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Nouakchott, les rues sont devenues des dépôts d'ordures, les marchés un peu plus Nouakchott, les rues sont devenues des dépôts d'ordures, les marchés un peu plus

Déchets urbains en Mauritanie : Outrée, la société civile crie son ras le bol Spécial

  • 18 mai, 2018
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  • Publié dans ECONOMIE
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Avec ses montagnes de déchets, Nouakchott parait une poubelle à ciel ouvert. C'est la conclusion que les uns et les autres parviennent à tirer, à la suite d'un soulèvement populaire dans un quartier de cette ville, où les manifestants exigeaient des autorités mauritaniennes le mois dernier, le dégagement des immondices dans les rues et abords des routes.

Quoi de plus normal pour les citoyens de se soucier de la propreté de leur cadre de vie, quand on connaît les dégâts de l'insalubrité sur la santé humaine. Selon les témoignages, cette situation s' est aggravée avec la rupture d'un contrat de ramassage des ordures entre la Communauté urbaine de Nouakchott et une société française chargée de la gestion des ordures ménagères dans la cité; la première accusant la seconde de ne pas remplir ses engagements contractés.

L'observation des règles d'hygiène éloigne des risques de maladies

Entre la sous-estimation du fléau par les pouvoirs publics et la négligence des populations, les responsabilités sont partagées, chacun de son côté pouvant mettre du sien pour relever le défi qui s’impose. Malheureusement, on déplore une recrudescence du mépris des règles élémentaires d'hygiène, qui, à n'en point douter, fait courir de graves risques de santé.

Et bonjour aux pathologies telles que les maladies hydriques comme les diarrhées aiguës et les dysenteries, sans oublier les infections respiratoires aiguës surtout chez les enfants. « Si nous parvenons à maîtriser l’hygiène, la mortalité baissera c’est certain », estime pourtant un spécialiste en santé publique. Et de poursuivre :"Une gestion pérenne des déchets aurait aussi des répercussions économiques, car la santé coûte très cher aux familles"

« L’argent économisé pourrait servir à d’autres choses, comme à l’éducation par exemple », renchérit-il.

Sans une prise de conscience des populations, toute action risque d’avorter !

Si la charge incombe aux pouvoirs publics de prendre à bras le corps l'épineux problème de la salubrité en Mauritanie, il faut dire que les populations elles-mêmes ont intérêt à adopter des comportements responsables à la faveur d'un environnement sain. "Beaucoup de Nouakchottois ont pris la fâcheuse habitude de verser leurs poubelles la nuit dans la rue. La rue est devenue un dépotoir pour les ordures ménagères, les eaux usées, les carcasses d’animaux… ! Bref, on balance tout ce que l’on veut de l’autre côté de sa maison. Les murs des bâtisses et les grandes places sont des toilettes à ciel ouvert. On se soulage là où l’on veut sans le moindre gêne au mépris d’un minimum d’hygiène et de respect de l’autrui", dénonce un mauritanien dans une tribune.

" Que l’on ne se trompe pas, sans une prise en conscience des populations, toute action risque d'avorter. La Communauté Urbaine, les communes de Nouakchott, les élus locaux, les médias doivent se relayer pour que les Nouakchottois apprennent à être et à rester propres. C’est seulement en ce moment que des résultats tangibles pourront être obtenus", conclut-il.

Likibani B.

Karbonn

Journaliste, correspondant d'Afrique Progrès Magazine au Togo

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