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Côte d’Ivoire : en 2017 la filière cacao devrait causer le recul de 5% du PIB national Spécial

Fini le kilo de cacao à 1100 Fcfa, désormais les producteurs devront se contenter de 700 Fcfa soit une diminution record de 35% du prix. Conséquence : la Côte d’Ivoire va connaître un déficit de 5% du PIB cette année 2017 contre seulement 3,9% l’année dernière.

Jusque-là le Conseil Café Cacao (CCC) avait pu juguler les prix face à une situation de chute des prix de la fève sur le marché mondial. Désormais il faudra faire face au cours sans puiser dans les réserves financières de la CCC pour satisfaire les paysans. C’est à croire que le pays d’Alassane Dramane Ouattara ne redoute plus une montée des tensions des producteurs de la fève et que désormais les autorités sont prêtes à assumer toute montée des tensions.

Quelques semaines en arrière, le kilogramme se négociait à 1100 Fcfa, une véritable aubaine comparée au prix qui sera appliqué désormais, 700 Fcfa. C’est donc une chute record de 35% qui touche la filière après un exercice 2015-2016 mal achevé. Courant octobre 2016, le cacao avait connu une chute abyssale de 30% de son cours sur les marchés mondiaux sur fond de bonne récolte de la Côte d’Ivoire, premier pays producteur de l’or brun à l’échelle mondiale. Les prix étaient passés de 2300 livres sterling à 1745 livres à la bourse de Londres.

Cette baisse des prix assure toutefois aux paysans jusqu’à 60% du prix international. Celui qui perd le plus dans cette entreprise est l’Etat, qui a procédé à l’annulation de la taxe d’enregistrement auprès du fisc de 5%. D’autres taxes ont été annulées, ce qui cause des pertes à la Côte d’ivoire de l’ordre de 43,4 milliards de Fcfa. 

 

Régression du PIB de 5% en 2017

La baisse des cours de l’or brun avait été provoquée par les 300 000 tonnes de fèves n’ayant pas trouvé de preneur sur le marché. Depuis, la situation est passée au rouge et la Côte d’Ivoire voit sans cesse la courbe de son déficit pointée vers le bas. Bruno Koné, le porte-parole du gouvernement, a confirmé au sortir du conseil de ministre de ce jeudi 30 mars, que « la chute des cours impactera les finances publiques ». De 3,9% l’année 2016, le déficit budgétaire selon Renaissance Capital, devrait atteindre les 5% en 2017. Une révision des budgets a été demandée à tous les ministères lors du conseil de ministre de ce jeudi 30 mars. De plus il devient évident que le pays va recourir à une nouvelle levée de fonds après la dernière en 2015.

En attendant le démarrage de la nouvelle campagne 2016-2017 le 1er avril prochain, le calme règne dans le pays, à croire que les paysans s’attendaient à ce nouveau recul des prix. Afrique Progrès Magazine

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