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La conservation de la biodiversité, donc des mangroves, est une préoccupation internationale La conservation de la biodiversité, donc des mangroves, est une préoccupation internationale

Sénégal : L’Agence Française de Développement (AFD) appuie la protection des aires marines Spécial

  • 14 mai, 2018
  • Écrit par  Assou Afanglo
  • Publié dans ECONOMIE
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La préservation de la biodiversité, la conservation de l’écosystème actuel sont des enjeux de taille pour tous les pays du monde. En Afrique, le réchauffement climatique ne laisse ni les populations ni les gouvernants tranquilles. Tout le monde en souffre. Progressivement, beaucoup d’observateurs avertis tirent la sonnette d’alarme sur les actions à mener pour juguler le mal. Ils avertissent déjà de la disparition alarmante et sans précédente des espèces animales et végétales.

La France, forte de ce constat a pris sur elle l’initiative d’apporter son appui financier au Sénégal. Ces deux pays ont signé une convention de financement pour un montant de plus de 3,2 milliards de francs CFA. Il s’agit essentiellement de mener de concert des projets débouchant directement sur la conservation et à la mise en valeur durable des mangroves des aires marines protégées.

Plusieurs sites seront concernés. Il est question du Delta du Saloum et de la Casamance. Deux endroits dont la valeur ne sont plus à démontrer. Le Sénégal évolue aujourd’hui vers une réhabilitation naturelle d’espèces en voie de disparition et menacés tant par le changement brusque de la pluviométrie ou du moins de l’action humaine.

« A travers cette subvention de 3,2 milliards de FCFA, l’AFD poursuit son action et apporte son soutien au pays, à ses objectifs en matière de prévention de la biodiversité, l’exploitation durable des ressources naturelles halieutiques », a déclaré Christophe Bigot, l’ambassadeur de France au Sénégal.

Cette signature de convention entre l’AFD et l’Etat du Sénégal représenté par le ministre de l’Economie du Sénégal, Amadou Ba, prouve l’existence des bonnes relations entre les deux pays et de surcroit, leur détermination à regarder ensemble dans la même direction sur la question environnementale. Elle devra apporter une solution durable à un problème dont le début ne date pas de cette décennie. Un accord qui se veut fructueux, une vision commune devant faire naître un projet d’amélioration de la biodiversité des aires marines protégées communautaires.

Selon les précisions données par l’ambassadeur, « ce projet vise à travers ce soutien à la conservation et à la mise en valeur durable des mangroves dans quatre aires marines protégées du Bamboung, de Sangomar (dans le Saloum), de Niamone-Kalounayes et de Kassa-Balantacounda, en Casamance ».

Des retombées

Mettre en place des aires protégées va permettre prioritairement au ministère de l’environnement et du développement durable de renforcer ses capacités en faisant un meilleur suivi des aires marines protégées voire des écosystèmes de mangroves. Dans le même sillon, le développement des Activités Génératrices de Revenus (AGR) est aussi d’une importance capitale.  Jeunes et femmes notamment pourront prendre d’assaut ces quatre aires marines protégées prioritaires afin d’en trouver des produits halieutiques.

Au-delà de l’aspect pécuniaire, il y a des vertus reconnus aux mangroves. Ces derniers se présentent comme un espace de végétaux spécifiques principalement ligneux. Ils représentent des stabilisateurs pour des zones côtières en protégeant contre les phénomènes de montée du niveau de la mer, du tsunami de même que l’érosion.

La mangrove regorge en son sein de plusieurs espèces dont les mollusques, les crustacés, les crabes et les poissons. Beaucoup d’autres opportunités feront leur apparition au fur et à mesure de l’exécution de ce projet. Le meilleur de ce fait est à venir ; parole de l’adage.

Assou Afanglo

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