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L'approvisionnement en eau potable sera assuré L'approvisionnement en eau potable sera assuré

Rwanda : La grande usine de traitement des eaux sera livrée en 2020 Spécial

  • 15 mai, 2018
  • Écrit par  Emile ETOUNDI
  • Publié dans ECONOMIE
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Réalisé dans le cadre de l’alimentation en eau à grande échelle de Kigali, le projet s’inscrit dans la volonté de l’Etat rwandais d’accompagner ses ambitions de développement économique.

D’ici 2020, la grande usine de traitement des eaux de Kigali sera livrée. Selon la Banque mondiale, l’usine pourra produire 40 mégalitres d’eau potable par jour, soit un tiers de l’approvisionnement total de la capitale du Rwanda. L’eau provenant de la rivière Nyabarongo va permettre, après traitement, d’alimenter en eau potable pratiquement 500 000 usagers (particuliers, professionnels et industriels).

Au terme de la première phase, 150 000 usagers devraient être impactés. Ce projet est la matérialisation du premier partenariat public-privé (PPP) conclu dans le secteur de l’eau en Afrique subsaharienne. Kigali Water s’inscrit dans la logique des Objectifs de développement durable (ODD), notamment l’ODD N° 6 est qui vise à garantir un accès universel à de l’eau potable et à l’assainissement, à améliorer la qualité de l’eau et à réduire les pollutions, à assurer une utilisation efficiente des différents usages de l'eau (domestique, énergie, industriel, agriculture) et à préserver les écosystèmes aquatiques.

Concrètement, le projet prévoit l’extraction d’eau souterraine de l’ordre de 40 000 mètres cubes par jour dans la rivière Nyabarongo, située dans la commune de Kanzenze, secteur Ntarama, district de Bugesera. La consistance des travaux prévoit un champ de captage, une station de traitement de l’eau et les infrastructures correspondantes (conduites d’eau) pour acheminer l’eau jusqu’aux nouveaux réservoirs de stockage. A la fin des travaux, Kigali Project permettra au gouvernement qui opère à travers la Water and Sanitation Corporation (WASAC Ltd) d’approvisionner en eau potable les collectivités de Kigali, Kagarama, Nyanza, Gahanga et Bugesera.

Comme l’indique le résumé du rapport du Plan de gestion environnementale et sociale du projet monté par la Banque africaine de développement (BAD) en octobre 2015, le projet « améliorera la santé et l’assainissement, permettra au pays d’atteindre les cible de la Vison 2020, contribuera au transfert des connaissances, à l’amélioration des retombées socio-économiques et enfin à l’exploitation rationnelle des ressources naturelles du Rwanda ». Actuellement, dans le district de Bugesera, zone d’implantation du projet, 29% des ménages utilisent encore une eau potable non améliorée, dont 24% prélevant directement de l’eau de surface, c’est-à-dire l’eau provenant des rivières et des lacs. Le district est loin d’atteindre la cible nationale en matière d’alimentation en eau et d’assainissement qui consistait à augmenter l’accès à l’eau potable à 85% d’ici 2012.    

Un exemple patent du partenariat public-privé

Trois membres du Private Infrastructure Develeopment Group (PIDG) participent au financement du projet Kigali Water. Il s’agit de : Emerging Africa Infrastructure Fund (EAIF) pour son soutien antérieur à deux projets innovants au Rwanda (Gigawatt Solar et Kivu Watt), le Fonds d’assistance technique (TAF) et DevCo, mécanisme de conseil spécialisé en partenariat public-privé de la Société financière internationale. L’EAIF assure l’organisation du financement de la station de traitement, à hauteur de 61 millions de dollars, soit plus de 32,4 milliards de F, en octroyant un prêt conjoint de 40 millions de dollars soit 21,2 milliards de F, étalé sur 18 ans avec la BAD.

D’après son directeur exécutif, Emilio Cattaneo, l’EAIF a également levé des investissements auprès d’autres membres du PIDG afin de donner corps à ce projet de développement d’envergure. L’appui financier fourni par le DevCo a quant à lui contribué à la structuration de l’opération et de son appel d’offres. Les moyens débloqués par le Fonds d’assistance technique à hauteur de 6,5 millions de dollars soit un peu plus de 3,4 milliards de F, ont permis de réduire les coûts initiaux et de permettre aux pouvoirs publics d’accroître le nombre de personnes reliées à un système d’adduction d’eau fiable sans hausse des tarifs.

Emile ETOUNDI

L’approvisionnement en eau potable sera assuré.

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