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La plus grande centrale électrique au gaz dans le monde. Un ouvrage assuré par l'allemand Siemens en Egypte La plus grande centrale électrique au gaz dans le monde. Un ouvrage assuré par l'allemand Siemens en Egypte

Egypte: Une centrale hydroélectrique à turbinage-pompage de 2400 MW d’ici 2024 (Rétro) Spécial

  • 15 mars, 2018
  • Écrit par  Samuel. D
  • Publié dans ECONOMIE
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Le consortium composé d’AF Consult Switzerland et d’Artelia, vient d’être choisi pour le projet de la centrale à Turbinage-pompage d’Ataqa, dans le nord-ouest de l’Egypte. La décision de Mohamed Shaker, ministre égyptien de l’électricité et des énergies renouvelables, a été rendue publique début février.

La centrale d’Ataqa disposera d’une capacité de 2400 MW. Située dans la région de Suez, elle a la particularité d’être une centrale à Turbinage-pompage. Sa construction ainsi que son financement ont été confiés à la société chinoise, Sinohydro. Montant de la facture : 2,6 milliards de dollars. L’échéance des travaux est fixée à l’année 2024.

Diversifier les sources d’énergie du pays et satisfaire les besoins énergétiques croissants de la région

A l’issue du choix des autorités égyptiennes, Artelia, a indiqué que la centrale d’Ataqa vise à « diversifier les sources d’énergie du pays [Egypte] et de satisfaire les besoins énergétiques croissants de la région, tout en bénéficiant des opportunités offertes par les énergies renouvelables et les technologies de stockage d’énergie». Dans ce pays où les centrales thermiques sont le moteur de la production énergétique, la centrale d’Ataqa vient renforcer le mix énergétique

Le manque à gagner dans les centrales thermiques égyptiennes est fort. Courant 2014, ce sont 26 milliards de m³ de gaz (1.08 EJ) qui ont servi dans la production de 135 TWh d’énergie. Se tourner vers l’énergie hydroélectrique, va permettre d’économiser des quantités importantes de gaz.

Précisons que les centrales à Turbinage-pompage sont de plus en plus envisagées, pour faire face plus facilement aux périodes d’étiage. Leur construction implique la mise en place d’un bassin en amont, et un autre en aval. En effet, l’eau stockée en aval peut faire l’objet d’un pompage dans le bassin situé en amont, en vue d’une réutilisation. Il faut tout de même souligner que, la réutilisation de l’eau ne fait pas une production supplémentaire d’énergie, mais elle accroît la puissance disponible. Les centrales à pompage-turbinage, sont presque toujours intégrées à d’autres centrales à accumulation. Toutefois, leur contribution ne dépasse jamais les 10% de la puissance hydraulique installée.

A noter que les centrales à turbinage-pompage font partie du paysage énergétique suisse. Ce pays dispose donc d’une bonne expérience dans la construction de ce type d’infrastructures, ce qui justifie le choix d’une société suisse dans le consortium, pense-t-on.

Le leadership énergétique égyptien menacé

Dans cette région traversée par le fleuve Nil, l’Egypte craint depuis peu pour son leadership énergétique, menacé par une nation éthiopienne à la reconquête de son prestige passé. Addis-Abeba est engagé dans la construction de plusieurs centrales, hydroélectriques, solaires. L’objectif d’ici 2020 pour ce pays : atteindre la barre de 17 300 MW. Inquiétant pour l’Egypte qui disposait de 11.435 MW dans les années 90, une vingtaine d’années en arrière.

Samuel. D

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