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Le port d'Alger Le port d'Alger

Le déficit commercial algérien connait un recul de 68% au mois de janvier 2017 Spécial

Alors que les exportations algériennes sont remontées au cours du mois de janvier, faisant reculer le déficit commercial de 68% par rapport à son niveau de janvier 2016, de nombreuses questions se posent sur la capacité du pays à maintenir le cap du niveau des exportations par rapport aux importations.

Une baisse significative du déficit commercial algérien au cours du mois de janvier 2017 a-t-on pu noter. Au cours du premier mois les exportations sont passées à 1,82 milliards de dollars soit une progression de 68% par rapport à la même l’année dernière. A noter qu’en janvier 2016 la balance commerciale très déficitaire affichait des exportations de 585 millions de dollars.

Ce recul du déficit de la balance commerciale est dû à la hausse du prix du pétrole fin décembre. Situé à 30 dollars au mois de janvier 2016, il est passé à 55 dollars au cours de la même période en 2017, une bonne nouvelle pour cette économie algérienne qui tire 94% de ses recettes d’exportation de la vente de l’or noir. Du coup Alger a vu ses recettes pétrolières passées de 2,05 milliards de dollars en janvier 2016 à 3,3 milliards de dollars au cours de la même période cette année. C’est donc une hausse de 1,25 milliards de dollars, soit un bond de 60%. 

 

Un recul du déficit qui pourrait ne pas perdurer

Le fort recul du déficit commercial pourrait très vite passer, puisque le train des importations n’est pas encore parti en cette année 2017. Certes Alger a réduit dans le budget 2017 les dépenses d’équipement, (-28%), un fait qui devrait diminuer l’assiette des importations concernant ces matières là, mais pour de nombreux produits les importations vont rester les mêmes pour le mieux. Alexandre Kateb prévient que « Cet effet de base, lié à l’écart des prix du pétrole devrait s’estomper au cours des prochains mois. Si on table sur un cours moyen à 55 dollars le baril en 2017 »

D’après ce consultant en économie auprès du gouvernement algérien, il faudra que l’Etat procède à de nouvelles compressions des importations. Un propos qui a reçu un écho favorable de la part des dirigeants du pays et cela bien qu’en pratique la diminution des dépenses d’importation soit complexe, voire même impossible.

Le 19 février dernier le gouvernement algérien tablait au cours d’une réunion interministérielle sur la possibilité de procéder à d’autres compressions des importations des produits tels que le ciment, les automobiles. Difficile ! Et puis cela pourrait servir seulement à réduire le déficit puisque l’économie algérienne avec sa configuration actuelle, est loin d’aborder l’équilibre de la balance commerciale.

Il faudra poursuivre les efforts de diversification de l’économie pour diminuer l’impact des chutes de prix du pétrole. Ceci compte d’autant plus que pour une variation de 1 dollars du prix du baril de brut, l’économie algérienne s’expose à de grands bouleversements. A ce sujet Alexandre Kateb explique que « Chaque variation d’un dollar du prix annuel moyen du baril de pétrole correspond à 600 millions de dollars de recettes annuelles en devises en plus ou en moins selon le sens de la variation ». Afrique Progrès Magazine

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