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Le désert du Sahara s'est agrandi de 10% par rapport à son niveau d'il y a 100 ans Le désert du Sahara s'est agrandi de 10% par rapport à son niveau d'il y a 100 ans

Afrique : Il faut Arrêter le Sahara ! Spécial

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, et il faut le dire sans façon, au sujet de la progression du Sahara entre 1920 et 2018, ils sont alarmants. Le désert du Sahara a augmenté sa surface de 10% depuis un siècle.

De nos jours le Sahara atteint les 8,6 millions de Km2, soit neuf fois la superficie du Nigeria. Cette terre aride aux nord des pays de la bande sahélienne et au Sud des pays du Nord d’Afrique, s’est accrue de 10% d’après des récentes études livrées fin mars par le Journal of Climate.

Il faut dire que cette situation est liée à une diminution drastique de la pluviométrie dans cette région du continent. En effet selon les experts ayant livré cette étude, une terre qui reçoit moins de 100 mm de pluie par an est vouée à devenir un désert. Données à l’appui, Natalie Thomas et Sumant  Nigam, assurent que les saisons sèches sont plus chaudes dans la Sahara de nos jours, tandis que les hivers sont plus secs.

Sumant Nigam explique que « les déserts se forment d’habitude dans les zones subtropicales, car l’air chaud monte dans les zones équatoriales et redescend dans les zones au nord et au sud. C’est un air chaud et sec ». Ce phénomène qui se vérifie avec la poussée du Sahara vers le nord d’Afrique, n’est pas le seul en fait. Le chercheur assure que « le fait qu’il [Sahara] grandisse aussi vers le sud montre que d’autres mécanismes sont à l’œuvre »

Cette étude explique aussi la diminution de la taille du lac Tchad qui a perdu près de 90% de sa surface ces cinquante dernières années. Elle insinue l’urgence d’un véritable plan de reboisement, une idée qui peut s’appuyer sur l’expérience de Pierre Rabhi, l’algérien. Il y va de la récupération des centaines de milliers de terres arables et de pâturages ayant disparu avec la poussée du désert.

Des décisions à prendre

Les décideurs africains doivent aujourd’hui tabler sur l’avenir du Sahara, devenu depuis la chute du colonel Kadhafi et bien avant, le repère de tous les trafiquants et du terrorisme. Dans cette perspective une action double doit être menée puisque d’après les experts, un tiers des causes de cette poussée continue du Sahara est lié à l’activité humaine tandis que deux tiers sont attribués aux cycles climatiques naturels. Ceci dit il est urgent de lancer des initiatives de reboisement et des campagnes de sensibilisation en vue de diminuer l’impact de l’activité de l’homme.

Onésiphore Nembe

Onésiphore NEMBE

Directeur de publication

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