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Une station de pompage à El-Kamour, près de Tataouine au sud de la Tunisie. Une station de pompage à El-Kamour, près de Tataouine au sud de la Tunisie.

Tunisie : L’arrêt de la production de pétrole et de gaz pourrait avoir un effet désastreux pour l’économie Spécial

Alors que les indicateurs de l’économie tunisienne au premier trimestre 2017 sont positifs, nous venons d’apprendre l’arrêt de la production de pétrole et de gaz dans les régions d’El-Kamour et Kébili, où des manifestations se poursuivent depuis deux mois déjà.

Depuis deux mois les manifestations se poursuivent dans le sud de la Tunisie. Une frange de la population de deux régions pétrolières, El-Kamour et Kébili, manifeste pour demander une meilleure répartition des richesses. Ils demandent aussi à ce que leurs ressortissants soient prioritaires dans les recrutements dans l’industrie pétrolière et gazière.

Le 20 mai dernier, l’armée avait tiré en l’air pour disperser les manifestants. En vain ! On se souvient que ce jour la foule tentait de franchir l’enceinte d’un site. Courant mai toujours, c’est un manifestant qui avait été accidentellement tué par une voiture de la gendarmerie, ce qui avait renforcé la détermination des manifestations à poursuivre leur lutte.

« Aujourd’hui nous sommes dans une situation où toute la production (de pétrole et de gaz) est pratiquement à l’arrêt » a annoncé au micro de la radioShems FM, Hela Cheikhrouhou, la ministre de l’énergie. La ministre de l’énergie a prévenu contre les risques de voir grimper le prix du carburant à la pompe. Il ne manquait que cela pour saper les efforts du gouvernement Beji Caïd Essebsi, lesquels ont permis aux indicateurs au premier trimestre 2017 d’afficher des résultats positifs.

Avec l’arrêt de la production dans les régions d’El-Kamour et de Kebili. Les pertes financières du fait de cette cessation s’élèvent à 9 millions d’euros par semaine. Une perte forte pour l’Etat tunisien qui ne s’est pas encore remis du printemps arabe. Avec un secteur touristique en baisse, suite aux nombreux attentats qui ont touché la capitale tunisienne ces cinq dernières années, l’économie du pays en est encore affectée. Un communiqué du ministère de l’énergie tunisien prévient d’ailleurs des risques d’« aggravation du déficit commercial ».

Des manifestants qui prennent l’avantage dans de possibles négociations

Avec l’arrêt de l’exploitation aucune issue apparente de cette crise n’est dessinée, outre la voie du dialogue. Un dialogue dans lequel les manifestants ont l’avantage d’avoir mis en difficulté l’exploitation du pétrole et du gaz. Il se pourrait bien qu’ils arrivent à faire passer leurs exigences, ce qui est dans l’intérêt de ces régions du sud sous développées. Afrique Progrès Magazine

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