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Aggreko au Tchad produit entre 16-20 MV Aggreko au Tchad produit entre 16-20 MV

Tchad : Les délestages dictent leur loi Spécial

  • 26 mars, 2018
  • Écrit par  Emile ETOUNDI
  • Publié dans ECONOMIE
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Malgré l’augmentation de sa capacité de production, la Société nationale ne parvient pas à satisfaire la forte demande.

« La persistance du problème de l’énergie est due à l’absence d’une politique énergétique claire ». L’indignation provient du secré­taire général de l’Association tchadienne des droits des consommateurs (ADC), Daouda Elhadj Adam. En juillet 2017, il s’insurgeait contre les coupures d’électricité, devenues récurrentes à N’Djamena, capitale du Tchad. L’acteur de la société civile dénonçait notamment une navigation à vue et une mauvaise gestion héritée de l’ancienne Société tcha­dienne d’eau et d’électricité (STEE) scindée, depuis mai 2010, en deux entités : la Société tchadienne des eaux (STE) et la Société nationale d’électricité (SNE).

Conséquence : les industries fonctionnent au ralenti et sont contraintes d’utiliser les groupes électrogènes. Les populations paient également le lourd tribut avec les coupures d’eau. Le potentiel disponible pour couvrir les besoins des populations est insuffisant. D’après le directeur général de la SNE, Mahamat-Adoum Ismaël, la puissance installée dans l’ensemble du pays est de l’ordre de 174 mégawatts. « Si nous arrivons à faire tourner tous nos moteurs, nous serions à 144 MW à N’Djamena et une trentaine dans nos douze exploitations régionales. Malheureusement, de ces 174 MW gérés par la SNE, nous n’avons qu’une puis­sance installée de 110 MW à N’Djamena », explique-t-il.

Des efforts encourageants

Aujourd’hui, la SNE a fait passer sa production de 20 MW en fin 2014 à un peu plus de 80 MW, avec le fonctionnement des deux centrales de Farcha, dans le 1er arrondissement de N’Djamena. Le secteur privé a été mis à contribution. Des sociétés chinoises ont installé une raffinerie d’une capacité de production variant entre 10 et 16 MW, à plus de 60 km au nord de la capitale. V-Power, produit également 16 MW. Aggreko livrait entre 16 et 20 MW jusqu’en décembre 2016. Avec la signature le 13 septembre 2017 d’un contrat de construction d’une centrale électrique hybride d’une capacité de 100 mégawatts à N’Djamena, l’espoir reste permis. Le projet financé par un groupe d’investisseurs émiratis va non seulement accroître l’offre en énergie électrique au Tchad, mais aussi permettre au pays d’attirer e nouveaux investisseurs. Au Tchad, le taux d'accès à l'électricité est estimé à moins de 5% de la population d’après la BAD. Le mix électrique actuel est constitué à 80% d’hydrocarbures et à 20% du projet de solaire. 

Le relèvement de l’offre en énergie électrique préoccupe les pouvoirs publics.

Infographie

Statistiques sur le secteur électrique au Tchad

Tarifs domestiques (en dollars KWh)

0,35

Tarifs petites entreprises (en dollars/KWh)

0,25

Résultats de la société (2014, en millions de dollars)

NC

Coupures (heures/mois)

142

Accès à l’électricité en % de la population (2014)

3,5%

Part de la production perdue (en valeur)

30%

conclusion

Ce pays sahélien enclavé paie très cher son électricité

Source : Jeune Afrique, article « Electricité : pourquoi les Africains paient-ils si cher ? », mai 2015.

 

 

 

Emile ETOUNDI

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