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Ghana-Côte d'Ivoire : La filière cacaoyère s’en sort gagnante

30 mai, 2018

Le Ghana, la Côte d’Ivoire, deux pays connus pour être des incontournables dans la filière cacao sur la planète Terre. Deux pays voisins qui ont compris la nécessité de développer ensemble cette culture industrielle dont les retombées économiques font rentrer d’énormes devises au trésor public. Ils produisent à eux deux plus de 60 % de l’offre mondiale de cacao. Néanmoins, un manque cruel d’harmonisation au niveau des prix crée une fluctuation incontrôlable. 

Africa CEO Forum : Autopsie des maux qui minent la croissance africaine à l’ouverture.

17 mars, 2015

 

Cette année encore, malgré la chute historique du prix de l’or noir, les conflits qui paralysent certaines régions du continent et les épidémies qui continuent de secouer trois pays de la région Ouest, l’Afrique s’est hissée au sommet de la croissance mondiale. Si dans la région Nord d’Afrique, on parle d’une croissance de 3,5%, dans le sud-sahara, cette croissance se situe dans la fourchette 4,6% et 4,9%. Mais loin de se contenter de ces chiffres, les acteurs d’Africa CEO Forum, réunis à Genève ce 16 mars 2015, ont fait une véritable autopsie des maux qui minent cette économie africaine.

L’Afrique a certainement régressé dans la croissance de son PIB cette année nouvellement écoulée. Depuis bientôt dix ans, le continent s’est illustré dans une dynamique soutenue de croissance. Mais avec Ebola sur son aile Ouest, la crise libyenne au Nord, les islamistes dans la région Est du continent et au niveau du Lac Tchad ou encore l’instabilité en République Centrafricaine et en République Démocratique du Congo, sans oublier le choc pétrolier qui a diminué, l’Angola, le Nigeria et l’Algérie, l’Afrique a vu la courbe de sa croissance décroître sensiblement l’année 2014.

A l’ouverture de la Africa CEO Forum, ce lundi 16 mars, Amine Tazi­-Riffi, directeur chez McKinsey, est revenu sur la baisse des chiffres de la croissance, l’attribuant ainsi à ces grands maux qui minent le continent.  Au 800 chefs d’entreprises réunis dans cet hôtel Intercontinental de Genève, le consultant aura exposé les conséquences de cette baisse substantielle des progrès du continent. Projets structurants en veille, révision des plans d’investissements de la part de plusieurs opérateurs, c’est d’un véritable cataclysme dont-il s’agit aujourd’hui.

Même si l’homme semble reconnaître que « la situation du continent reste bien meilleure qu'elle ne l'était dans les années 1980. Par exemple du point de vue de son endettement, qui demeure peu important », la prudence est de mise, puisqu’un regain de l’une des crises qui continuent faiblement de frapper le continent, pourrait handicaper un peu plus cette économie si dépendante des matières premières déjà. Alors que le monde enregistre un taux de croissance de 3%, l’Afrique du nord se hisse un peu au dessus, 3,5% et l’Afrique subsaharienne se situe entre 4,6% et 4,9%. Pourtant il n’y a pas de quoi se réjouir pense Amine Tazi-Riffi. Pour lui, ce ralentissement est le moment idoine pour les opérateurs de se réorienter et pour les administrations, de revoir les investissements dans le secteur éducatif, dans la formation et même dans la mise en place des infrastructures.

 

Plus de 800 participants dont des chefs d’entreprises honoreront de leur présence l'édition 2015 de la rencontre Africa CEO Forum

Entre autres réformes urgentes pour cette Afrique, Issad Rebrab, président du comité exécutif et fondateur du géant algérien de l'agroalimentaire Cevital, plaide pour un allègement des contraintes bureaucratiques. Revenant sur une expérience faite avec sa boîte, l’homme lève un mal éternel de cette univers économique africain. « Quand nous avons décidé d'aller en Afrique pour chercher des relais de croissance, la bureaucratie a mis un frein à nos ambitions », affirme-t-il.

Quand donc une certaine prise en compte de ces entraves, réformables pourtant, suivrait ces propos, et que l’ensemble des pays africains adopteraient des politiques prévisibles telles qu’énoncé par Donald Kaberuka, président de la Banque africaine de développement, ou que les objectifs en matière de développement seraient livrés aux responsables administratifs, comme le préconise alors Makhtar Diop, vice-président pour l'Afrique de la Banque mondiale, il est possible de renouer avec la croissance.

Mais l’Afrique doit aussi trouver sa propre voie. Dans ce sens, « L'Afrique ne doit pas être complexée par les pays développés », conseille Issad Rebrab. Elle doit former plus d’ingénieurs comme le déclare Makthar Diop. Des propos qui rejoignent les déclarations de Bernard Hot, universitaire Camerounais porteur d’un projet de formation des ingénieurs aéronautiques sur le continent. A l’issue du sommet de Dakar sur l’avenir de l’enseignement supérieur en Afrique, le professeur affirmait que « l’avenir du continent africain dépend désormais de la capacité de l’Afrique à importer la connaissance dans des secteurs clés, en vue de répondre aux exigences actuelles de son développement ». Onesiphore Nembe. AFPmag.