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Deux centrales solaires déjà installées dans le sud de l'Algérie, à Tamanrasset notamment. Trois autres en projet Deux centrales solaires déjà installées dans le sud de l'Algérie, à Tamanrasset notamment. Trois autres en projet

Algérie : Vivement le mix énergétique Spécial

Près de cinquante ans après la création du Centre National de Développement des Energies Renouvelables (CDER), l’Algérie se lance dans un impressionnant programme de développement de la filière des énergies renouvelables. Alger entend construire des infrastructures énergétiques solaire et éolienne d’une capacité de 22 000 MW d’ici 2030.

C’est certain, l’Algérie dispose d’un potentiel considérable d’énergie solaire et éolienne. Avec près de 3 500 heures d’ensoleillement chaque année le pays peut alimenter une bonne partie de son territoire grâce au solaire. De l’avis des experts l’Algérie peut grâce à cette manne naturelle, se positionner comme un acteur clé du développement des énergies renouvelables sur le continent.

Des objectifs importants dans ce chantier qui s’ouvre. Alger prévoit la construction de trois centrales solaires de 1350 MW chacune, soit près de 4000 MW au total. C’est donc le double de l’énergie disponible en Côte d’ivoire à l’heure actuelle qui sera mis en place dans les mois à venir à en croire les promoteurs de ce projet. Signalons toutefois que le compromis au sujet de la taille des centrales qui seront construites n’est pas encore trouvé. De nombreux experts du CDER sont d’avis de construire des centrales de 600 MW chacune. Dans ce cas de figure le pays pourrait en construire six voir sept mais dans plusieurs régions à la fois. 

La difficulté de ce chantier sera certainement le transport d’énergie. En effet de nombreuses régions ensoleillées où la construction de ces centrales est la plus adaptée, sont très peu peuplées. Du coup l’énergie sera produite dans ces régions avant d’être acheminées dans les zones à forte concentration populaire.

Dans le même temps Alger vise la construction des éoliennes dans son désert du Sahara. Précisons qu’un rapport du CDER publié mi-janvier 2018 faisait état d’une vitesse moyenne des vents de 6,4 mètres/seconde dans le Sahara algérien. Assez pour permettre une production d’énergie éolienne. D’autres régions du nord du pays ont une vitesse des vents considérable pour permettre la construction de centrales éoliennes.

22 000 MW d’énergie renouvelables d’ici 2030

Le pays reste dépendant à 98% de l’énergie fossile. Seul 2% de l’énergie disponible à ce jour est issu des sources renouvelables. De ce fait ces centrales solaires sont une orientation voulue dans le cadre de la politique de mix énergétique prôné par de nombreux pays africains. D’après le document stratégique du gouvernement algérien, dénommé le Programme algérien de développement des énergies renouvelables et d’efficacité énergétique (PENREE), lequel date de 2012, l’ambition algérienne est de mettre sur pied des centrales renouvelables d’une capacité cumulée de 22 000 MW d’ici 2030. 

Mettre sur pied des centrales renouvelables d’une capacité cumulée de 22 000 MW d’ici 2030 (exergue)

Faut dire que l’Algérie a tardé avant de se résoudre à suivre le voisin marocain dans le programme de développement de l’énergie solaire. La création du CDER date de 1970, tandis que la mise en place des premières centrales solaires date du début des années 2000. A l’époque le pays avait procédé à la construction de plusieurs centrales de taille modeste. Capacité cumulée : 400 MW.

Economiser 300 milliards de m3 de gaz naturel

Les ENr sont aussi un moyen pour Alger de diminuer l’exploitation abusive des ressources fossiles. D’après le rapport du CDER, l’arrivée de ces centrales renouvelables permettra d’économiser près de 300 milliards de m3 de gaz naturel. Avec la diminution des recettes de l’Etat algérien depuis fin 2014 sur fond de chute des prix du pétrole, un impératif de gestion parcimonieuse a été décidé au sommet de l’Etat. Faut dire qu’en l’espace de quatre ans les recettes d’exportation ont chuté de moitié, passant de 65 milliards de dollars en 2013 à 31 milliards de dollars en 2017.  Depuis lors l’Algérie pense à l’après pétrole avec un accent particulier.

Onésiphore NEMBE

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