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La mine d'or de kodiéran au Mali La mine d'or de kodiéran au Mali

Mali: Place de l’or dans l’économie Spécial

Il ne fait aucun doute que l’or est dans l’assiette des exportations maliennes ce que le pétrole est pour le Gabon. Ce pays d’Afrique de l’ouest, situé dans la bande sahélienne, à l’intérieur du continent, dépend de ses recettes aurifères pour financer son budget.

Classé 4e producteur d’or en Afrique derrière, respectivement, le Soudan, le Ghana et l’Afrique du sud, d’après un classement de la Banque mondiale, le Mali dispose encore d’importes ressources de cette matière. Des estimations datant de février 2017, attestent que le pays dispose encore de 822 tonnes d’or inexploitées.  Ces quantités d’or disponibles viennent d’être découvertes. Yaya Djiré, le chef de la division des mines du Ministère malien en charge du secteur précisait d’ailleurs à cet effet : Certaines mines sont sur le point de fermer. Cas de la mine de Morila. Qui fermera courant 2019 après une exploitation ininterrompue de 19 ans. 

Avec le train d’exploitation d’au moins 50 tonnes par an, le Mali dispose encore de 16 années d’exploitation. Sauf si de nouvelles découvertes sont faites entre temps. Mais compte tenu des prévisions d’augmentation du volume d’or exploité annuellement, comme celles de 2017 qui annonçaient une hausse de 40% par rapport à l’année d’avant, soit 95 tonnes d’or, tout porte à croire que les réserves aurifères seront épuisées dans une dizaine d’années. Sachant que l’or assure à ce jour 25% des recettes fiscales du pays, d’après le ministre des mines, Cheïckna Seydi Ahamadi Diawara, Il faudra d’ici là que Bamako trouve une alternative pour financer le budget national. S’exprimant courant 2016 au sujet de l’apport de l’or dans le budget malien, Cheïckna Seydi Ahamadi Diawara, alors ministre des mines, indiquait que « L’or rapporte au budget malien 200 à 250 milliards de francs CFA par an ». Cette seule matière représente 70% des recettes d’exportation du pays, soit 1,5 milliards d’euros de recettes.

Un produit duquel dépend l’économie depuis la crise en 2012

Toujours en 2016, les impôts issus de l’exploitation de l’or se sont élevés à 454 millions de dollars, soit 247 milliards de Fcfa. Par contre en 2014 la contribution de l’or au budget s’élevait à 254,3 milliards de Fcfa, soit 25% de celui-ci et près de 7% du PIB.  L’année 2015 avait quant à elle été difficile pour le secteur de l’or. En cause : la chute des prix au niveau mondial, doublée d’un recul de la production, sur fond de régression des investissements dans les mines.  Le recul tournait autour de 11% cette année-là. A l’époque Mohamed Ouédraogo, le directeur de la planification et des statistiques expliquait que « les revenus en 2015 incluent 165,5 milliards Fcfa en impôts, 33,898 milliards Fcfa en droits de douane et 45,57 milliards Fcfa en dividendes et autres sources de revenus ». Résultat final la contribution de l’or était à hauteur de 6,2% dans le PIB.

Courant 2016 ce sont 50,9 tonnes d’or qui ont été produites dans le pays. La hausse de 0,4 tonne est peu significative par rapport à l’année précédente. Cette année l’exploitation nationale, artisanale et industrielle, avait fait un bond quittant de 53,2 tonnes en 2014 pour atteindre la bare des 70,2 tonnes en 2015.

La mauvaise nouvelle finalement est que le Mali n’est pas en train de préparer l’après or. A la différence du Botswana, les mines sont exploitées sans laisser de réelles traces dans le développement économique national. Aucune mise en place de structures de production pouvant assurer un emploi aux miniers ainsi qu’un impôt à l’Etat. Ce scénario laisse croire que les leaders africains peinent encore à comprendre l’enjeu autour de l’exploitation minière.

Les gagnants finalement sont Randgold Resources, la plus grande compagnie d’exploitation d’or présente au Mali, Anglogold, Birimian, Iamgold, Endeavour Mining, Robex Ressources, Hummingbird Resources ou la société malienne Wassoul’Or. Ce sont autant de compagnies qui se partagent le marché de l’or au Mali dans un contexte de crise des autres secteurs traditionnels tels que le Cotton.

Samuel D.

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