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João Baptista Borges, ministre angolais de l'eau et de l'énergie, en charge de l'exécution du projet Eau pour tous João Baptista Borges, ministre angolais de l'eau et de l'énergie, en charge de l'exécution du projet Eau pour tous

Angola : Près de 2673 milliards de Fcfa pour l’approvisionnement en eau potable Spécial

  • 09 mai, 2018
  • Écrit par  Emile ETOUNDI
  • Publié dans ECONOMIE
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L’injection de ce montant dans le circuit économique du pays va servir à l’augmentation de la capacité de production d’eau potable et faciliter son accès aux populations.

Lors du 8ème Forum mondial de l’eau tenu du 18 au 23 mars dernier à Brasilia au Brésil, le ministre angolais de l’Energie et de de l’Eau, João Baptista Borges, a annoncé que le pays envisage d’investir cinq milliards de dollars US, soit près de 2673 milliards de F, pour faciliter l’accès à l’eau potable aux populations. Cet argent, a-t-il précisé, va servir à la construction de nouvelles infrastructures et à la réhabilitation de celles existantes. Le souci des pouvoirs publics est de faciliter et d’améliorer l’accès des communautés rurales et urbaines à l’eau potable et aux installations d’assainissement. D’après les statistiques officielles, les inégalités d’accès à l’eau douce ont tendance à se creuser en Angola. Environ 60% de la population estimée à plus de 25 millions d’habitants, a un accès à l’eau potable.

A côté de ce projet d’envergure, l’Etat met les bouchées doubles pour réaliser le projet « Eau pour tous » mis en route en juillet 2009 avec le soutien des Nations Unies pour atteindre l'objectif de l'accès universel à l'eau afin d'améliorer la santé et réduire la pauvreté dans ce pays. Parallèlement, un Programme de réhabilitation des systèmes d'approvisionnement des 18 capitales et de 132 sièges municipaux est en cours pour améliorer la desserte en eau. En 2016, le ministre João Baptista Borges rappelait que douze capitales avaient déjà été satisfaites par ce Programme. De son côté, l’entreprise nationale de distribution d’eau (EPAL) poursuit son projet d’augmentation de 700 mille clients de Luanda à moyen terme, pour doubler la capacité actuelle de l'approvisionnement en eau dans la capitale. Ces projets sont entièrement financés à travers les fonds publics, avec le recours aux sources bilatérales et multilatérales de crédit à l'ordre de centaines de millions de dollars auprès des institutions de financement comme la Banque africaine de développement (BAD).

Le projet financé par le gouvernement espagnol devra impacter directement environ 120.000 personnes.

Le projet « Eau pour tous » avance

En 2016, le projet « Eau pour tous » autrement appelé Programme conjoint de l'ONU sur l'eau et l'assainissement, avait déjà profité à 65% de la population rurale. Même si plusieurs Angolais placent beaucoup d’espoir en cette initiative pensée à l’origine pour fournir de l'eau à 80% des habitants des villes et à 50% de ceux qui vivent dans les campagnes d'ici à 2012, et d'atteindre l'objectif de 100% et 80%, respectivement, d'ici à 2020. Le projet financé par le gouvernement espagnol devra impacter directement environ 120.000 personnes. Dans la province de Malanje par exemple, 348 422 personnes dans les zones rurales ont été impactées par le projet « Eau pour tous » entre 2013 et 2017. Dans le détail, 91 puits d'eau au total ont été creusés durant cette période, ainsi que l'installation de 53 petits réseaux d'eau, de 432 fontaines et la construction de 103 buanderies. 

Que prévoit le Plan national de l’eau ?

Le gouvernement angolais a adopté en janvier 2017 un Plan national de l’eau (PNA) censé définir les grandes lignes et les stratégies de gestion des ressources en eau à court, moyen et long terme, pour faciliter l’accès des Angolais à de l’eau courante d’ici à 2040. Doté d’une enveloppe de 110 milliards de dollars, soit plus de 58 723 milliards de Fcfa, le PNA prévoit notamment la construction de l’usine hydroélectrique de Lauca (Malanje) et l’agrandissement du barrage de Cambambe (Kwanza Nord). L’Etat veut ainsi capitaliser le potentiel naturel du pays avec ses 77 bassins versants disponibles.

Emile ETOUNDI

L’eau potable, une ressource encore rare en Angola.

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