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Après le solaire, le Ghana se lance désormais dans la production d'énergie à partir des déchets tant ménagers qu'industriels Après le solaire, le Ghana se lance désormais dans la production d'énergie à partir des déchets tant ménagers qu'industriels

Ghana : Produire 60 MW d’énergie grâce aux déchets ménagers Spécial

  • 09 mai, 2018
  • Écrit par  Assou Afanglo
  • Publié dans ECONOMIE
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Au Ghana, la production d’énergie est désormais orientée vers la mise à contribution des déchets ménagers. Armech Africa Limited, un concepteur et fabricant de procédés industriels modernes prévoit construire dans la ville de Tema, une centrale électrique. Elle va générer 60 MW d’énergie à travers le processus d’incinération des 3 000 tonnes métriques de déchets générées quotidiennement. C’est pratiquement tout le lot ou du moins la majeure partie de déchets produits qui est concernée.

Il est plus ou moins aisé de gérer les déchets qui se produisent dans tout ménage, coins de rue à travers l’incinération industrielle. Cela permet notamment de laisser au fur et à mesure la méthode d’enfouissement des déchets qui soulève d’autres problèmes environnements dont la possibilité de pollution de la nappe phréatique. Raison de plus pour se tourner cette fois vers une méthode de production d’énergie pouvant répondre aux besoins pressants qu’ont les grandes villes africaines à l’instar de Tema ou encore Accra.

Le projet est une initiative d’Armech Africa Limited, une filiale du groupe Armech. Il consiste concrètement à construire une centrale de valorisation énergétique de 300 millions de dollars dans la ville ghanéenne de Tema pour au final produire 60 mégawatts d'énergie propre. Dans ce sens, un accord a été signé avec la compagnie nationale d'électricité du Ghana. Ce partenariat public-privé redynamise un tant soit peu la distribution de l’électricité dans un pays où le déficit ne manque pas.

Le préfinancement dudit projet est assuré par le groupe Armech à travers la Banque industrielle et commerciale de Chine. Energy China, l’un des plus grands fournisseurs de solutions globales dans le secteur de l’électricité va se charger de la réalisation des travaux.

Les populations auront plus de facilité à évacuer les déchets puisque cela est censé fournir de l’énergie

En termes d’objectifs, la construction de l'usine devra contribuer à améliorer la durabilité environnementale, la santé publique et limiterait le travail des sites d'enfouissement, tout en produisant une énergie renouvelable. Les populations auront plus de facilité à évacuer les déchets puisque cela est censé fournir de l’énergie. Il n’y aura pas non plus de risque d’exposition à la pollution. La question de gestion de déchets est plus souvent épineuse mais avec cette approche, la ville de Tema va garder toute sa beauté et les habitations garderont leurs beautés. Le cap fixé est de pouvoir créer plus de 1.500 emplois directs et indirects. Ces emplois peuvent aller de ceux qui travaillent dans les différents départements de la centrale, des experts et spécialistes qui la sillonneront pour apporter leurs plus et de tout citoyen impliqué dans la chaîne de valeur.

 « Ce projet représentera le premier projet de valorisation énergétique des déchets dans la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest et il est prévu de développer une deuxième usine à Kumasi, la capitale régionale d'Ashanti », a-t-il affirmé.

Le Ghana se positionne actuellement comme le premier pays de la CEDEAO à mettre sur la table de négociation un projet de cette ampleur. Mais au-delà de cette zone géographique, il y a Addis-Abeba, la capitale de l’Éthiopie qui est entrain de finir la construction d’une usine de transformation des déchets en énergie, un projet qualifié de « première en Afrique ». Avec 1 400 tonnes de déchets chaque jour, la production en énergie pourra couvrir 30 % des besoins en électricité.

 

Encadré

Que savoir de la technologie dite de la valorisation énergétique (W2E) ?

Le Waste-to-energy, Energy-to-waste pour revalorisation des déchets est une technologie permettant de transformer les déchets, qui à priori ne servent à rien, en source d’énergie réutilisable par les populations. Sous d’autres cieux, cette méthode compense l’utilisation en énergie hydroélectrique puisque les conséquences du réchauffement climatique assènent un coup dur aux prévisions des environnementalistes. Il s’agit alors d’une forme d’économie circulaire, mieux un cycle qui commence par la consommation et aboutit à la fabrication d’énergie propre.

Des déchets ménagers jusqu’aux déchets solides provenant des industries ou de l’agriculture, tout est pris en compte. L’incinération se fait par la combustion de déchets. Sur le plan mondial, ce marché est en très forte croissance et estimé à 21 milliards de dollars en 2015. En Afrique, il est considéré comme un vecteur pouvant accélérer la transition énergétique.

L’incinération des déchets est une source d’énergie populaire en Europe. D’Après le PNUE, la France dispose de 126 usines, soit cinq de plus que l’Allemagne, 121 et plus de trois fois plus que l’Italie qui dispose de 40 usines.

Assou Afanglo

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