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Exploitation de pétrole dans le Golfe de Guinée, au large des côtes ghanéennes. Exploitation de pétrole dans le Golfe de Guinée, au large des côtes ghanéennes.

Le Ghana sur la voie de la croissance Spécial

 

Le Ghana renoue avec une croissance forte sur fond d’augmentation des exportations de pétrole et d’or.

 

Depuis 2010 l’économie ghanéenne a montré tantôt des signes de forte hausse, tantôt une régression importante. En 2011 la croissance avait atteint un pic historique de 14% grâce aux recettes de l’or noir. Après la descente n’avait pas tardé, au point qu’en 2016, le pays a connu une croissance de 3,3%. L’arrivée de Nana Akufo-Addo en décembre 2016 a permis de renouer avec une croissance importante. En attendant les chiffres du département des statistiques, les prévisions du FMI donnent la croissance du pays à 5,9% en 2017.

On note au passage un recul important du taux de l’inflation.. Depuis 2016 le pays s’est lancé dans un programme national de redynamisation industrielle. Il vise la relance de l’industrie grâce à la promotion de l’entrepreneuriat et de l’innovation. A côté les autorités ont mis en place des initiatives telles que « un district, une usine » ou encore « un village, un barrage ». Avec ces deux initiatives le gouvernement ghanéen espère arriver à la décentralisation industrielle.  L’avantage de cette politique est considérable en raison de sa capacité à contribuer à l’indépendance énergétique des localités. Il permet aussi de diminuer l’exode rural en créant localement les emplois. A terme cette politique permet la modernisation des localités rurales. 

La croissance devrait être portée désormais par un secteur agricole fort. Grâce au prêt consenti auprès du FMI, de 565,2 millions de dollars, Accra poursuit un programme d’investissement dans les 275 circonscriptions parlementaires du pays. Objectif : stimuler le rendement agricole et aider à la mise en place de nouvelles méthodes d’irrigation. 

Augmentation de la production pétrolière à l’horizon

Dans le sillage de la croissance ghanéenne se trouve le pétrole. Avec la rétrocession à ce pays d’une réserve disputée avec la Côte d’Ivoire d’un volume estimé à 2 milliards de barils, plus que jamais le secteur se porte bien.  Cette décision a été prise par Tribunal international du droit de la mer (TIDM) en septembre dernier, mettant ainsi fin à un litige qui opposait les deux pays voisins depuis 2011. D’après un document du service économique de l’ambassade France au Ghana, Accra devrait atteindre 242.3 M de barils en 2018. Toujours d’après ce document stratégique, le pays aura une production journalière de 500 000 bpj le pic en 2024.

A 15,4% en 2016, l’inflation tourne autour de 12,5% en ce moment. Une embellie de plus à mettre sur le compte de la nouvelle équipe au pouvoir. Mais le président Akufo-Addo doit faire face à un défi majeur : augmenter la part à l’export des autres produits. Puisqu’il faut le préciser, le pétrole et le cacao constituent les principales matières exportées à travers le monde. La Banque Africaine de Développement (BAD) indique que Les exportations du Ghana restent à ce jour principalement constituées d’un faible nombre de produits de base très sensibles aux fluctuations des marchés mondiaux ». L’autre défi important de l’avis des experts de la BAD est d’arriver à surmonter les contraintes dans « la création de valeur ajoutée dans les secteurs minier et agricole ». Le pays doit aussi résoudre le problème du déficit public. De 8,7% en 22016, il a chuté à 6,5% en 2017.  

En somme le Ghana, deuxième économie ouest africaine derrière le Nigeria et devant la Côte d’Ivoire, est sur une note positive. Les défis auxquels cette économie est appelée à faire face sont moindre compte tenu des réalisations enregistrées ces derniers mois. L’avenir s’annonce radieux selon toute vraisemblance. 

 

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