All for Joomla All for Webmasters
 
Un avion MA 60 de la compagnie camerounaise, CAMAIR-Co Un avion MA 60 de la compagnie camerounaise, CAMAIR-Co

L’Afrique Centrale continue de se doter du MA60 du chinois AVIC Spécial

Ce début 2018 les chinois de la compagnie aéronautique civile, Avic, ont annoncé avoir atteint 14 appareils vendus dans la seule région Afrique Centrale. Le MA60 vole dans le ciel d’au moins sept pays de cette région et s’inscrit dans l’ambition chinoise de remettre sur pied la route de la soie.

Le président d’AVIC s’est réjoui de la percée continue de son entreprise dans la région Afrique centrale. Tan Ruisong a indiqué que «l'aviation est une industrie haut de gamme et un élément important dans la coopération entre les pays, le long de la Ceinture et de la Route, afin de promouvoir leur connectivité et leur coopération industrielle.» Ce propos laisse voir l’ambition chinoise d’effectuer une percée sur le terrain industrielle mais aussi sur celui aérien. En d’autres termes, là où les industries chinoises passent, leurs banques investissent, et désormais, il est possible que l’aviation fasse des ventes.  

Un avion performant malgré tout

Le MA60 doit son succès à son prix très abordable. Pour des pays qui relancent leurs compagnies aériennes nationales, cas du Cameroun, les appareils de l’avionneur chinois sont plus adaptés aux budgets que les DreamLiner de Boieng et d’Airbus.

Le MA60 doit son succès à son prix très abordable

Primo : une faible consommation de kérosène. De l’avis de certains experts, le MA60 fait une consommation d’à peine ¼ de celle des avionneurs américain et européen pour la même distance. Le service après-vente est aussi un avantage parce qu’il permet la formation du staff technique des acquéreurs dans les tâches liées à la maintenance.  Une large gamme de pièces de rechange est aussi mise à la disposition des acquéreurs.

Prototype réussi de l’industrie aéronautique chinoise, le MA60 est en partie le travail de la Chine. Avec un moteur canadien et des accessoires de l’empire du milieu, cet appareil présente une certaine sécurité sur le plan purement technique. Cela bien que quelques bavures survenues ces dernières années ont entaché sa réputation. Citons notamment, l’éclatement d’un pneu au moment de l’atterrissage du vol immatriculé B-3476. Ce 20 mai 2015, le vol de la compagnie JoyAir en provenance de Yiwu, avait fait une sortie de piste. Bilan : les deux ailes de l’appareil arrachées, 3 blessés sur les 45 passager et 7 membres d’équipage.

La route de la soie en reconstitution

Avec une enveloppe de 1000 milliards de dollars, la Chine entend bien reconstruire la route de la soie. Reliant autrefois les continents européen et asiatique en partant de l’actuelle ville chinoise de Xi'an pour Antioche, actuelle Turquie, cette route était un réseau de commerce avec pour principale marchandise la soie. Délaissée au 15e siècle en raison de l’instabilité sécuritaire qui sévissait à Constantinople, l’empire du milieu espère la rétablir. Sauf qu’à l’heure actuelle l’Afrique et les autres continents sont inclus.

Dans cette dynamique la Chine avance avec une offre largement diversifiée. L’astuce est à saluer cependant. Le même contrat met engage les industriels chinois, leurs banques, leurs experts en charge des études d’impact, leurs techniciens en charge de l’entretien. Désormais on peut s’attendre à l’introduction de mentions relatives à l’achat d’appareils MA60. L’idée parait saugrenue, mais l’avenir ne tardera pas à nous dire.

Rappelons toutefois qu’à l’heure actuelle sept pays d’Afrique centrale ont acquis des MA60, soit 14 appareils au total. Il s’agit entre autres, du Cameroun, du Burundi, du Congo. Des négociations en vue d’acquisitions futures sont en cours.

Éléments similaires (par tag)

Laissez un commentaire