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Barrage hydroélectrique de Chollet : Entre espoirs et inquiétudes Spécial

  • 12 avril, 2018
  • Écrit par  Emile ETOUNDI
  • Publié dans ECONOMIE
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Près de huit ans après la signature du protocole d’accord entre le Cameroun et le Congo, la réalisation de l’infrastructure censée produire 600 MW d’énergie tarde à prendre corps.

Lors des travaux du Comité inter-Etats de pilotage du projet de barrage hydroélectrique de Chollet et des lignes électriques associées entre le Cameroun et la République du Congo tenus le 12 mai 2017 à Yaoundé, les deux parties se sont engagées à donner un coup d’accélérateur à ce projet. Malheureusement, seules quelques avancées sont perceptibles, notamment la désignation du directeur du projet (le Camerounais Richard Balla) et de certains ingénieurs. Même si le cahier de charges prévoit le démarrage des travaux en novembre 2018, les choses traînent encore du point de vue technique.

A l’issue de ces travaux de Yaoundé, le Cameroun et le Congo ont pris la résolution d’achever l’élaboration du manuel de procédure du projet et de recruter par appel d’offres un partenaire pour la réalisation des études, sous le modèle partenariat public-privé (PPP). En attendant l’achèvement de l’immeuble-siège du projet à Brazzaville, l’éventualité d’accorder un bail provisoire à la direction du Projet a été évoquée.

Le barrage doté d’une capacité prévisionnelle installée de 600 MW sera réalisé à la lisière du parc de Nki dans la région de l’Est et la localité de Ngbala au Congo, sur le fleuve Dja. L’ouvrage qui s’inscrit dans la vision du Pool énergétique de l’Afrique centrale (PEAC) vise non seulement à interconnecter les réseaux électriques camerounais et congolais, mais également à alimenter la Centrafrique. La moitié de la production, 300 MW, va bénéficier au Congo, 60 MW au Cameroun et le reste aux pays voisins.

Le coût total des travaux varie entre 354 et 670 milliards de F, en fonction de l’option définitive retenue par l’entreprise chinoise Sinohydro. En janvier 2017, les contributions cumulées des deux Etats s’élevaient à 2,04 milliards de F, soit 1,09 milliards de F pour le Cameroun au titre des exercices 2015, 2016 et 2017 et 950 millions de F pour le Congo au titre de l’exercice 2017. Le protocole d’accord pour la construction du barrage hydroélectrique de Chollet a été signé le 28 octobre 2010 à Brazzaville.

Emile ETOUNDI

 

Encadré

Renforcer l’interconnexion électrique

La réalisation du barrage hydroélectrique cristallise toutes les attentions dans la sous-région CEMAC. Il s’agit d’un projet intégrateur qui, d’après le Pool énergétique de l’Afrique centrale (PEAC), va renforcer l’interconnexion électrique entre les deux pays et éventuellement avec d’autres Etats voisins. L’ouvrage est censé combler le retard qu’accuse l’Afrique centrale dans le secteur de l’énergie électrique. Sur le plan énergétique, la CEMAC est confrontée à un paradoxe. Elle dispose du 3e potentiel hydroélectrique en Afrique évalué à 33 GW, derrière la RDC (100 GW) et l’Ethiopie (40 GW). Ce potentiel est réparti entre le Cameroun avec près de 2/3 du potentiel (20 GW), le Gabon (6 GW), la Centrafrique (2,8 GW), le Congo (2,5 GW) et la Guinée Equatoriale (2,4 GW). Toutefois, moins de 3% de ce potentiel est exploité avec une capacité installée de 1009 MW sur les 33 GW disponibles. Actuellement, le taux d’accès à l’électricité en zone CEMAC est très faible et tourne autour de 15%.

Emile ETOUNDI

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