de connaître un terme ce lundi 23 mars. Après leurs ministres de affaires étrangères qui s’étaient retrouvés à Khartoum le 6 mars dernier, Abdel-Fattah al-Sissi le président égytien, Omar el-Béchir, le président soudanais et Hailemariam Desalegn, le premier ministre éthiopien, se sont retrouvés au Soudan pour signer l’accord de principe qui autorise l’Ethiopie à poursuivre les travaux de construction du mégabarrage. A l’issue de cette signature, le premier ministre éthiopien a tenu à rassurer ces deux voisins. L’homme déclare : « Je confirme que la construction du barrage Grande renaissance ne nuira pas à nos trois États, et en particulier au peuple égyptien ».

Ce propos est d’autant plus important en ceci que le remplissage du bassin nécessitera 70 milliards de mètres cube d’eaux, de quoi nourrir les craintes du Caire. Mais Abdel Fatah al-Sissi, précise pour sa part qu’ « il s’agit d’un accord de principe qui doit être complété ». Aucune date n’a été donnée pour compléter cet accord ce qui laisse croire qu’après la livraison de l’ouvrage en 2017, ils verront ce que deviendra le Nil avant de revenir sur ce dossier. Toutefois le président égyptien affirme en définitive  « Nous avons choisi de coopérer, et de nous faire confiance mutuellement dans l'intérêt du développement ».

Le barrage dont la réalisation coûte 3,2 milliards d’euros à l’Ethiopie sera livré en 2017. Sa production de 6 000 mégawatts d’électricité, mettra définitivement l’Ethiopie à l’abri des soucis liés au manque d’énergie, ce qui constituant un atout pour l’arrivée des investisseurs, est un moyen de puissance sur cette région de la  corne d’Afrique où les besoins en terme d’énergie électrique sont l’apanage de beaucoup de pays. AFPmag. 

FOCUS: Le mégabarrage sur le Nil : Un vecteur pour le retour en puissance de l’Ethiopie.

08 décembre, 2014

FOCUS

Le mégabarrage sur le Nil : Un vecteur pour le retour en puissance de l’Ethiopie.

Objet de graves tensions entre l’Egypte qui estime avoir un droit de veto sur ses eaux d’après un accord signé en 1929 et l’Ethiopie qui veut s’imposer comme première puissance continentale en matière d’énergie électrique, le Nil n’a pas cessé de couler, et ADDIS ABEBA n’a pas arrêté la construction du plus important barrage hydroélectrique du continent.

 

En 2017, lorsque le mégabarrage sur le Nil sera achevé, l’Ethiopie deviendra la première puissance africaine en énergie électrique. Avec un potentiel de 6 000MW, soit 55 fois le potentiel actuel du Rwanda et une fois et demi celui du Nigéria, ce mégabarrage permettra à l’Ethiopie de ravitailler son industrie, d’exporter probablement vers les nations voisines et surtout de renaître sur la scène continentale.

 

Cet ouvrage pharaonique, baptisé « Renaissance », a connu plusieurs interruptions en raison de négociations diplomatiques entre l’Ethiopie et son voisin Egyptien. Arguant un accord signé en 1929, lequel les accorderait le pouvoir de décider du sort des eaux du Nil, les autorités égyptiennes ont demandé plusieurs fois l’interruption des travaux du mégabarrage. Mais on sait que cette position de « décideur du sort des eaux du Nil », a toujours fait l’objet de vives contestations de la part des pays riverains du cours d’eau. Pour le peuple égyptien le barrage en construction constitue une menace pour l’approvisionnement en eau du pays. Certains dirigeants égyptiens se sont risqués à qualifier le projet d’ingérence dans les affaires d’un autre Etat ; une accusation qui remet sur la table la question de l’ingérence nationale. Mais y a-t-il réellement lieu de parler d’une ingérence dans les affaires d’un Etat, lorsqu’on sait que le Nil, fleuve qui arrose 11 pays d’Afrique depuis la nuit des temps, appartient en parties à tous ces Etats qu’il traverse ?

 

C’est vrai que ce barrage représente un danger pour l’Egypte, puisqu’il se situe en amont du Nil bleu, une partie du fleuve qui reste à 95% le fournisseur en eau douce de toute l’Egypte. Cette seule branche du plus long fleuve du monde (6 700 Km) après l’Amazone (7 000 Km), voit la coulée de plus de 80% des eaux du Nil. Et ce Nil qui depuis Hérodote (quatre siècles av JC) était une bénédiction pour le pays des pharaons, s’il devait ne plus traverser intacte le pays, cela serait bien regrettable.

 

Alors que Mohamed Morsi était encore aux commandes de l’Egypte, et que le projet venait de démarrer en 2011, il avait déclaré que « toutes les options étaient ouvertes » pour interdire la construction de ce barrage. « Si une goutte du Nil est perdue, notre sang sera la seule alternative » affirmait-il à l’époque. Ceci avait fait croire à une guerre imminente entre les deux géants voisins. Mais l’hypothèse d’une guerre entre les deux Etats n’avait pas troublé les dirigeants du deuxième pays le plus peuplé d’Afrique et de la deuxième puissance militaire africaine en termes de soldats.  L’Ethiopie n’avait donc pas arrêté longtemps la construction de cet édifice donc le coût de 3,2 milliards d’euros assure la grandeur. Et puis l’Ethiopie semble bien déterminée aujourd’hui à « signer sa renaissance » après son « âge de ténèbres », cette obsession de son feu Premier ministre, Meles Zenawi.

 

Le retour de l’Ethiopie sur la scène des puissances continentales est imminent et le mégabarrage ne viendra que couronner des efforts de deux décennies et demie. Puisque rappelez-vous qu’au sortir de sa crise civile en 1990, laquelle avait commencé avec la chute du dernier empereur de la dynastie salomonide, Hailé Sélassié 1er en 1975, l’Ethiopie était un désert sans vie, une nation qui suscitait la pitié de toute la gente humaine.

Onesiphore Nembe (AFPmag)

 

 

La polémique sur le méga barrage éthiopien en passe de finir.

09 mars, 2015

L'Ethiopie a entamé une déviation du Nil Bleu sur 500 mètres en vue de la construction d'un important barrage hydro-électrique ici à Benishangul-Gumuz.

Décidée à redevenir une puissance sur ce continent où, il y a encore quelques années, sa misère suscitait toutes les pitiés, l’Ethiopie est sur tous les fronts, avec parfois des projets tant gigantesques que perturbateur de la stabilité géopolitique régionale. Son projet de méga barrage sur le Nil, très mal reçu par les autorités égyptiennes pour qui le Nil est le poumon du pays, a refroidi les relations diplomatiques entre les deux géants voisins avant de conduire à des pourparlers. La réunion tripartite qui réunissait l’Ethiopie, le Soudan et l’Egypte à Khartoum ce vendredi 6 mars, s’est soldée par un rapprochement des positions sur ce dossier.

Contre toute autorité, au prix d’efforts diplomatiques ou d’une guerre, l’Ethiopie a mis le cap sur la renaissance ; et cette renaissance passe aussi par des projets jamais observés sur tout le territoire africain. La construction du méga barrage qui coûte 4 milliards de dollars au pays de Haile Mariam Dessalegn, poursuit entre autres objectifs, celui de restaurer le pays dans sa gloire d’autrefois. Ce barrage qui produira 6 000 mégawatts sera tout simplement le plus grand d’Afrique. Mais si l’idée est salutaire pour l’Ethiopie qui pourrait désormais renforcer la dépendance des pays voisins et satisfaire son appareil économique qui demande de plus en plus d’énergie, elle est loin de satisfaire les autorités égyptiennes et soudanaises, pour qui le Nil est un poumon de l’Economie.

Alors que le chantier doit finir en 2017, les tractations diplomatiques doublent de vitesse, pour entourer le projet de toutes les précautions possibles. Ce vendredi 6 mars, les autorités des trois pays, Ethiopie, Egypte, Soudan, se sont rencontrées à Khartoum dans le cadre de cette négociation. On parle d’un rapprochement des positions entre les trois. Ceci met peut-être un terme à des mois de tensions diplomatiques, de longs mois pendant lesquels, certains avaient craint une levée de bouclier par les deux voisins.

L’accord que nous ne savons pas encore les dispositions, n’altère certainement pas la position éthiopienne qui a toujours été de profiter des eaux du Nil et cela contre vents et marrées. En attendant que le texte soit transmis et étudié par les chefs d’Etat, les travaux de construction du méga barrage continuent. AFPmag.