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L'Ethiopie a entamé une déviation du Nil Bleu sur 500 mètres en vue de la construction d'un important barrage hydro-électrique ici à Benishangul-Gumuz en 2013. L'Ethiopie a entamé une déviation du Nil Bleu sur 500 mètres en vue de la construction d'un important barrage hydro-électrique ici à Benishangul-Gumuz en 2013.

Ethiopie/Soudan : Le barrage Grande Renaissance créé l’interdépendance Spécial

Attendu pour 2018, le barrage Grande Renaissance, première centrale hydroélectrique d’Afrique en termes de capacité, vient de trouver un pays preneur pour son énergie. Alors que cet important ouvrage devrait générer 6000MW d’après les prévisions initiales, le Soudan vient d’annoncer qu’il se fournira en énergie auprès du voisin éthiopien.

6000 MW d’énergie d’après les prévisions lors du lancement des travaux le 28 mai 2013, c’est ni plus ni moins la centrale hydroélectrique la plus importante d’Afrique. En février dernier le ministre de la communication éthiopien annonçait que la puissance du barrage passe à 6450 MW, compte tenu de l'amélioration des générateurs. Cette centrale à elle seule cumule toutes les sources d’énergie disponibles au Nigeria en ce moment. De quoi permettre à l’Ethiopie d’entrer dans l’ère de la suffisance énergétique et de peser sur le plan géopolitique de cette région est-africaine.

Le pays ambitionne l’exportation en direction des pays voisins. Dans ce sens une rencontre entre le président soudanais Omar El Béchir, avec les autorités éthiopiennes vient de se tenir à Addis Abeba le 4 avril dernier. Au terme de cette rencontre le président soudanais a annoncé que son pays se fournirait auprès du voisin éthiopien sans trop de détails. On sait qu’une ligne de transmission doit être construite entre le barrage Grande Renaissance et la capitale soudanaise Khartoum, d’une puissance de 500 KV. Le Soudan rejoindra de ce fait Djibouti dans la liste des pays importateurs de l’énergie éthiopienne.

L’arrivée de ce barrage permettra aussi au pays de concrétiser ses ambitions industrielles. Plus intéressant encore, l’Ethiopie entend poursuivre la construction de centrales pour l’exportation dans la sous région.

 

Un barrage qui rétablit l’équilibre entre les puissants

Privé d’une sortie sur la mer, l’Ethiopie voit le transit de ses marchandises via les ports soudanais où les engrais transitent. Alors que le pays dispose de l’énergie, il peut désormais peser sur les négociations avec ses voisins. Soulignons d’ailleurs qu’au terme de cette rencontre avec le président soudanais, il est ressorti la possibilité de construire bientôt un terminal dédié à l’Éthiopie à Port-Soudan. La construction d’une ligne de chemin de fer partant de Port-Soudan a été évoquée aussi pour l’acheminement des intrants. Le schéma de l’interdépendance est tout tracé.

Précisons que l’Ethiopie est le deuxième pays en termes de potentiel hydroélectrique en Afrique. Avec 40 000 MW, il devance le Cameroun, 12 000MW et arrive juste derrière le Congo RDC, 100 Gigawatts. Cet ouvrage, le barrage de la Renaissance, devrait engloutir la somme de 6,4 milliards de dollars selon une estimation de Bloomberg. Ce barrage va porter la capacité énergétique éthiopienne à 8450 MW en 2018 à la fin des travaux autour de cet ouvrage, troisième de cette taille dans le monde. Afrique Progrès Magazine

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