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Photo route Sangmelima-Ouesso Photo route Sangmelima-Ouesso

Corridor Sangmélima-Ouesso La route de l’espoir Spécial

  • 14 mars, 2018
  • Écrit par  Emile ETOUNDI
  • Publié dans ECONOMIE
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Le projet sous-régional va finaliser la liaison inter-Capitales entre Brazzaville et Yaoundé et consolider l’intégration sous-régionale en zone CEMAC.

D’ici quelques mois, le Cameroun et le Congo seront reliés par une route qui va aussi bien impulser le développement des infrastructures de transport pour soutenir la croissance entre les deux pays et les conditions de vie des populations impactées par le projet. L’aménagement et le revêtement de la route transfrontalière Sangmélima-Ouesso, est censé relier sur la capitale provinciale congolaise de Ouesso à la ville camerounaise de Sangmélima. Au mois d’août 2017, l’exécution physique du tronçon Sangmelima-Bikoula (65km), affichait un taux de réalisation de 56,31% pour une consommation des délais de 92,47%. Le taux d’exécution financière était de 54,05%. Sur le linéaire de 65km, les travaux étaient effectués sur 54,07km. Les 169 premiers kilomètres ont été inaugurés le 11 février 2016.

Grâce à un accord de prêt complémentaire de près de 33 milliards de F signé en avril 2017 entre le Cameroun et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), les financements de la phase 2 du projet côté camerounais, ont été bouclés. Cette phase porte sur l’aménagement d’un linéaire de 121km, découpé en deux lots distincts. A ce jour, la phase 1 du projet, longue de 98,8 km entre Sangmélima et Djoum, est achevée.

Des retombées économiques en perspective

Le Cameroun et le Congo placent beaucoup d’espoirs en la route Sangmélima-Ouesso. D’après le ministère camerounais des Travaux publics, l’ouvrage vise à augmenter le flux des échanges des personnes et des biens, à assurer un meilleur accès des populations aux équipements sociaux, administratifs et de santé, à favoriser la lutte contre la pauvreté et l’exode rural et à réduire le coût d’exploitation des véhicules et le temps de parcours. A grande échelle, les transporteurs et les pourront librement et aisément circuler pour faire parvenir les marchandises du Congo aux ports autonomes de Douala et de Kribi.

Les objectifs du projet tels que fixés par la Banque africaine de développement (BAD) sont tout aussi intéressants : assurer une liaison permanente entre Sangmélima et Ouesso en améliorant le niveau de service de la route Sangmélima-Djoum-Mintom-Mbalam au Cameroun, de la route Ouesso-Sembé-Souanké-Ntam au Congo et du tronçon transfrontalier Mbalam-Ntam, parachever la liaison inter-capitales Brazzaville-Yaoundé et contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations des deux provinces frontalières desservies par cette route. La route transfrontalière Sangmélima-Ouesso porte sur un linéaire de 651km, dont 316km du côté camerounais et 335km côté congolais. Mis en route depuis cinq and, le projet est financé par plusieurs partenaires au développement, a savoir la BDEAC, la BID, la BAD, le Fonds saoudien de développement, le Fonds koweïtien, le Cameroun et le Congo. Les échanges commerciaux seront densifiés.

Emile ETOUNDI, à Yaoundé

 

 

 

Encadré

Un projet communautaire et intégrateur

Au-delà des retombées directes du projet de route Sangmélima-Ouesso sur les échanges commerciaux entre le Cameroun et le Congo, les quatre autres pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC), lorgnent également cette manne. A long terme, le projet vise à renforcer l’intégration régionale en connectant également les autoroutes du Cameroun, de la RCA, du Gabon, de la Guinée équatoriale. L’amélioration du niveau du service du réseau communautaire sera renforcée. En phase d’exploitation, l’amélioration de l’infrastructure routière va générer des effets bénéfiques, notamment le développement d’un commerce intrarégional caractérisé par la densification des transports terrestres du transport de transit des marchandises. En outre, l’interdépendance entre pays de la CEMAC va rehausser le niveau d’intégration au sein de la sous-région, permettre aux pays de tisser des liens bilatéraux plus solides et contribuer à la croissance économique des pays. 

Emile ETOUNDI

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